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chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
04.11.2009

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je veus accéde à ce journale par internéte comment faire...
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Liberté de la presse: les USA améliorent leur classement

Publié le 20/10/2009 à 16:36 par chdjamel

Les Etats-Unis font désormais partie des 20 pays où la liberté de la presse est la plus respectée, alors que l'Europe se montre moins exemplaire, selon le classement 2009 de Reporters sans frontières (RSF),  publié mardi 20 octobre 2009. Pour la troisième année consécutive, Turkménistan, Corée du Nord et Erythrée, respectivement en 173e, 174e et 175e positions, ferment la marche de cette liste établie entre le 1er septembre 2008 et le 1er septembre 2009. Dans le trio de tête figurent le Danemark, la Finlande et l'Irlande. Cependant, RSF note que l'Europe, "longtemps exemplaire en matière de respect de liberté de la presse", recule, avec "seulement 15 des vingt pays issu du Vieux continent contre 18 en 2008" dans les vingt premiers du classement. « Il est inquiétant de constater que des démocraties européennes comme la France, l'Italie ou la Slovaquie continuent, année après année, de perdre des places dans le classement », commente Jean-François Julliard, secrétaire général de l'organisation. « Comment dénoncer les violations commises dans le monde si l'on n'est pas irréprochable sur son territoire ? », relève-t-il. Les Etats-Unis en revanche font un bond en avant, de la 40ème à la 20ème place. « L'arrivée du nouveau président Barack Obama et son attitude moins belliqueuse que celle de son prédécesseur à l'égard de la presse y est pour  beaucoup», souligne l'organisation. 

AFP, Paris, le 20 octobre 2009  



Presse sportive : Ouyahia pour sanctionner les journalistes

Publié le 20/10/2009 à 16:23 par chdjamel
Presse sportive : Ouyahia pour sanctionner les journalistes

 

Les journalistes qui ont participé à une journée d’étude organisée par le secrétariat d’Etat chargé de la Communication, ont formulé une proposition des plus étonnantes : «Les membres de l'atelier sur «le rôle de la presse dans la prévention de la violence en milieu sportif » ont préconisé une réaction ferme de la part du ministère de tutelle à l'égard des journalistes et des organes d'information qui violent ou transgressent l'éthique professionnelle. » Ainsi, il est demandé au Premier ministre (le secrétariat de la communication lui est directement rattaché) de sanctionner les journalistes (et les journaux) qui n’exercent pas correctement leur métier !  

  

Les résultats des ateliers issus de la journée d'étude sur le journalisme sportif et l'éthique professionnelle, organisée à l'initiative du Secrétaire d'Etat auprès du premier ministre chargé de la communication, Azzedine Mihoubi, et du ministre de la jeunesse et de sports, Hachemi Djiar, ont été présentés dimanche 18 octobre 2009 à Alger. Lors d'une rencontre qui a réuni M. Mihoubi avec les journalistes, il a été procédé à la présentation des recommandations des ateliers de cette journée d'étude, portant sur « la complémentarité entre organes d'information et instances sportives », « formation des journalistes sportifs » et « rôle de la presse sportive dans la prévention de la violence».         

Les membres de l'atelier sur « la complémentarité entre les organes d'information et les instances sportives », ont appelé à déployer davantage d'efforts pour convaincre les uns et les autres que «la presse sportive demeure un partenaire majeur dans le développement du sport national », ainsi que, notamment, « le respect de l'éthique de la profession, en observant objectivité et professionnalisme dans le traitement des différents thèmes ».

L'atelier « formation des journalises sportifs » a préconisé, pour sa part, l'organisation de sessions de formation et de recyclage périodiques au profit des journalistes pour les imprégner des techniques saines de la presse écrite et de l'utilisation de la langue, outre la réalisation d'un guide visant à encadrer la terminologie journalistique utilisée dans les différents sports. Les membres de cet atelier ont plaidé, d'autre part, pour la mise en place d'un partenariat viable entre les organes de la presse nationale et l'institut de l'information et de la communication, et permettre notamment l'accès des journalistes aux sessions de formation dans l'arbitrage et la médecine du sport.         

Les membres de l'atelier sur « le rôle de la presse dans la prévention de la violence en milieu sportif » ont préconisé une réaction ferme de la part du ministère de tutelle à l'égard des journalistes et des organes d'information qui violent ou transgressent l'éthique professionnelle. Ils ont également plaidé pour une implication constante des journalistes sportifs dans les campagnes de sensibilisation et de lutte contre la violence, outre l'institution d'un prix qui sera décerné au meilleur article dans le domaine de la prévention de la violence en milieu sportif.

APS, Alger, 18 octobre 2009

(le titre et le texte en gras ne sont pas de l'APS)

Information sportive et l'éthique professionnelle

Publié le 16/10/2009 à 16:07 par chdjamel

 

Une rencontre sur les résultats de la journée d'étude sur l'information sportive et l'éthique professionnelle sera organisée dimanche 18 octobre par le secrétaire d'Etat chargé de la Communication. La rencontre se penchera également sur la couverture par les médias algériens d'événements sportifs importants, précise un communiqué du département de Azzedine Mihoubi. Cette rencontre, ouverte à l'ensemble des journalistes, est prévue à 10h au siège du secrétaire d'Etat à la Communication.  

