Posté le 12.01.2008 par chdjamel
Mehenni Akbal, Mouloud Feraoun et l’éthique du journalisme, Editions El-Amel, Alger, 2007, 131 p. le livre est préfacé par le regretté Mahfoud Keddache et postfacé par Nadia Belloula, journaliste-écrivain.
L’auteur a fait une lecture analytique du Les chemins qui montent de l’écrivain Mouloud Feraoun. La trace du récit a été résumé, dans la préface comme suit : « Dehbia, une jeune chrétienne amoureuse de la victime Amer n’Amer un homme beau, généreux et ouvert sur les autres. Dehbia convoitée par Mokrane n’Ait Slimane, laid et méchant. La femme de ce dernier, Ouiza amoureuse de Amar n’Amer. Ce qui poussa Mokrane à violer Dehbia et tuer Amer n’Amer. Le frère de Mokrane, garde champêtre annonce dans la presse la nouvelle de la mort de Amer n’Amer et conclu au suicide. » Il ajoute : « En somme, une histoire d’amour et d’honneur en pays kabyle qui a donné lieu à un drame, une tragédie. Et un crime maquillé en suicide. Prétexte pour rappeler les mœurs d’une région et surtout pour dénoncer les lâches consensus qui peuvent régner dans un groupe social ou dans le milieu journalistique. Car la mort de Amer n’Amer recueillait le consensus des habitants d’Ighil-Nezman, la thèse de son suicide révélait le consensus du chroniqueur et de ses lecteurs. Des consensus, qui dans le milieu journalistique peuvent aboutir à la dangereuse pensée unique. »
« L’important dans le journalisme est de relater correctement les faits et de les distinguer du commentaire qui veut être une explication qu’il est souvent difficile d’aborder sans engagement. Ce que doit éviter le journaliste qui doit tendre à l’objectivité, véritable but du correct journalisme. » (Mahfoud Keddache).
« Mouloud Feraoun et l’éthique du journalisme est un livre à lire pour comprendre l’histoire d’un drame d’amour et d’honneur en Kabylie et réfléchir sur l’objectivité du journalisme. » (M. Keddache).
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Posté le 12.01.2008 par chdjamel
Quotidien national d’information édité par la Sarl SAEC.
Siège social : 37, rue Larbi Ben M’hidi, Alger-centre.
Tel : 021/64-34-25 (lignes groupées)/ Fax : 021/64-34-29.
Directeur de la publication-Gérant : Ali Ouafek
Directeur général-adjoint, chargé de la rédaction : Mounir Boudjema
Impression : Eurl Intermed Info au centre du pays. Le journal est tiré par les imprimeries de l’Etat à l’est (SIE) et à l’ouest (SIO).
Diffusion : centre : Liberté/Ouest : Liberté/Est : Sodipress.
Liberté a été créé le 27 Juin 1992, par quatre associés-trois journalistes professionnels : Ahmed Fattani, Hacène Ouandjeli, Ali Ouafek et l'homme d'affaires Issad Rebrab. M. Fattani a quitté Liberté pour fondé, en 2000, le quotidien l’Expression. Trois ans après, M. Ouandjeli quitte le journal pour fonder le quotidien du soir InfoSoir. M. Ouafek est actuellement directeur de Liberté.
« Le quotidien d'expression française qui porte la devise : "Le droit de savoir et le devoir d'informer" est venu occuper un espace médiatique et renforcer la presse indépendante qui, outre sa mission d'information, défend les principes de démocratie, de justice et les idéaux de liberté et de presse.» (Source: site internet du journal)
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Edition nationale d’information éditée par la SPA Oran-Presse.
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Quotidien national d’information édité par l’Eurl (entreprise à responsabilité limitée) ISPC.
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Rédaction et direction : 25, boulevard colonel Amirouche, Alger (centre-ville, face au commissariat central).
