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chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
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Blog Actualité
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06.10.2007
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07.11.2009

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Curieuse rencontre de la presse à Tigzirt (Tizi Ouzou)

Publié le 07/11/2009 à 16:34 par chdjamel

 

Le jeudi 5 novembre et le vendredi 6 novembre 2009, plusieurs représentants des médias, nationaux et étrangers, se sont rencontrés à Tigzirt (Tizi Ouzou), plus précisément au village Issenadjène, relevant de la commune d’Iflissen. L’occasion n’est pas des moindres : il s’agit, pour chaque journaliste, de revenir sur les circonstances de la libération de Talmatkadi Abdellah, 47 ans, propriétaire d'un bar-restaurant kidnappé dans la soirée du 30 octobre et remis en liberté le lendemain. M. Talmatkadi est victime d’enlèvement pour la deuxième fois depuis 2006. La première fois, il a été libéré après le paiement d’une rançon. A la seconde, la méthode a changée : les ravisseurs ont commencé par exiger la somme de 7 millions de dinars, puis 2 millions Da, avant de laisser tomber cette histoire d’argent. Entre temps, la population s’est mobilisée pour obliger les ravisseurs à le relâcher. Elle a fait le tour de la forêt environnante, demandant la libération du concerné en menaçant d’investir les lieux avec des armes.

L’intérêt de la presse pour ce qui s’est passé dans ce village à la fin d’octobre est donc légitime. Reste à savoir comment les journalistes de la radio chaine I, II, II, l’ENTV, Echourouk El Yaoumi, Temps d’Algérie, France 24, et d’autres, ont fait le déplacement au même moment et cinq jours après les événements. Curieux, non ?   



La fac du journalisme liée à l’université de Dely Brahim

Publié le 06/11/2009 à 13:31 par chdjamel

 

 

 

La faculté des sciences politiques et de l’information (FSPI) dépendra désormais de l’université de Dely Brahim. Ce changement a été opéré à l’occasion de la réorganisation des facs de la capitale décidée par le Gouvernement. Dans le numéro 61 du Journal officiel, trois décrets exécutifs, signés par le premier ministre Ahmed Ouyahia le 22 octobre, ont été publiés.

 

Le premier texte porte sur la création de l’université de Dely Brahim. Cette dernière est composée, en plus de la FSPI, de la faculté des sciences économiques, des sciences commerciales et des sciences de gestion ; de l’institut d’éducation physique et sportive. Le deuxième texte porte sur la création de l’université de Bouzaréah. Elle comprend la faculté des sciences humaines et sociales, la faculté des lettres et des langues et l’institut d’archéologie. Le dernier décret est relatif à « l’organisation et au fonctionnement de l’université d’Alger ». Celle-ci est dorénavant composée de trois facultés : de droit, de médecine et des sciences islamiques.

 

 

 

Les «vérités dérangeantes» de Hamid Grine

Publié le 04/11/2009 à 16:23 par chdjamel
Les «vérités dérangeantes» de Hamid Grine

 

 

Actuellement chargé de la communication de la firme de la téléphonie mobile Djezzy (groupe égyptien Orascom), ancien journaliste et romancier, Hamid Grine, vient d’éditer son dernier roman "Il ne fera pas long feu" (Editions Alpha). Pour cela, les libraires algériens lui ont décernéle prix Aslia 2009. Dans son dernier roman, il a brossé le portrait d’un patron de presse sans scrupule. Il en parle dans un entretien accordé à El Watan (1).

 

 

Hamid Grine, vous venez de recevoir le Prix des libraires algériens pour votre nouveau roman, Il ne fera pas long feu. Une distinction, une reconnaissance de vos pairs...

 

Toute distinction fait plaisir. Ce prix a d'autant plus d'importance à mes yeux qu'il est décerné par des libraires, des gens de métier qui ont une prise directe sur le réel. Ils savent quel est l'auteur qui est apprécié par les lecteurs et celui qui ne l'est pas. Ce sont des démystificateurs.Impossible de tricher avec eux. Aucun auteur ne peut jouer au matador avec eux. Le Prix des libraires est apprécié, ici comme ailleurs, car, pour une fois, ce ne sont pas les éditeurs ou les puissances de l'argent qui font la loi, mais les lecteurs.

 

(…)

  

Votre nouveau roman Il ne fera pas long feuest une immersion dans le monde de la presse avec ses sujets qui dérangent et fâchent...