 APS, Alger, le 15 octobre 2009

 

"les donneurs de leçons", la mise au point de Mammeri

Publié le 13/10/2009 à 16:39 par chdjamel
"les donneurs de leçons", la mise au point de Mammeri

A la suite d'un article publié par El Moudjahid ciblant les étudiants de l'université de Tizi Ouzou et l'écrivain Mouloud Mammeri, très porté sur les questions culturelles, ce dernier a adressé au journal une mise au point. Ce texte n'a jamais été publié par le quotidien en question.

"Dans la page culturelle du n°4579 de votre journal, en date du 20 mars 1980, vous avez fait paraître un article me mettant directement en cause, sous le titre « Les donneurs de leçons ». Le texte contenant un certain nombre de contrevérités, je vous prierai de faire paraître ce rectificatif dans la même page de votre prochain numéro.

Sur les allégations me concernant personnellement, je fais l'hypothèse charitable que votre bonne foi a été surprise et que ce qui ailleurs s'appellerait mensonge et diffamation (et serait à ce titre passible des tribunaux), n'a été chez vous qu'erreur d'information. Il va de soi que je n'ai jamais écrit dans L'Echo d'Alger l'article mentionné dans votre texte.

Il va sans dire que je n'ai jamais eu à refuser de signer le mystérieux manifeste de 1956 que vous évoquez en termes sibyllins. Je serais heureux néanmoins que cet incident soit pour vous l'occasion de prendre une dernière leçon sur la façon même dont vous concevez votre métier.

Le journalisme est un métier noble mais difficile. La première fonction et à vrai dire le premier devoir d'un journal d'information comme le vôtre est naturellement d'informer. Objectivement, s'il se peut, en tout cas en toute conscience. Votre premier devoir était donc, quand vous avez appris ces évènements (et non pas dix jours plus tard) d'envoyer un de vos collaborateurs se renseigner sur place sur ce qui s'est passé exactement afin de les relater ensuite dans vos colonnes.

Vous avez ainsi oublié de rapporter à vos lecteurs l'objet du mécontentement des étudiants. Cela les aurait pourtant beaucoup intéressés. Cela leur aurait permis en même temps de se faire une opinion personnelle. Ils n'ont eu hélas droit qu'à la vôtre. Vous auriez pu pourtant leur apprendre qu'il est des Algériens pour penser qu'on ne peut pas parler de la poésie Kabyle ancienne à des universitaires algériens.

Nous sommes cependant quelques-uns à penser que la poésie kabyle est tout simplement une poésie algérienne, dont les Kabyles n'ont pas la propriété exclusive, qu'elle appartient au contraire à tous les Algériens, tout comme la poésie d'autres poètes algériens anciens comme Ben Msaïeb, Ben Triki, Ben Sahla, Lakhdar Ben Khlouf, fait partie de notre commun patrimoine.

En second lieu, un journaliste digne (et il en est beaucoup, je vous assure) considère que l'honnêteté intellectuelle, cela existe, et que c'est un des beaux attributs de la fonction-même et surtout quand on écrit dans un organe national- là, moins qu'ailleurs, on ne peut se permettre de batifoler avec la vérité. Je parle de la vérité des faits, car pour celle des idées, il faut une dose solide d'outrecuidance pour prétendre qu'on la détient. Mais visiblement pareil scrupule ne vous étouffe pas. Avec une superbe assurance et dans une confusion extrême, vous légiférez, mieux, vous donnez des leçons.

Vous dites la volonté, que vous même appelez unanime, du peuple algérien, comme si ce peuple vous avait, par délégation expresse, communiqué ses pensées profondes et chargé de les exprimer. Entreprise risquée ou prétention candide ? Quelques affirmations aussi péremptoires dans la forme qu'approximative dans le fond, peuvent être l'expression de vos idées (si l'on peut dire) personnelles. Pourquoi en accabler le peuple ? Il n'est naturellement pas possible de traiter en quelques lignes la masse des problèmes auxquels vous avez, vous, la chance d'avoir déjà trouvé les solutions.

Je vais donc tenter de ramener à quelque cohérence la confusion des points que vous évoquez. Vous me faites le chantre de la culture berbère et c'est vrai. Cette culture est la mienne, elle est aussi la vôtre. Elle est une des composantes de la culture algérienne, elle contribue à l'enrichir à la diversifier, et, à ce titre, je tiens (comme vous devriez le faire avec moi) non seulement à la maintenir mais à la développer. Mais, si du moins j'ai bien compris votre propos, vous considérez, comme incompatibles le fait de vouloir le développement de cette culture avec ce qu'en vrac et au hasard de votre plume vous appelez : les valeurs arabo-islamiques, l'indépendance culturelle, etc. « Vous dites la volonté (...) du peuple algérien, comme si ce peuple vous avait (...) communiqué ses pensées profondes et chargé de les exprimer ». Vous êtes naturellement libre d'avoir une pareille opinion. Ce n'est pas la mienne. Je considère personnellement qu'au fond de culture berbère, qui nous est commun à tous, l'Islam et les valeurs islamiques sont venus nous apporter un élément essentiel à la définition de notre identité. Je considère que l'Islam des premiers siècles a été un instrument de libération et d'émancipation de l'homme maghrébin. Je pense que par la suite il a été le ciment idéologique de la résistance nationale aux menées espagnoles et portugaises sur nos côtes.