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Bureau de Tizi Ouzou : Cité 20-Août, B. A 2e étage. Tel : 026/22-23-58
Impression : société d’impression d’Alger (SIA)
Diffusion : InfoSoir
Posté le 12.01.2008 par chdjamel
Décret exécutif n° 91-297 du 24 août 1991 fixant les attributions du ministre de la Communication et de la Culture.
Article 1 : Dans le cadre de la politique générale du Gouvernement et son programme, le ministre de la communication et de la culture élabore et propose les éléments de la politique nationale relatifs aux missions de son département ministériel et en assure la mise en œuvre dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
Il rend compte de l'exercice et des résultats de son activité au chef de Gouvernement, au conseil de Gouvernement et au conseil des ministres suivant les formes, modalités et échéances établies.
Article 2 : En matière de communication, le ministre de la communication et de la culture est chargé, avec les institutions et organismes concernés :
- de définir les éléments d'une politique de promotion des médias et de contribuer à la définition des normes juridiques, techniques et d'exercice des professions propre à garantir une information, prenant en charge les impératifs de pluralité d'opinions et de transparence.
- de promouvoir les conditions et les moyens de développement des réseaux de production et de diffusion de l'information écrite et audiovisuelle,
- de favoriser, en relation avec les différents intervenants du secteur et institutions de formation, le développement des métiers et professions de communication,
- d'impulser et d'encourager le développement des activités des différents opérateurs en vue d'assurer l'effectivité du droit des citoyens à l'information.
Article 3 : En matière de culture, le ministre de la communication et de la culture est chargé :
- de veiller à la mise en œuvre de la politique de protection, de sauvegarde, de restauration du patrimoine culturel national et de développer la recherche dans ce domaine,
- d'encourager l'écriture de l'histoire nationale,
- de veiller à la satisfaction des besoins culturels du public,
- d'initier toute mesure et de mener toute action visant à l'encouragement de l'artisanat d'art et, en général, les formes d'expression artistiques traditionnelles,
- de proposer les mesures de soutien et de financement de la culture, - d'encourager le mouvement associatif s'exerçant dans le domaine culturel en lui ménageant des espaces d'expression et de diffusion,
- de susciter l'émulation en matière de production culturelle,
- de promouvoir la culture nationale à l'étranger à travers l'organisation de manifestations visant à faire connaître les richesses culturelles du pays.
Article 4 : En matière de planification et de programmation, le ministre de la communication et de la culture est chargé :
- d'étudier, de préparer et de présenter, en relation avec les institutions et organismes concernés et dans le cadre des orientations et procédures définies par les instances nationales, les données et prévisions nécessaires à la détermination des objectifs assignés au secteur de la communication et de la culture,
- d'assurer la mise en œuvre et le suivi des plans et programmes arrêtés ainsi que l'évaluation régulière de leur réalisation.
Article 5 : Le ministre de la communication et de la culture est chargé :
- d'étudier et de proposer les textes législatifs et réglementaires relatifs aux activités du secteur,
- d'émettre un avis sur les mesures de toute nature initiées par les autres secteurs.
Article 6 : Le ministre de la communication et de la culture a l'initiative de la mise en place d'un système de relations publiques, destiné à communiquer toute information sur les activités relevant de sa compétence.
Article 7 : Le ministre de la communication et de la culture assure le bon fonctionnement des structures centrales et des services extérieurs ainsi que des établissements publics relevant de son autorité.
Article 8 : Le ministre de la communication et de la culture :
- participe à toutes les négociations internationales bilatérales relatives aux activités liées à ses attributions et apporte dans ce domaine son concours aux autorités compétentes concernées ;
- veille à l'application des conventions et accords internationaux et met en œuvre, en ce qui concerne son département ministériel, les mesures relatives à la réalisation des engagements auxquels l'Algérie est partie ;
- participe aux activités des organismes régionaux et internationaux ayant compétence dans le domaine de la communication et de la culture dans lesquels l'Algérie est représentée ;
- assure, en concertation avec le ministre chargé des affaires étrangères, la représentation du secteur dans les institutions internationales traitant des questions relevant de ses attributions ;
- accomplit toute mission de relations internationales qui pourrait lui être confiée par l'autorité compétente.