 

Vous savez, je connais très bien le monde de la presse pour avoir été journaliste. Je le connais aussi de l'autre côté du miroir. Si je vois la réaction du public et de certains journalistes, je me dis que j'ai touché le mou, comme on dit dans le jargon journalistique.Il ne fera pas long feua été bien accueilli, car c'est un roman qui dit des vérités dérangeantes. Il évoque aussi bien le féroce appât du gain de certains petits patrons de presse prêts à vendre leur âme au plus offrant pour s'enrichir personnellement, que la triste condition de beaucoup de journalistes talentueux.

 

Est-ce un roman pamphlétaire, épidermique bien que fictif, comme vous le soutenez au début du livre ?

 

C'est une réaction à un état de fait. Je n'aurais pas écrit ce roman, j'aurais peut-être eu l'urticaire ou une autre allergie. L'histoire de Hassoud s'est imposée à moi. Je l'ai écrite d’une traite. Réaction épidermique donc.

 

Le héros pour ne pas dire le «méchant », Hassoud, n'a pas bonne presse..?

 

Hassoud n'est que le reflet adouci d'une certaine catégorie de personnes. Croyez moi, il y a pire que lui. Hassoud n'est pas tout à fait noir. Il y a en lui, ici et là, quelques rayons de lumière. Il est comme nous, ni tout à fait noir ni tout à fait blanc. Seulement en lui, il y a plus de noirceur que chez le commun des mortels.

 

(…)

 

Bien que vous faites l'unanimité, il y a des détracteurs...

 

Heureusement que j'ai des détracteurs. Je les adore mes détracteurs. Si on mesure l'importance d'un romancier au nombre de ses détracteurs, je pense sincèrement que j'occupe une place de choix dans le monde des écrivains algériens. Je dis donc à mes adorables détracteurs : soyez encore plus nombreux ! Plus sérieusement, je voudraissimplement vous dire que le premier écrivain qui m'a appelé pour me féliciter est Yasmina Khadra. Cet appel m'a fait d'autant plus plaisir qu'il provient de notre plus grand écrivain.

 

 

(1)-K. Smaïl, El Watan, le mercredi 4 novembre 2009 

 

Annahar El Djadid fête son 2e anniversaire

Publié le 02/11/2009 à 14:55 par chdjamel
Annahar El Djadid fête son 2e anniversaire

 

Le quotidien arabophone Annahar El Djadid a fêté, dimanche 1er novembre 2009, le deuxième anniversaire de sa création (2007). A cette occasion, les responsables du journal ont organisé une cérémonie à laquelle ont pris part des ministres (Abdelaziz Belkhadem, El Hachemi Djiar, Amar Ghoul), des directeurs d’entreprises, les chargés de communication des firmes de la téléphonie mobile Mobilis, Nadjma et Djezzy, des sportifs ainsi que d’autres invités. Dans son édition d’aujourd’hui, lundi 2 novembre, le quotidien prétend être le deuxième journal le plus lu de la presse nationale éditée dans les deux langues arabe et français. Annaharannonce en fait un tirage de 400 000 exemplaires/jour tandis l'autre quotidien arabophone, Echorouk El yaoumi, affiche 800 000 exemplaires/jour. Prenant la parole devant les invités, le secrétaire général du FLN a déclaré : « La liberté de la presse en Algérie et intact (bikhair) et l’Etat va soutenir cet acquis de la démocratie». Ouahid Bouabdallah, P-DG d’Air Algérie, n'a pas  mâché ses mots : «Je suis une des victimes d’Annahar et son ami également… ! Je vous demande d’enquêter avant de publier toute information. Un journal se construit pendant des années et ne se construit pas à travers des titres (…)». La direction du quotidien a par la suite honoré plusieurs journalistes de sa rédation, dont le chef du bureau d’El Oued.

Ben Mokadem Slimane, le père du directeur du journal, Amis Rahmani (Mohamed Ben Mokadem, de son vrai nom), a été également distingué pour «avoir résisté à la campagne féroce qui a pris pour cible la famille révolutionnaire à El Bayadh», précise-t-on. Ben Mokadem Slimane est accusé d’être un « traitre » à la Révolution algérienne. L’accusation a été lancée à plusieurs reprises par le secrétaire général de la coordination nationale des enfants de Chouhada (CNEC), Khaled Bounedjma. En retour, Anis Rahmani accuse Bounedjma d’être le fils d’un « harki » (traitre) et affirme que son père est un authentique moudjahid. A cause de ces déclarations incendiaires, le directeur d’Annahar et le secrétaire général de la CNEC seront entendus par le tribunal de Bir Mourad Raïs le 25 novembre prochain.  