Naturellement, entre les différents visages qu'il peut prendre dans la réalité, j'opte quant à moi pour le plus humain, celui qui est le plus progressiste, le plus libérateur et non pour le visage différent qu'il a pu présenter aux heures sombres de notre histoire. La contradiction visiblement ne vous gêne pas. « La nation algérienne, écrivez-vous, a trouvé son unité dans sa diversité. » Voilà un sain principe, mais comment le conciliez-vous avec l'article que vous venez de commettre ? Cette diversité que vous êtes fier d'affirmer dans les mots, cela ne vous gêne pas de la refuser aussitôt dans les faits ?

"Si je comprends bien, vous voulez vous donner en même temps le beau rôle d'un libéralisme de principe avec les avantages de la tyrannie idéologique, en un mot être en même temps progressiste dans les termes et totalitaire dans les faits ? Ne vous y trompez pas : ce genre d'agissements n'a pas la vie longue. On peut tromper tout le monde quelque temps, on peut tromper tout le temps quelques hommes, on ne peut pas tromper tout le monde tout le temps. C'est un autre que moi qui l'a dit au dix-neuvième siècle et l'adage depuis a toujours été vérifié.

Le véritable problème est donc premièrement dans la conception étrange que vous avez de votre métier. Que vous soyez totalitaire c'est votre droit, mais vous concevrez aisément que d'autres Algériens préfèrent à la pratique des slogans contradictoires, celle de l'analyse honnête. Le véritable problème est deuxièmement dans la vision que vous voulez imposer de la culture algérienne, évoluant entre l'oukase et la déclaration de bonne intention toujours démentie dans les faits.

L'unité algérienne est une donnée de fait. Elle se définit, comme incidemment vous l'avez écrit, dans la diversité, et non point dans l'unicité. À cette unité dans la diversité correspond une culture vivante. La culture algérienne est, dites-vous, « sortie de ses ghettos, de ses inhibitions et de ses interdits ». Votre article est la preuve éclatante qu'hélas, elle y est enfoncée jusqu'au cou. Mais soyez tranquille : elle en a vu d'autres, la culture algérienne, et une fois de plus, elle s'en sortira. Elle s'en sortira car « toute tentative d'imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève de l'irresponsabilité». C'est votre propre propos. Dommage que vous n'y croyiez pas !"

Kamal Belkacem: "Les donneurs de leçons"

Publié le 13/10/2009 à 16:34 par chdjamel

 

 Dans  un article publié en page culturelle d'El Moudjahid, le 20 mars 1980, le rédacteur en chef Kamel Belkacem a pris à partie les étudiants de l'université de Tizi Ouzou ainsi que l'écrivain Mouloud Mammeri.

"Des étudiants du Centre Universitaire de Tizi-Ouzou ont exprimé leur mécontentement il y a quelques jours à la suite d’une conférence annulée d’un homme qui, pour prétendre être le chantier d’une culture berbère, n’a rien fait de tel comme contribution a son pays que rédiger un travail de « création intellectuelle sur la culture aztèque... » (1) avant d’accorder une interview à un quotidien Parisien où il confond inquisition chrétienne, monarchie marocaine et l’Islam et la Révolution algérienne.

On peut facilement comprendre pourquoi notre jeune génération a tout à gagner en se défiant de tels intellectuels (2). Les vérités d’un Kateb Yacine ou d'un Malek Haddad, même si elles ne font pas l’unanimité, sont les actes de foi patriotiques, un désir profond de communier.

L’incident que certains milieux ont tenté de récupérer n’a, il faut dire, aucune commune mesure avec la tournure qu’il a prise. Les valeurs arabo-islamiques fondamentales de notre société et, principalement l’Islam qui a trouvé le meilleur accueil en Kabylie, n’ont jamais été édifiées sur l’intolérance et le repli sur soi-même. La Nation algérienne a trouvé son unité dans sa diversité et si, à un moment donné, nous avions jugé avec une grande sévérité les passions non retenues de jeunes, enthousiastes certes, au nom de l’arabisation, il convient par ailleurs, en pareil cas de dire à ceux qui se réfugient derrière d’autres slogans, d’observer la plus grande vigilance à l’égard de ces slogans. Au moment où la Direction politique, à l’écoute des masses prend en charge tous les problèmes des citoyens, afin de les résoudre de manière globale et juste, notre peuple n’a que faire des donneurs de leçons et particulièrement de gens qui n’ont rien donné ni à leur peuple ni à la révolution , à des moments ou la contribution de chaque algérien à la cause nationale était symbole de sacrifice et d’amour de la patrie. La langue arabe - revendication de notre peuple - est notre langue nationale et il est tant qu’elle reprenne la place qui lui revient dans tous les secteurs d’activités du pays.

Nous ne pouvons en effet continuer à lier le destin des générations futures et notre indépendance à une langue étrangère qui fût la langue de nos oppresseurs, de notre dépersonnalisation.