Article 9 : Le ministre de la communication et de la culture dispose de l'initiative de proposer la mise en place de toute institution de concertation et/ou de coordination interministérielle et tout autre organe propre à permettre une meilleure prise en charge des missions qui lui sont confiées.
Il participe à l'élaboration des règles statutaires applicables aux fonctionnaires du secteur de la communication et de la culture.
Il évalue les besoins en moyens matériels, financiers et humains du ministère et prend les mesures appropriées pour les satisfaire dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
Article 10 : Le présent décret sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire.
Fait à Alger, le 24 août 1991
Sid Ahmed Ghozali
Posté le 12.01.2008 par chdjamel
Le quotidien l’Expression a soufflé sa septième bougie le 11 novembre 2007. En cette occasion, le directeur Ahmed Fattani a produit un billet de plus critique sur l’état des lieux de la presse en Algérie : « La presse algérienne sombre doucement dans sa décrépitude. Elle est phagocytée par les maquignons et l’arrivisme. L’attrait de l’argent enterre de plus en plus les consciences. » Le journaliste est convaincu : « Il doit bien y avoir une faillite quelque part, sinon comment expliquer le simple fait que près de vingt ans depuis que cette presse libre existe, nous n’avons pas encore jugé utile et capital, pour son avenir, de créer un grand syndicat des journalistes et une puissante fédération des éditeurs? ».
Le texte intégral publié sous le titre : « Tu seras un grand journaliste, mon fils! »
« Chez les Arabes, le chiffre 7 a toujours eu une consonance mystérieuse. Magique. Divine. Quasi mystique. Allez savoir pourquoi. L’équipe de L’Expression, qui compte un effectif de près d’une centaine de personnes déjà, se refuse à céder au conservatisme. Journalistes, techniciens, cadres et employés ne veulent pas souffler les bougies des anniversaires qui se terminent par 0 ou par 5. Alors, brisons les tabous.
Ce sont des garçons et des filles de vingt ans qui font votre journal. Ils sont accompagnés dans leur aventure par de «vieux schnocks» de la presse qui se comptent déjà, les années filant, sur les doigts d’une main. Les vieilles recettes de l’école El Moudjahid font toujours fortune pour cette génération à laquelle l’invention de l’Internet reste le meilleur gage de réussite et de conquête. Finies donc les tracasseries habituelles de recherche d’une documentation ficelée dans de vieilles chemises en carton que le temps a jaunies ou qui ont fini par rendre l’âme à force de manipulation. Internet, c’est rapide. Efficace. Concis. Rassurez-vous, ce n’est pas du fast-food journalistique. Il y a encore de la saveur dans le menu quotidien de L’Expression. On y mange encore bio. Les recettes de grand-mère font toujours fureur dans les salles de rédaction, même si l’odeur de l’encre et le stylo à plume Mont Blanc pour les artistes de ce «fichu» métier ont cédé la place à l’impression à froid de la PAO.
Le prêt-à-porter journalistique existe aussi chez nous. C’est une maladie envahissante. Les colonnes des journaux algériens en exhalent de forts relents. Le talent ne se conjugue pas toujours avec les diplômes. C’est François Mitterrand, le président français, qui disait: «Les génies courent les rues. Mais c’est la persévérance qui fait réussir dans la vie.»
La presse algérienne sombre doucement dans sa décrépitude. Elle est phagocytée par les maquignons et l’arrivisme. L’attrait de l’argent enterre de plus en plus les consciences.
Hélas, la presse nationale d’aujourd’hui n’est pas la piste aux étoiles. Ce n’est pas avec des mots que l’on fait de grands journaux. Je n’ai pas une vocation de nécrologue, mais j’avoue humblement mon scepticisme sur l’essor d’une presse vouée déjà aux gémonies parce que tout simplement le courage d’exister, celui de s’assumer, quitte à subir les foudres des puissants, lui manquent.