Prix Abdelhamid Benzine: il sera décerné en mars 2010

Publié le 02/11/2009 à 11:55 par chdjamel
Prix Abdelhamid Benzine: il sera décerné en mars 2010

L’association Les Amis de Abdelhamid Benzine rééditent le prix du journalisme, presse écrite et radio dans les trois langues (arabe, tamazight et français), qui sera décerné le 6 mars 2010. Les articles admis au concours sont les enquêtes ou les reportages portant sur les problèmes de société en Algérie. Les participants devront remettre un seul article paru dans les médias nationaux à partir de mars 2008 et non  déjà primé ailleurs. Les journalistes ayant été lauréats du prix Abdelhamid Benzine ne peuvent pas postuler.

Deux prix (le 1er et le 2e) ainsi qu’un prix spécial du jury (en hommage à un journaliste qui aura consacré sa vie à la liberté d’expression) seront attribués aux lauréats.

Les journalistes doivent déposer leurs dossiers,  à la librairie Mille Feuilles, sise au 26, rue Khelifa Boukhalfa (Alger) avant le 6 février 2010.

 

 

Pour de plus amples renseignements, contacter :

 

Belkacem Mostefaoui : 0772 22 89 50

ou Abdenour Belanteur : 0550 17 37 67

ou Souad Inal : 0771 75 17 78

Lutte contre la corruption : Bouteflika oublie la presse

Publié le 31/10/2009 à 15:46 par chdjamel
Lutte contre la corruption : Bouteflika oublie la presse

 

On a beau cherché ; rien. Dans son discours prononcé mercredi 28 octobre à l’occasion de l’ouverture de l’année judiciaire, le chef de l’Etat a réaffirmé la détermination des pouvoirs publics à combattre la corruption. Il a dit :

«Grande est notre détermination à lutter contre la corruption sous toutes ses formes et ses manifestations. Nous avons élaboré des mécanismes législatifs et réglementaires qui seront bientôt renforcés par l'installation d'une commission nationale ad hoc. La justice et les lois de la République seront appliquées à toute personne rendue coupable de faits de corruption ».

Ceci requiert, ajoute le président, de la part de tous, une détermination renouvelée à poursuivre l'action avec plus de sérieux et d'efficacité afin de préserver les acquis et les mener vers plus de modernisation.
Ce discours a été déjà servi à l’opinion publique. La dernière occasion en date, c’était la cérémonie d’investiture de M. Bouteflika en tant que président pour un troisième mandat. Ce 19 avril, le chef de l’Etat avait en effet donné ordre à la justice et à l’administration publique de mettre tous leurs moyens en œuvre dans la lutte contre la corruption. Mais, il surtout sollicité l’aide de la presse en ces termes :

« Les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte. La liberté de la presse, qui participe essentiellement de notre projet démocratique, sera pleinement respectée, l’Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous égards, l’exercice et le développement de la profession».

Quelques jours après, le premier magistrat a réaffirmé ce rôle des médias en la matière. Dans un message adressé aux journalistes à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse (3 mai), il a en fait écrit :

«La presse nationale doit s'intéresser de manière soutenue à toutes les questions nécessitant débat et suivi. Elle ne doit marquer aucune hésitation à combattre les fléaux sociaux que sont la complaisance, le clientélisme, le régionalisme, la bureaucratie et la corruption. Elle doit orienter son combat contre tous les maux susceptibles de propager la culture du désespoir et de la délinquance».

Cette insistance est devenue au fil des jours une exigence des pouvoirs publics. C’est ainsi que, le 28 mai, jour de la création de la Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), Azzedine Mihoubi, secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, a profité de la tribune qui lui a été offerte pour appeler les journalistes à « respecter ce qui a été énoncé dans le programme du président de la République notamment dans les messages adressés aux journalistes lors de la prestation de serment et à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse ». Ces messages doivent servir de «plate-forme», a dit M. Mihoubi.