L’arabisation, contrairement à ce qu’en pensent certains passéistes bornés et « Mac Cartyses » de la culture se traduira dans notre vie de tous les jours de façon réfléchie et révolutionnaire et avec l’adhésion de l’ensemble des Algériens. L’expérience nous a appris que toute tentative d’imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève d l’irresponsabilité.

La culture algérienne sortie, de ses ghettos, de ses inhibitions et de ses interdits - dus le plus souvent à quelques bureaucrates trop zélés qu’à autre chose-doit renaître grâce à l’apport des Algériens qui n’ont pas été engendrés quoiqu’en disent certains dans le berceau de la Rome antique ni dans ce du royaume du Macherek. Elle est l’expression d’une civilisation arabo-islamique qui s’est tondue harmonieusement dans les traditions et spécificités des peuples d’Afrique du Nord. Les plus grands acquis de notre peuple ne se sont pas réalisés à coups de slogans, ni contre volonté des masses populaires." K. B.


(1) Les "Aztèques" ce glorieux peuple anéanti par les Conquistadores, a fait aussi l’objet d’études célèbres de la part d’un certain Jacques Soustelle de triste mémoire. Curieux choix de ce thème.

(2) S’agissant de la participation à la guerre de libération est-il nécessaire de rappeler son refus de souscrire à un manifeste en faveur du FLN en 1956 et on dédain pour les moudjahidine de 1954, qualifiés par lui dans les colonnes de "l’Echo d’Alger" de chacals des Aurès.

(les renvois 1 et 2 sont de l'auteur)

L’Ecole supérieure de journalisme : Brahimi parle

Publié le 12/10/2009 à 13:16 par chdjamel

 

Le directeur de l’Ecole supérieur du journalisme a donné une interview au site Afrk.com dans laquelle il revient sur le projet de création de cette école et les premiers soucis de gestion auxquels il fait déjà face. Si tout va bien, l’Ecole ouvrira ses portes avant la fin 2009.  

 

Afrik.com : Quelle est la philosophie de votre programme ?

Brahim Brahimi : Il s’agit d’un enseignement réellement professionnel, qui tient compte des réalités du secteur « utilisateurs ». Nous allons par exemple donner des cours de techniques rédactionnelles en arabe et en français. Ce qui est loin d’être évident. La décision d’enseigner en français nous a valu pratiquement des insultes de la part d’une certaine presse arabophone. La presse écrite algérienne compte 76 quotidiens, parmi lesquels 34 sont édités en langue française. Nous n’allons pas faire abstraction de cette réalité. En outre, nous allons organiser une journée d’étude, sous le thème « La formation au service des secteurs utilisateurs », où nous invitons les éditeurs et les syndicats de journalistes à donner leur avis sur le programme, et ce avant le début des cours. Un autre point fondamental pour nous, c’est que la formation doit épouser les tendances modernes du journalisme. Nous allons enseigner des spécialités comme le journalisme économique, qui est né aux Etats-Unis il y a à peine dix ans. Nous avons en Algérie une presse trop politique, qui se réveille le souvent à l’approche des échéances électorales sur fond de manœuvres politiciennes. Il faut changer cela, aller vers plus de professionnalisme, de spécialisation. Il faut surtout mettre fin au règne de l’esprit du parti unique et de la propagande, ce que l’unique chaîne de télévision algérienne n’a visiblement pas encore compris.

Afrik.com : Comment votre programme s’articule-t-il avec le marché du travail ?


Brahim Brahimi : Dans le cadre du projet d’une convention collective, je propose aux éditeurs de donner une promotion à leurs journalistes qui feront un stage de six mois au sein de l’école. D’autre part, nous avons aussi pas mal de propositions de la part du CFPJ pour que nos étudiants effectuent des stages de 15 jours en Europe. Dans ce cadre, nous ferons venir des professeurs pour donner des cours pour une durée de 10 jours. J’ai enfin proposé au CFPJ de nous faire profiter de son expérience au Liban et en Egypte pour envoyer nos étudiants en stage là-bas. Cela nous permettra de mieux nous connaitre entre Arabes. Les Français sont un petit peu réticents sur ce point parce qu’ils préfèrent toujours qu’on aille vers eux, mais j’espère que cela aboutira.

Afrik.com : Quelles sont les modalités d’accès, la capacité d’accueil de l’école ?


Brahim Brahimi : Je retiendrai 25 étudiants maximum par filière. Ils devront être titulaires d’une licence. A cette rentrée, l’école accueillera 175 étudiants en Master I. L’année prochaine, nous en compterons 350 en tout. Nous allons présélectionner les 100 meilleurs dossiers pour chaque filière. Nous en retiendront 50 à l’issue d’un concours écrit, puis 25 après un test oral.

Afrik.com : Etes-vous satisfait de l’équipement ?

Brahim Brahimi : Nous avons entre autres une médiathèque et des ordinateurs portables à notre disposition. Mais c’est l’aspect audiovisuel qui pose problème. Le seul matériel qui existe est celui de la Faculté des Sciences politiques et de l’Information. J’ai dit à plusieurs reprises qu’on ne pouvait pas faire du neuf avec du vieux. J’ai demandé à être autonome. L’institut des Sciences de l’information est géré de façon désastreuse, il y a des problèmes à tous les niveaux, le programme est archaïque. C’est l’université la plus sinistrée du pays.