Dieu! comme elle est belle cette sentence du grand journaliste français, Philippe Alexandre: «J’espère m’être fait beaucoup d’ennemis. Dans ce métier, il ne faut pas être aimé.» J’ai créé deux journaux: Liberté et L’Expression. J’ai été suspendu de parution par deux fois pour le premier et une fois pour le second et pourtant, j’avais déjà roulé ma bosse durant 23 ans à El Moudjahid, ce grand journal mythique de la Révolution. Et si la presse d’aujourd’hui manque réellement d’épaisseur, avouons-le, c’est certainement à cause de nos petites lâchetés.
Pourtant, nous avons subi tous les viols, nous avons connu tous les acharnements comme ceux qui relèvent du fait du prince ou de la Justice, toutes les transgressions morales et physiques, à commencer par celles des tueurs du GIA qui ont emporté à jamais près de 70 de nos confrères. Sans compter ceux ayant choisi d’emprunter le dur chemin de l’exil. Hélas! ce courage d’exister, ce courage de subir aussi, l’avons-nous perdu aujourd’hui?
L’honnêteté intellectuelle, elle aussi, a fini par nous fausser compagnie. L’avènement de la presse indépendante a-t-il été un leurre? Un miroir aux alouettes? Que sont donc devenus nos rêves d’asseoir une Algérie nouvelle? Juste, tolérante et digne des promesses de la proclamation de Novembre? Avons-nous biaisé notre serment au point, comme le dit Lampedusa dans Le Guépard, de «tout changer pour que tout reste pareil»? Il doit bien y avoir une faillite quelque part, sinon comment expliquer le simple fait que près de vingt ans depuis que cette presse libre existe, nous n’avons pas encore jugé utile et capital, pour son avenir, de créer un grand syndicat des journalistes et une puissante fédération des éditeurs? Que sommes-nous donc devenus? C’est de cette vérité que je tenais à vous faire part pour ce septième anniversaire de L’Expression. Je vous disais bien que le chiffre 7 était magique. »
Posté le 13.01.2008 par chdjamel
Programme pour les élections législatives de mai 2007 : « Espoir et efforts pour garantir la stabilité nationale ».
Le programme contient trois propositions visant le champ médiatique national :
1-Renforcer l’autonomie créative des radios publiques locales avec un cahier des charges.
2-Engager la diversification du paysage télévisuel national pour y instaurer la compétition et la qualité.
-A- une autonomie véritable de production entre les chaînes publiques de télévision.
-B- la création de nouvelles chaînes de télévision financées par des capitaux nationaux publics et privés.
3-Soutenir la presse écrite publique et privée par le biais d’une aide publique transparente et avec cahier des charges.
Posté le 13.01.2008 par chdjamel
Programme électoral du candidat Abdelaziz Bouteflika aux élections présidentielles du 8 avril 2004.
Le programme, arrêté en mars 2004, contient plusieurs « propositions ». Ces dernières sont formulées comme suit : « L’exercice de la liberté d’expression, garantie par la Constitution, fera l’objet d’un soutien transparent de la part de l’Etat, tout particulièrement à travers les médias, par une aide financière et d’autres aides comme la formation. Le champ médiatique sera enrichi avec le concours des professionnels à travers la mise en place d’un mécanisme qui se chargera de veiller au respect de la déontologie. » (Traduit de l’arabe par nous).