Après le 28 mai, curieusement, plus aucun officiel ne parle du rôle de la presse dans la lutte contre la corruption. Même le président de la République, qui l’a pourtant énoncé, en a fait l’impasse dans son dernier discours. Que s’est-il donc passé entre avril et octobre ? Dans ses différentes sorties médiatiques, le secrétaire d’Etat auprès chargé de la Communication a interpelé les éditeurs sur la nécessité de respecter la loi régissant les relations de travail, de s’organiser et veiller à la réorganisation de la chaine de production des journaux dans le sens de l’économie du papier. Le chef de l’Etat se serait-t-il rendu à l’évidence, qu’on ne demande pas à un journaliste, mal payé, mal logé, mal formé, non déclaré à la CNAS, de contribuer à la lutte contre la corruption ? Ce qui semble être sûr, c'est que la presse n'est plus sollicitée dans ce chapitre.

Rahmani et Bounedjma devant la justice le 25 novembre

Publié le 31/10/2009 à 13:00 par chdjamel
Rahmani et Bounedjma devant la justice le 25 novembre

La campagne de dénigrement, par médias interposés, mettant aux prises depuis quelques années le directeur du quotidien arabophone Annahar El Djadid, Amis Rahmani, et le président de la coordination nationale des enfants de Chouhada (CNEC), Khaled Bounedjma, a débouché sur des poursuites judiciaires. En fait, Bounedjma a déposé en mai 2008 une plainte pour diffamation et atteinte à la dignité contre Annahar qui avait publié entre autres un dossier l’accusant d’être un fils de harki. Dans son édition du 28 octobre dernier, le quotidien rapporte que le tribunal de Bir Mourad Raïs d’Alger a enrôlé l’affaire le même jour et que le procès s’ouvrira le 25 novembre prochain.

«Notre collègue Anis Rahmani compte révéler plusieurs dossiers concernant l’affaire de traitrise du père du secrétaire général de la coordination nationale des enfants de Chouhada, durant la guerre de Libération nationale. Il présentera des preuves de l’implication du dénommé Mohamed Errahdj dans des opérations contre-révolutionnaires dans la région de Hamr El Ain (…) », écrit le journal.

Rahmani et Bounedjma sont en guerre ouverte depuis au moins 2004. Au cours d’un meeting de soutien à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la magistrature suprême, Bounedjma a accusé le directeur d’Annahar d’être un fils de harki. Mais en mai 2009, le point de non-retour a été franchi. Le journal publie un article illustré par une photo laissant voir le SG de la CNEC assis à côté d’une femme qu’on a pensé être la sienne. Le concerné envoie une mise au point et organise un point de presse pour annoncer un dépôt de plainte et menace d’incendier les locaux du quotidien si les pouvoirs publics n’interviennent pas dans un délai de jour. Entre temps, il a encore répétée les propos de 2004, à savoir que Rahmani est un fils de harki. La riposte ne s’est pas fait attendre. Le journal commence d’abord par révéler que la femme qui était aux côtés de Bounedjma n’est pas sa femme. Dans son édition du mardi 4 août 2009, le journal a titré en gros caractère: «Le ministère français de la Défense…  «Bounedjma harki ». C’est en Une que le quotidien a reproduit un document attribué au même ministère français, un document qui porte la signature du lieutenant-colonel Alain David, directeur du bureau central d’archives administratives militaires. Dans ce document, il est question des états de services de Bounedjma Mohamed, père du SG de la CNEC, en tant que « harki ». Dans la même édition, le quotidien a révélé que la famille Bounedjma avait tenté d’avoir une pension de harki mais le ministère Français de la Défense aurait refusé parce que Mohamed Bounedjma n’aurait pas été enrôlé dans l’armée française d’occupation.

Le SG de la CNEC est défendu notamment par le quotidien arabophone El Fadjr, dirigé par Hadda Hazzam. Dans son édition de lundi 3 août, El Fadjra en effet traité du dossier opposant Ennahar à Khaled Bounedjma. Il a tiré en Une : «Qui est le Moudjahid et qui est le traitre». Dans ce dossier, El Fadjr a soutenu que c’était le père de Rahmani qui est le traitre. Hadda Hazzam a promis des « révélations fracassantes » sur le directeur de publication d’Annahar. Les lecteurs attendent toujours ses « révélations ».  