Afrik.com : Avez-vous mis en place une équipe d’enseignants ?

Brahim Brahimi : Oui, des collègues compétents qu’on a souvent marginalisés. Surtout parce qu’ils sont francophones, parce qu’ils maîtrisent le français en plus de l’arabe.

Afrik.com : Et s’agissant du budget ?  

Brahim Brahimi : Je ne pourrai vous dire grand chose à ce sujet, sauf qu’il y a des magouilles. Pour vous dire, je n’ai même pas encore reçu de tables. Je suis actuellement en train de me bagarrer pour avoir des chaises. Si d’ici le 2 novembre on ne me donne pas les moyens d’organiser mon concours, je ne sais pas si je pourrais continuer.

Afrik.com : Vous avez tout de même bon espoir pour ce projet…

Brahim Brahimi : J’ai plus de 30 ans de galère dans l’enseignement. Mon expérience m’a montré qu’il y a une minorité de jeunes à laquelle il faut s’intéresser en tant qu’enseignant. Même si parfois il nous arrive de ne plus croire en ce pays, je pense que cela vaut le coup de se bagarrer pour les jeunes. J’ai 60 ans. Je devais prendre ma retraite cette année, mais j’ai décidé de donner encore 2 années de ma vie pour ce projet.

 

L’école de journalisme et des sciences de l’information compte deux départements. Le département de journalisme renferme quatre filières. Il s’agit du journalisme scientifique, destiné aux ingénieurs en sciences et techniques ; le journalisme social, ouvert aux licenciés en sciences sociales et juridiques ; le journalisme économique auquel pourront postuler les licenciés en sciences économiques et sociales ; et, enfin, le journalisme institutionnel et d’entreprise. Quant au département des Sciences de l’Information, il renferme deux filières : la gestion des médias et médias et sociétés.

Saïd Sadi : lettre à mes amis de la presse (juin 2000)

Publié le 11/10/2009 à 17:08 par chdjamel
Saïd Sadi : lettre à mes amis de la presse (juin 2000)

«Dans la vie des jeunes nations, les périodes marquées par des débats particulièrement conflictuels sont plus au moins bien vécues. En Algérie, ces affrontements sont admis comme des épreuves maturantes de la vie publique quand ils ne dépassent pas le stade verbal.

Cependant, d’autres situations imposent à l’homme politique des interventions plus délicates parce qu’elles mènent à des interpellations, voire des oppositions qui impliquent des femmes et des hommes avec lesquels on partage sacrifices et espérances. Dans notre pays, les responsables ont généralement évité ce genre de confrontations, leur préférant les commentaires confidentiels. Les apparatchiks « qui se mettent en réserve de la République » trouveront cette contribution peu politique. Je le sais et n’ignore pas qu’elle peut susciter polémique et procès d’intention.

Elle est dictée par le rejet du confort de l’esquive et la conviction que la loyauté et la responsabilité exigent de s’exprimer, aujourd’hui, sur une lourde tendance à l’abandon national qui occupe chaque jour les segments moteurs du progrès et de la liberté. Cette fascination du pire, aussi inattendue que périlleuse, perturbe repères et valeurs.

Ainsi, quand les islamistes s’adonnent à l’entrisme, ils font preuve d’un remarquable sens tactique. Lorsque des démocrates intègrent un gouvernement, dont le programme est conçu sur la base de leurs positions fondamentales, ils renient leurs convictions.

Quand en 1994 le FIS produit à Rome un texte à travers lequel il impose la charia à des formations qui ne se réclamaient pas de l’islamisme, des observateurs avaient longtemps perçu dans ce document « un contrat national proposant une solution globale, démocratique et politique à la crise ».

Une réunion de la coalition gouvernementale où siègent deux partis islamistes débouche sur un communiqué sommant chacun de se soumettre à l’ordre républicain, de s’engager en faveur du projet démocratique avec toutes les libertés y afférentes, de condamner le terrorisme et de saluer les patriotes qui ont sauvé le pays…, elle est suivie par des commentaires oscillant entre le cynisme et le mépris « devant une rencontre sans relief ».

Quand un général en retraite se prononce pour l’amnistie des GIA, le ban et l’arrière-ban jurent qu’il engage la République à travers sa plus haute autorité : le chef de l’Etat. Quand un ministre de l’Intérieur refuse l’agrément à un parti qui se proposait de se constituer sous la base d’une formation dissoute, la presse décrète « qu’il ne s’agit là que d’un avis personnel ».

On peut, dans la foulée, noter l’indifférence quasi générale qui a accompagné l’installation de la commission de refonte de l’éducation dont la lettre de mission constitue une remise en cause fondamentale de l’approche qui a prévalu en matière d’enseignement jusque-là. A juger la promptitude des réactions et la virulence des attaques que lui ont réservées les islamo-conservateurs, on peut supposer que, eux, ont saisi les enjeux.

Disqualifier, par principe, tout propos ou conduite officiels est, désormais, le postulat qui définit et délimite la compétence et l’éthique. Dieu sait pourtant qu’il y a matière à redire sur les insuffisances gouvernementales sans devoir sombrer dans le nihilisme.