Posté le 13.01.2008 par chdjamel
Cette déclaration est un document historique. Une étape décisive dans le combat pour la liberté de la presse en Afrique et dans le monde, selon les spécialistes des médias dans le monde. La déclaration est en fait venue sanctionner les travaux d’un séminaire organisé en Namibie par l’Onu et l’Unesco. Une soixantaine de professionnels, représentant 38 pays africains, ont pris part à cette rencontre qui a lieu dans la ville de Windhoek (capitale de Namibie) entre le 29 avril et le 3 mai 1991 autour du thème : « conditions de développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste ». Les débats ont essentiellement porté sur le financement de la presse, la formation des journalistes, les questions de déontologie et juridiques, les nouvelles technologies de l’information et la publicité. Les travaux ont été sanctionnés, le 3 mai, par un document baptisé « Déclaration de Windhoek », dont le comité de rédaction est présidé par Pius N. Njawé, directeur de la publication du journal camerounais Le Messager. Sur la base de ce document, l’assemblée générale des Nations unies (Onu) a adopté, le 20 décembre 1993, le 3 mai comme journée mondiale de la liberté de la presse, pour une célébration annuelle. De ce fait, la première célébration de cette journée a eu lieu le 3 mai 1994.
Texte intégral de la déclaration :
Nous, les participants au Séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste organisé à Windhoek (Namibie), du 29 avril au 3 mai 1991, conjointement par l'Organisation des Nations Unies et l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture,
Rappelant la Déclaration universelle des droits de l'homme,
Rappelant la résolution 59 (I) de l'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies, en date du 14 décembre 1946, où la liberté de l'information est qualifiée de droit fondamental de l'homme, et sa résolution 45/76 A du 11 décembre 1990 sur l'information au service de l'humanité,
Rappelant la résolution 25 C/104 de la Conférence générale de l'UNESCO de 1989, qui met l'accent sur la promotion "de la libre circulation des idées par le mot et l'image" à travers les nations et au sein de chaque nation,
Prenant note avec appréciation des déclarations faites à l'ouverture du Séminaire par la Secrétaire générale adjointe des Nations Unies à l'information et par le Sous-Directeur général de l'UNESCO chargé de la communication, de l'information et de l'informatique,
Exprimant également leurs sincères remerciements à l'Organisation des Nations Unies et à l'UNESCO d'avoir organisé le Séminaire,
Exprimant également leurs sincères remerciements à tous les organes et organismes intergouvernementaux, en particulier le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), qui ont collaboré avec l'ONU et l'UNESCO à l'organisation du Séminaire,
Exprimant leur gratitude au Gouvernement et au peuple de la République de Namibie pour leur généreuse hospitalité qui a favorisé le succès du Séminaire,
Déclarons ce qui suit :
1. Conformément à l'esprit de l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme, la création, le maintien et le renforcement d’une presse indépendante, pluraliste et libre sont indispensables au progrès et à la préservation de la démocratie dans un pays, ainsi qu'au développement économique;
2. Par presse indépendante doit s'entendre une presse sur laquelle le pouvoir public n'exerce ni emprise politique ou économique ni contrôle du matériel et des équipements nécessaires à la production et à la diffusion de journaux, magazines et périodiques;
3. Par presse pluraliste doit s'entendre la suppression des monopoles de tous genres et l'existence du plus grand nombre possible de journaux, magazines et périodiques reflétant l'éventail le plus large possible des points de vue de la communauté;
4. L'évolution actuelle d'un nombre croissant de pays africains vers la démocratie fondée sur le multipartisme est hautement appréciée et crée un climat favorable à l'éclosion d’une presse indépendante et pluraliste;
5. Le mouvement qui se dessine dans le monde entier vers plus de démocratie, de liberté d'information et d'expression est une contribution fondamentale à la réalisation des aspirations de l'humanité;
6. Dans l'Afrique d'aujourd'hui, en dépit des changements positifs intervenus dans certains pays, journalistes et éditeurs sont encore en lutte, dans de nombreux pays, à la répression -- assassinats, arrestations, détentions et censure -- et leur activité est entravée par toutes sortes de pressions politiques et économiques: restrictions à la fourniture du papier journal, autorisations préalables limitant la liberté de publication, restrictions de la délivrance de visas affectant la liberté de déplacement des journalistes, restriction du libre échange des nouvelles et de l'information, limitation de la libre circulation des journaux à l'intérieur et à l'extérieur des frontières nationales. Dans certains pays, le parti unique a une emprise totale sur l'information;