 

 

Ben Brick : arrestation en Tunisie, concertation en Europe

Publié le 30/10/2009 à 15:45 par chdjamel
Ben Brick : arrestation en Tunisie, concertation en Europe

 

Les capitales européennes discutaient vendredi 30 octobre de la situation d'un journaliste tunisien critique du régime, Taoufik Ben Brick, inculpé et placé sous mandat de dépôt pour être jugé le 19 novembre dans une affaire d'agression, selon le ministère français des Affaires étrangères. « Les capitales européennes se concertent actuellement à ce sujet » et « nous suivons la situation de M. Ben Brick avec la plus grande attention », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.

Selon une source judiciaire tunisienne, M. Taoufik Zoghlami Ben Brick a été  présenté jeudi 29 octobre au parquet à la suite d'une « plainte pour agression, atteintes aux bonnes mœurs et dégradation de biens, déposée par une femme avec laquelle il a eu une altercation ». L'arrestation avait été annoncée par Reporters  sans frontières (RSF) et les Verts à Paris, dont un communiqué affirmait qu'«il  s'agit d'une manipulation » du régime tunisien à l'égard duquel le journaliste s'est montré critique. Selon son avocat, Me Nejib Chebbi, «la seule explication (à cette affaire) se trouve dans la série d'articles publiés récemment par le journaliste dans la presse française ». Le journaliste, qui risque jusqu'à cinq ans de prison, a été écroué à la prison de Mornaguia (30 km de Tunis) après avoir été présenté au parquet jeudi soir, en l'absence de ses avocats et de sa famille, selon Me Chebbi.    

 

AFP, Paris le vendredi 30 octobre 2009      

La FNJA, les journalistes et les historiens

Publié le 30/10/2009 à 15:28 par chdjamel

La fédération nationale des journalistes algériens (FNJA) (1) a organisé, jeudi 29 octobre, une conférence sur «le rôle de la presse dans l’écriture de l’histoire de la Révolution» qui s’est déroulée à la salle des délibérations de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) de Skikda, à l'est du pays. La conférence a été tenue à l’occasion 55ème anniversaire du déclanchement de la guerre (1er novembre 54). A ouverture des travaux, le secrétaire général de la FNJA a fait une étrange déclaration : «Le journaliste ne doit pas se substituer à l’historien » (2). Selon lui, cette rencontre avait pour objectif le dépassement de l’aspect « protocolaire» des commémorations et l’ouverture «d’un véritable débat au profit de la nouvelle génération des journalistes. On en saura rien sur ce rôle de la presse, sauf que les écrits journalistes traitant de l’histoire sont généralement «politisés ».    

 

(1)-FNJA, affiliée à l’UGTA, née en mai 2009. Son bureau national est composé de 11 journalistes dont 3 femmes. Elle compte 71 membres (sur un potentiel de 4000 journalistes) représentants différents organes de presse publics et privés.

(2)-APS, le jeudi 29 octobre 2009

 

RSF : les contre-critiques du Maroc

Publié le 30/10/2009 à 15:05 par chdjamel
RSF : les contre-critiques du Maroc

 

Le Maroc a dénoncé jeudi 29 octobre l'attitude de l'organisation internationale Reporters sans frontières (RSF), accusée de « censure » et d'«occultation systématique de tout ce qui se fait » dans le royaume, notamment en matière de liberté de la presse. « Le fait de camoufler de manière systématique et méthodique toutes nos qualités n'est pas très déontologique », a déclaré le ministre de la  Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri lors d'un point de  presse. « Le Maroc est parmi les pays où il est possible à un journal étranger d'être imprimé sans aucun problème», a indiqué le ministre. Selon lui, plus de 1 200  titres étrangers sont en vente libre dans le royaume. M. Naciri a en outre qualifié de « comportement indigne d'une organisation internationale non gouvernementale crédible », la décision du secrétaire général de RSF Jean-François Julliard d'avoir organisé, mercredi à Casablanca, une conférence de presse « sans autorisation et sans respecter la procédure légale ». Jean-François Julliard avait affirmé à cette occasion qu'il y avait une « vraie dégradation de la liberté de la presse » au Maroc et annoncé son intention de saisir la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton de la situation. Le secrétaire général de RSF faisait référence aux récentes poursuites judiciaires et condamnations contre des journalistes au Maroc ainsi qu'à la saisie du Monde et d'El Pais, qui ont publié des caricatures jugées  irrespectueuses à l'égard de la famille royale. « Le Maroc est en train d'avancer avec détermination (...) dans le processus démocratique», a insisté le ministre.