Extrait de Tunisie où il posait quelques problèmes à un pays ami de la France qui, il est vrai, a tout fait pour se compliquer la vie par une gestion pour le moins maladroite du cas, le journaliste Ben Brik sera invité à se taire par le ministre des Affaires étrangères en personne sitôt arrivé à Paris. On ne croit pas savoir que la presse française ait trouvé l’injonction attentatoire à la liberté d’expression dès lors qu’elle leur était motivée par les intérêts supérieurs de l’Etat ; notion, il est vrai, galvaudée dans notre pays tant on en a usé et abusé.

On imagine sans mal les légitimes protestations des Français, de gauche ou de droite, face à quelqu’un qui se serait avisé à dire que Jean Moulin, semble-t-il porté sur le bon vin, ait pu mener telle ou telle action de résistance du fait de l’imprégnation alcoolique. Dans le même ordre idée, on peut, sans risque d’erreur, supposer que, si d’aventure, un journaliste, fut-il de l’extrême-gauche, venait à s’en prendre à l’honneur d’une Lucie Aubrac, toujours vivante (1), donc capable de se défendre, la France, puisque c’est elle le modèle, se serait, n’en doutons pas, unanimement indignée.

Mauvais présage, un livre accusant Abane Ramdane d’être un traitre (2), rien que cela, ne sera dénoncé que par sa veuve, réduite à courir, seule, les tribunaux pour faire condamner une ignominie.

Dérisoire consolation, la tendance à l’autodestruction n’est pas l’apanage de la presse. La position de cette dernière préoccupe, cependant, un peu plus car on ne la voyait pas accompagnant, de façon active, ce vertige suicidaire.

Appartenant à une génération extérieure aux déchirements de la guerre et d’après-guerre et ayant longtemps combattu les triturations des symboles de la nation dans les arcanes clientélistes, je me considère autorisé et mis en demeure d’exprimer mon désaccord devant une recherche systématique de la dévalorisation de nos mythes fondateurs, qui plus est, se pose comme le préalable et la condition de l’autonomie intellectuelle pour nombre de nos élites.

L’extension de dérapages, initialement limités à des publications mineures et éphémères et qui avaient fait de la provocation une devise, a atteint une telle échelle que cette contamination par le bas prend un caractère d’urgence. Elle nous interpelle tous.

Le traitement de l’affaire Ben Brik et de la réunion des partis de la coalition gouvernementale, entre autres, pose la question du devenir de la relation sociale et, secondairement, celle de la communication : la presse nationale, publique ou privée, s’est-elle suffisamment préparée pour affronter une phase historique inédite ?

La première, engluée sous la tutelle étatique et enkystée dans l’autocensure, végète tout en se desséchant. Les grandes plumes qui ont acquis le métier vieillissent. Certaines sont en retraites, d’autres se sont exilées ; celles qui se sont reconverties dans la presse privée n’écrivent plus ou si peu, absorbées quelles sont par les problèmes de gestion.

Les journaux, puisque la radio et la télévision sont toujours inaccessibles aux investissements particuliers, ne parviennent plus à se trouver une identité, une éthique et une qualité professionnelle qui prolongeraient dans la durée, maintenant que la paix revient progressivement, un crédit construit pendant la dure époque où il fallait survivre à la répression du pouvoir et à la folie islamiste.

N’insistons pas sur les organes d’Etat dont l’évolution dépend de la mutation des institutions et convenons que, puisque ces dernières sont en plein réaménagement, il y aura nécessairement un temps mort entre le dépassement d’outils informationnels délétères et la naissance d’un service public digne de ce nom.

Occupons-nous à essayer de comprendre ce qui empêche la presse privée d’assurer sa mutation-sa refondation ?-selon les exigences d’une époque où, pourtant, les événements et les évolutions constituent un terreau exceptionnel pour l’émergence d’une nouvelle pédagogie de l’information.

Les obstacles, traditionnellement à l’origine des limites du nombre et de la qualité des titres dans le tiers-monde, sont connus : problème d’argent, faiblesse du lectorat, censure et/ou répression des pouvoirs publics…

L’argument financier ne vaut pas pour les principaux quotidiens algériens puisque, et c’est à leur honneur, la plus part sont des entreprises florissantes. Le lecteur ne fait pas défaut ; l’Algérien lit et, malgré la crise sociale, nombre de citoyens achètent deux, voire trois journaux par jour.

Pendant longtemps, la censure a prévalue sous diverses formes : tracasseries judiciaires, pression par l’intermédiaire de la publicité, etc. quel que soit le point de vue que l’on soutient devant le refus obstiné du président algérien à s’adresser à la presse privée nationale, nul ne peut contester le fait que pas un journal n’a été inquiété depuis une année.

Qu’est-ce qui fait qu’en dépit d’une prospérité financière et d’une liberté de travail que lui envient bien des médias du Sud, la presse privée algérienne s’enlise dans la surenchère, cette autre forme de conformisme, et ne parvient pas au niveau de qualité qu’en attendent maintenant les citoyens ?

Les partis politiques ont des stratégies de communications médiocres, a-t-on avancé. Sans doute. Mais est-ce suffisant pour expliquer le fait que le sanglant et l’invective soient devenus des menus hégémoniques ?

Pour le bien de notre presse comme pour celui de notre société, il faut refuser de se résoudre à ces réductions. La difficulté à trouver de bons journalistes dans la jeunesse n’explique pas une certaine forme de régression, tant dans la qualité de l’écrit que dans la fiabilité de l’information.