7. Au moins 17 journalistes et éditeurs sont actuellement détenus dans des prisons africaines et 48 journalistes africains ont été tués dans l'exercice de leurs fonctions entre 1969 et 1990;
8. L'Assemblée générale de l'Organisation des Nations Unies devrait inscrire à l'ordre du jour de sa prochaine session une question relative à la censure à l'effet de déclarer que celle-ci constitue une violation grave des droits de l'homme, ressortissant de la Commission des droits de l'homme;
9. Il faudrait que les Etats africains soient encouragés à assurer les garanties constitutionnelles nécessaires à la liberté de la presse et à la liberté d'association;
10. Pour encourager et consolider les changements positifs qui se produisent actuellement en Afrique et pour prévenir les développements négatifs, la communauté internationale--et plus particulièrement les organisations internationales (gouvernementales et non gouvernementales), les organismes d'aide au développement et les associations professionnelles -- devrait en priorité appuyer financièrement le développement et la création de journaux, magazines et périodiques non gouvernementaux qui reflètent la société dans son ensemble et les divers points de vue des communautés qu'ils desservent;
11. Tout financement devrait viser à encourager à la fois le pluralisme et l'indépendance. En conséquence, ce financement ne devrait être accordé aux médias publics que lorsque les autorités garantissent, sur le plan constitutionnel et dans les fans, la liberté d'information et d'expression et l'indépendance de la presses ;
12. Afin que les libertés énumérées ci-dessus puissent être préservées, la création d'associations professionnelles, de syndicats de journalistes, d'associations d'éditeurs véritablement indépendants et représentatifs s'impose en priorité dans tous les pays africains où ces organismes n'existent pas encore;
13. La législation nationale des pays africains, concernant les médias et les relations professionnelles, devrait être formulée de façon à garantir l'existence d'associations représentatives comme celles qui sont mentionnées ci-dessus et les conditions leur permettant de remplir leur importante mission, qui est de défendre la liberté de la presses ;
14. Les Etats africains qui ont incarcéré des journalistes du fait de leur activité professionnelle devraient, pour témoigner de leur bonne foi, les libérer sans tarder. Les journalistes qui ont été obligés de quitter leur pays devraient être libres d'y retourner et de reprendre leur activité professionnelle;
15. La coopération entre éditeurs africains, d’une part, et entre éditeurs du Nord et du Sud (par le biais de jumelages par exemple), d'autre part, devrait être encouragée et soutenue;
16. L'Organisation des Nations Unies et l'UNESCO, et en particulier le Programme international pour le développement de la communication (PIDC), devraient, en coopération avec les organismes gouvernementaux (notamment le PNUD) et non gouvernementaux d'aide au développement, ainsi qu'avec les organisations non gouvernementales et les associations professionnelles compétentes, entreprendre d'urgence des recherches approfondies dans les domaines suivants :
i) Identification, en vue de leur élimination ultérieure, des barrières économiques qui entravent la création de nouveaux débouchés pour les médias, y compris les taxes, les droits de douane et les contingents qui restreignent l'importation d'articles comme le papier journal et les équipements d'impression, de composition et de traitement de textes, ainsi que les taxes sur la vente des journaux;
ii) Formation de journalistes et de gestionnaires d'entreprises de presse, développement à leur intention d'institutions et de tours de formation professionnelle;
iii) Identification des obstacles juridiques à la reconnaissance et au bon fonctionnement des syndicats ou associations de journalistes et d'éditeurs;
iv) Etablissement d'un registre des moyens de financement disponibles auprès des organismes d'aide au développement et autres institutions avec indication des conditions régissant l'octroi de ces fonds ainsi que des procédures à suivre pour en bénéficier;
v) Etat par pays de la liberté de la presse en Afrique;
17. Compte tenu de l'importance de la radio et de la télévision dans le domaine de l'information, l'Organisation des Nations Unies et l'UNESCO sont invitées à recommander respectivement à l'Assemblée générale et à la Conférence générale d'organiser un séminaire analogue à l'intention des journalistes et directeurs de programmes de ces médias en Afrique afin d'explorer les moyens d'appliquer à ceux-ci les mêmes principes d'indépendance et de pluralisme;
18. La communauté internationale devrait contribuer à la réalisation et à la mise en application des initiatives et des projets figurant en annexe à la Déclaration;
19. Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies et le Directeur général de l'UNESCO devraient transmet l'Organisation des Nations Unies et à la Conférence générale de l'UNESCO.
