
Nom du blog :
chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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Par boucherrab, le 06.11.2009
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je me permet de vous ecrire afin de vous demandez de l'aide dans ma recherche.
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Par soumia, le 31.10.2009
un enfant retrouvé mort sans ses deux reins et son cœur
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Par hogra, le 31.10.2009
bonjour,
félicitations pour ammar, mais comment a été choisi vu qu'il n'y a ps de syndicat ou concours pour ...
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Par sf, le 31.10.2009
allez sur le blog http://djemila-y amina.skyrock.co m j adresse une lettre ouverte a notre chef d etat de acte...
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je vous ecris pas pour un commentaire mais c`est pour soliciter une aide de votre part .voila je suis une élév...
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il était un très gentil homme, toujours souriant et dynamique ...
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salut tous le monde franchement monsieur ibrahimi c est un grand professeur jetais son élève cette année et je...
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Par ryma, le 23.10.2009
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Par ryma, le 23.10.2009
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il n'est pas encore en ligne....
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Par Anonyme, le 15.09.2009
je veus accéde à ce journale par internéte comment faire...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
bsr,
pouvez-vou s faire figurer le texte integral de ce livre ?? ...
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Par Anonyme, le 07.09.2009
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La France est «surprise » par la saisie au Maroc de journaux qui voulaient publier un sondage sur le bilan du roi Mohammed VI, et elle regrette cette décision des autorités marocaines, a indiqué mardi le ministère français des Affaires étrangères. «Nous sommes surpris par cette mesure que nous regrettons », a déclaré à la presse un porte-parole du ministère, Romain Nadal. «Nous sommes particulièrement attachés à la liberté d'expression, protégée par le Pacte international des Nations unies relatif aux droits civils et politiques qu'a ratifié le Maroc, et à son corollaire, la liberté de la presse », a ajouté le porte-parole. Les autorités marocaines ont ordonné samedi 1er août la saisie et la destruction du dernier numéro de l'hebdomadaire indépendant TelQuel, et de sa version en arabe Nichane.
Les deux publications, en collaboration avec le journal français Le Monde, devaient publier un sondage sur le bilan des 10 premières années du règne de Mohammed VI, une démarche inédite dans le royaume. La vente de l'édition du Monde datée de mardi, contenant les résultats du sondage, a également été interdite au Maroc. Le sondage montre que l'action du souverain est approuvée par 91% de ses sujets. Mais les autorités marocaines ont mis en avant une question de principe et expliqué que sa publication était illégale car la monarchie ne peut au Maroc «faire l'objet d'un débat, même par voie de sondage», selon les termes du ministre de la Communication Khalid Naciri.
Le sondage avait été conduit du 27 juin au 11 juillet par l'institut LMS-CSA, filiale au Maroc de l'institut de sondages français CSA, auprès d'un échantillon représentatif de 1 108 Marocains de plus de 18 ans. S'il confirme la popularité de Mohammed VI, ce sondage montre aussi les réserves des Marocains quant au bilan du roi dans la lutte contre la pauvreté et dans la promotion des droits des femmes. (…)
De son côté, l'organisation Reporters sans frontières (RSF) a condamné, hier, la saisie de TelQuel et Nichane, jugeant cette décision « à la fois archaïque et illégale ». Le groupe de presse TelQuel a pour sa part déposé un recours devant le tribunal administratif de Casablanca qui en a commencé l'examen dès mardi.
Source : AFP, Paris, le mardi 4 août 2009
Edito du Monde, le 3 août 2009
Pour les dix ans du règne de Mohammed VI, le régime marocain ne pouvait pas prendre décision plus contestable, plus arbitraire, plus incompréhensible et, osons l'écrire, plus absurde. Samedi matin 1er août, sur ordre du ministère de l'intérieur, la police a fait évacuer l'imprimerie de Casablanca où étaient mis sous presse TelQuel et Nichane (sa version arabe), les magazines les plus importants du pays. Cent mille exemplaires ont été saisis, puis détruits.
Quel crime de lèse-majesté avait donc commis le groupe TelQuel, dirigé parAhmed Benchemsi ? Aucun. Les deux magazines s'apprêtaient seulement à publier un sondage sur le bilan du roi.