La tentation grandissante d’un arbitrage narcissique, étouffant l’observation, témoigne d’une évolution préoccupante. La prudence et l’humilité qui ont marqué la naissance de notre presse cèdent devant les certitudes et les excès. L’outrance tient lieu d’autorité, le raccourci et la caricature dispensent de l’investigation et le jugement remplace l’analyse.

On a pu penser un instant que la longue privation de liberté avait conduit le journaliste à refuser, a priori, toute forme de concession à l’autorité au point de préférer l’hostilité à la recherche de la vérité. C’est un réflexe classique dans l’apparition de la presse post-parti unique dans le tiers-monde.

N’est crédible que celui qui contredit ou agresse. Les pays d’Amérique latine ont connu une brève période d’emballement médiatique les mois qui ont suivi leurs ouvertures démocratiques. Mais le souci de l’équilibre à vite repris le dessus, convaincus qu’étaient les journalistes, argentins notamment, que leur crédibilité ne pouvait survivre longtemps à la seule fringale du spectaculaire.

Le problème, en Algérie, et que cette phase de défoulement, au lieu de s’estomper, dure et s’aggrave avec le temps, altérant sévèrement l’image de la presse plurielle, non pas devant les pouvoirs publics mais du point de vue du lecteur auprès duquel les responsables des journaux ne semblent pas vouloir constater l’érosion qui affecte la confiance mise dans leur profession. Il serait pour le moins regrettable d’attendre la désertion du citoyen pour prendre acte de son droit à une saine information.

Le recours à l’évocation des martyrs de la presse algérienne pour justifier l’insuffisance ou la faute professionnelle ne serait convaincre ; d’une part parce que la mémoire des disparus condamne à l’excellence, d’autre part parce que nous avons trop longtemps dénoncé la confiscation des morts par lesquels le régime a légitimé ses dérives pour laisser se produire la manœuvre sur un registre aussi sensible que le droit de savoir.

Nulle personne, soucieuse de liberté et de progrès, n’a intérêt à voir se prolonger cette situation ou le chaînon vital qui peut amener les Algériens à une saine connaissance d’eux-mêmes et, le cas échéant, une meilleure organisation de leurs solidarités se délite dans l’abus et la gabegie d’un pouvoir sans contrôle ni bilan.

Mais la pire des choses qui puisse nous arriver et de nous enfermer dans le tabou, fatal celui-là, qui vaudrait que ces titres, parce que n’appartenant pas au pouvoir, soient, a priori, bons et donc non critiquable. C’est parce que l’acquis majeur dans l’Algérie de l’an 2000 reste la presse privée, qu’il faut la préserver.         

Ce qui se dit aujourd’hui en catimini doit pouvoir s’exprimer au grand jour. Il est injuste que les jeunes journalistes soient sous-payés quand ils font bien leur travail, il est dangereux de constater, qu’à l’inverse de ce qui se fait ailleurs, pas un titre n’a cru devoir organiser des cycles de formation pour les nouvelles recrues ou des séminaires de perfectionnement pour les plus anciennes. Se mettre en difficulté avec la réglementation fiscale n’est pas la meilleure façon de défendre sa liberté…

Il serait dommage que notre presse privée, dont l’apparition fut, à bon endroit chantée, ici et ailleurs, comme l’un des symboles les plus tangibles d’une légitime aspiration du Sud à l’émancipation démocratique, soit, en définitive, l’instance qui aura eu le plus de peine à s’installer dans la performance et la transparence au moment où le pays, toutes catégories sociales et toutes institutions confondues, se remet en question.

Dans ce monde de grisaille où se bonifie le pire, la création du Conseil de l’éthique apparait comme une lueur d’espoir. Souhaitons-lui bonne chance.

En tout état de cause, il y a en la matière, urgence pour une bonne pause. La responsabilité militante, le droit citoyen comme le devoir d’amitié pour les professionnels de la presse commande, aujourd’hui, de le dire. »

 

El Watan, n° 2886 du 7 juin 2000

(1)-Lucie Aubrac (de son vrai nom Lucie Samuel) est née le 29 juin 1912 à Paris, décédée le 14 mars 2007. Elle fut une résistante française à l'occupation allemande et au régime de Vichy pendant la Seconde Guerre mondiale.

(2)- Ali Kafi,Du militant politique au dirigeant militaire (mémoires).

vers la création de nouveaux organes publics

Publié le 10/10/2009 à 14:58 par chdjamel

Dans un entretien donné au journal La nouvelle République (1),le secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, Azzedine Mihoubi, annonce la création de nouveaux journaux publics qui s’ajouteraient aux six titres existant déjà. «(…) les nouveaux organes publics qui vont ouvrir leurs portes dans le futur permettront sans doute de réduire le taux de chômage dans les rangs des jeunes journalistes et découvrir ainsi de nouveaux talents ! », dit le secrétaire d’Etat.

 

  

La Nouvelle République : Croyez-vous qu’une révision de la loi relative à la communication et à l’information est indispensable en cette période précise?