ANNEXE
Initiatives et Projets identifiés par le Séminaire
I-Développement de la coopération entre les journaux privés africains et entre les journaux du Nord et du Sud :
•)-Les aider à échanger leurs publications;
•)-Les aider à échanger leurs informations;
•)-Les aider à mettre en commun leur expérience grâce à des échanges de journalistes;
•)-Organiser des stages de perfectionnement et des voyages d'études pour leurs journalistes, leurs gestionnaires et leur personnel technique.
II-Création d'unions nationales indépendantes et distinctes d'éditeurs et de journalistes.
III-Création d'associations régionales d'éditeurs et de journalistes indépendants.
IV-Elaboration et promotion, dans chaque pays, de réglementations non gouvernementales et de codes déontologiques permettant de mieux défendre la profession et d'assurer sa crédibilité.
V-Financement d’une étude sur l'audience des journaux indépendants en vue de l'organisation de groupements d'agents publicitaires.
VI-Financement d’une étude de faisabilité sur la mise en place d’une fondation d'aide à la presse indépendante et recherche de fonds pour le capital de la fondation.
VII-Financement d’une étude de faisabilité pour la création d’une centrale d'achat de papier journal et mise en place de la centrale d'achat.
VIII-Soutien et création d'entreprises de presse africaines à caractère régional.
IX-Aide à la mise en place de structures de surveillance des atteintes à la liberté de la presse et à l'indépendance des journalistes, à l'instar de l'Union des journalistes d'Afrique de l'Ouest (UJAO).
X-Création pour la presse africaine indépendante d’une banque de données relatives aux informations d'actualité nécessaires aux journaux.
Posté le 15.01.2008 par chdjamel
Quelque 400 journalistes tunisiens ont souscrit à la création d'un syndicat ayant pour vocation la défense de la liberté de la presse et l'amélioration des conditions de travail, ont annoncé ses fondateurs, le lundi 14 janvier 2008. Ce syndicat, le premier à être agrée par les autorités, a été créé dans la foulée de la dissolution de l'Association des journalistes tunisiens (AJT) fondée il y a plus de 40 ans. Le congrès constitutif s'est achevé lundi matin par l'élection d'un bureau exécutif de neuf membres, parmi lesquels six sont présentés comme étant des indépendants, les autres étant qualifiés de proches du pouvoir. Parmi les indépendants figure notamment Néji Bghouri qui avait été écarté en 2005 de la direction de l'AJT suite à la publication d'un rapport très critique sur la liberté de la presse en Tunisie. En vertu de son statut, le syndicat oeuvrera à "améliorer le situation matérielle et morale" des journalistes, à "défendre la liberté de la presse" et à "préserver l'éthique professionnelle". Il promet aussi de lutter contre la "dégradation" des conditions de travail et la "marginalisation des journalistes dans les rédactions". Les fondateurs de ce syndicat se défendent de vouloir barrer la route à la légalisation d'un syndicat autonome fondé en 2004 et dont les initiateurs indépendants et opposants, ont été interdits de tenir un congrès. Le président de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), Jim Boumelha, avait exprimé samedi 12 janvier à Tunis son soutien à la création d'un syndicat de journalistes en Tunisie et regretté l'interdiction du syndicat autonome. Environ un millier de journalistes détiennent la carte professionnelle en Tunisie et plusieurs d'entre eux se sont montrés critiques à l'égard de l'AJT, qui avait été provisoirement suspendue de la FIJ. (Source : AFP, 15 janvier 2008)