Azzedine Mihoubi : Certainement ! Le président de la République a donné des instructions visant à revoir cette loi en concertation avec les personnes qui activent dans le monde de l’information tels que les journalistes et les éditeurs. Après 20 ans d’existence, cette loi doit être obligatoirement revue afin qu’elle puisse répondre aux exigences des temps actuels. Au niveau du ministère, il existe un projet de textes pouvant constituer une bonne plateforme.

Nous attendons de trouver au niveau de la scène médiatique des entités avec lesquelles nous pouvons travailler. Nous espérons aussi toucher une meilleure organisation au niveau de cette corporation pour faciliter les débats. La loi régissant la publicité sera aussi touchée par cette révision.

Qu’en est-il de la carte professionnelle du journaliste ?

Tout est relatif. Avec la révision de cette loi, tout reprendra sa place et tous les problèmes d’ordre social, économique ou professionnel liés au métier seront réglés. Nous veillerons à l’ouverture d’ateliers où seront débattues toutes les contraintes relatives à ce métier.

Un travail déjà fait dans ce sens sera beaucoup plus approfondi de façon à améliorer les conditions de travail médiatique.

Qu’en est-il de la formation continue des journalistes ?

Effectivement, parmi les principaux soucis figure la formation des journalistes afin d’améliorer le travail de toute la corporation journalistique avec l’ouverture de plusieurs sessions de formation continue assurées par des anciens journalistes et des spécialistes sur tout le territoire national. Nous avons lancé plus d’un appel à la corporation afin qu’ils s’organisent mieux et puissent tisser une bonne relation avec la tutelle.

Sur le plan juridique, les journalistes doivent être parfaitement au courant des textes de lois qui régissent cette profession. Les correspondants doivent aussi bénéficier de ces sessions afin qu’ils puissent acquérir toutes les connaissances relatives au métier.

Tout cela afin de donner au lecteur une information crédible qui va avec la déontologie du journalisme surtout dans le cadre de la nouvelle politique visant la spécialisation des médias.

Et concernant la protection des droits des journalistes ?

Nous avons 80 titres quotidiens dont 74 privés. Les éditeurs privés ont leurs critères, règles et normes de recrutement propres à eux. Nous espérons que ces derniers respectent la loi relative au marché du travail pour préserver les droits du journaliste et lui permettent d’accomplir sa mission dans de bonnes conditions.
Il doit être déclaré, assuré et doté de tous ses droits. Nous ne pouvons intervenir quand il s’agit de titres privés mais nous souhaitons qu’ils respectent les lois y relatives, profitent de la masse de journalistes diplômés et leur donner la chance de réaliser leur rêve de travailler dans le monde la presse.

Ceci dit, les nouveaux organes publics qui vont ouvrir leurs portes dans le futur permettront sans doute de réduire le taux de chômage dans les rangs des jeunes journalistes et découvrir ainsi de nouveaux talents !

 

(1)Hidayette Bersali, la Nouvelle République, n° 3539 du samedi 10 octobre 2009, p. 4 (le secrétaire d’Etat a accordé cet entretien en marche de la visite qu’il a effectuée à la wilaya de Blida).

 

FNJA: 83 journalistes algériens non déclarés

Publié le 09/10/2009 à 13:33 par chdjamel

 

La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), affiliée à l’UGTA, dit avoir recensé quelque 83 journalistes de la presse nationale qui ne sont pas encore déclarés par leurs employeurs à la caisse de la sécurité sociale (CNAS). Une source dite proche du FNJA, citée par le quotidien le Temps d’Algérie (1), avance que ces 83 journalistes travaillent actuellement dans seize entreprises de presse écrite implantées surtout à Alger et à Oran. « Le recensement des journalistes non déclarés continue et la liste définitive sera transmise à l’inspection générale du travail », précise cette source. Le bilan rendu public est donc provisoire.

 

(1)  Le Temps d’Algérie, jeudi 8 octobre 2009, p. 9

Ligue arabe : Pour la création d'une commission des médias

Publié le 03/10/2009 à 12:53 par chdjamel
Ligue arabe : Pour la création d'une commission des médias

Le secrétariat général de la Ligue arabe a préconisé la création d'une commission générale des médias arabes en vue de leur restructuration et de la redéfinition de l'action médiatique. Ce projet vise à inscrire ces médias sur la cartographie des médias étrangers et à lancer une action médiatique à même de mieux présenter l'image de la Ligue à l'étranger et de mettre en avant les efforts des pays de la région et leurs réalisations en matière de réformes, de modernisation et de développement socio-économique et humain, a indiqué vendredi 2 octobre le secrétaire général adjoint chargé des médias et de la communication à la Ligue. Le projet, soumis par Amr Moussa, est susceptible de conforter la capacité des médias arabes à apporter toute l'assistance nécessaire aux efforts diplomatiques et politiques dans la défense des causes et droits arabes à leur tête le cause palestinienne. Amr Moussa adressera des invitations aux ministres arabes de l'Information pour la tenue d'une réunion extraordinaire au siège de la Ligue début janvier 2010. Le conseil des ministres arabes de l'Information avait demandé au secrétaire général lors de sa dernière réunion en juin dernier, l'élaboration d'un projet dans ce sens et la tenue d'une réunion extraordinaire des ministres arabes de l'Information.

 

APS, le Caire, le 2 octobre 2009