Le Monde s'est associé à cette initiative unique. Il ne peut à présent que dénoncer fermement cet acte, qui est une injure au peuple en même temps qu'une surprenante atteinte portée par le Maroc à sa propre image.
"Le concept de sondages sur la monarchie est inconcevable", a argué le ministre de l'intérieur. Force est de constater - et il est bien ici question de force - qu'aucune loi du royaume n'interdit les sondages. Et qu'aucun texte n'autorise le pouvoir à détruire des journaux saisis avant une décision de justice. Les autorités auront ainsi censuré une enquête dans laquelle 91 % des personnes interrogées plébiscitent le bilan de Mohammed VI. Que penser d'un pays qui ne veut pas entendre l'opinion de sa population, quelle qu'elle soit ?
Lu dans le Monde, le 3 aout 2009
Tester la popularité d'un souverain ou d'un chef d'Etat ? Banal en Occident, l'exercice était risqué dans un pays dont la démocratisation est loin d'être achevée. TelQuel, le premier magazine du Maroc, s'est pourtant lancé dans l'aventure. A l'occasion du dixième anniversaire de l'arrivée au pouvoir de Mohammed VI, cet hebdomadaire indépendant au ton critique a commandé un sondage à l'échelle nationale pour savoir ce que les Marocains pensent de leur roi.
Une grande première, au Maroc comme dans l'ensemble du Maghreb et du monde arabe. C'était pourtant aller trop loin. Samedi 1er août, à Casablanca, le ministre marocain de l'intérieur, Chakib Benmoussa, a fait saisir le dernier numéro de TelQuelet sa version arabophone, Nichane, à l'imprimerie, et les a fait détruire. Motif : "La monarchie ne peut être mise en équation, même par la voie d'un sondage", comme l'a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre de la communication, Khalid Naciri.
Le plus étonnant est que le résultat de ce sondage est extraordinairement favorable à Mohammed VI. Le roi est même plébiscité par le peuple marocain. Le pouvoir a-t-il voulu rappeler qu'un principe est un principe, et qu'on n'y déroge pas, quitte à employer des méthodes que l'on croyait réservées à la Tunisie de Zine Al-Abidine Ben Ali ou à l'Algérie d'Abdelaziz Bouteflika ? (…)
Jamais, jusqu'alors, des citoyens marocains anonymes n'avaient eu à répondre à des interrogations précises et dénuées de complaisance portant directement sur leur souverain. Et si le résultat de cette enquête d'opinion avait été défavorable à Mohammed VI, TelQuelaurait maintenu son projet : publier, tel quel - selon son credo - ce reflet du vrai visage du Maroc. Peut-être se serait-il même félicité de résultats plus critiques, lui qui milite, depuis des années, pour un Maroc plus moderne, plus démocratique, dépoussiéré de l'apparat royal, et pour un roi qui cesse de gouverner selon son "bon plaisir"...
Mais le Maroc profond est à mille lieues des élites francophones de Rabat et Casablanca. Si certains ont souvent tendance à l'oublier, le roi, lui, ne l'oublie jamais. Et les conclusions de ce sondage risquent de le conforter dans sa stature et son mode de gouvernance. Au grand dam, évidemment, de ceux qui dénoncent ses travers et aspirent à un Maroc moderne, véritablement démocratique...
Une chose est sûre : les Marocains n'hésitent pas vraiment à parler de Mohammed VI. Ils croient pouvoir compter sur le vent de liberté qui souffle, en apparence, sur le royaume depuis dix ans. Auraient-ils accepté de répondre aux enquêteurs s'ils avaient su que les numéros seraient saisis et pilonnés ? Certainement pas.
Reste qu'ils plébiscitent l'action de leur souverain. En effet, 91 % des personnes interrogées disent avoir senti, au cours de la décennie écoulée, au moins un changement notable dans leur environnement immédiat. Ils citent, pêle-mêle, les écoles ou hôpitaux, désormais plus proches et plus accessibles, les routes, plus nombreuses, etc.
LE ROI EST UN PERSONNAGE SACRÉ
Près d'un Marocain sur deux estime, par ailleurs, que la monarchie, telle qu'elle est exercée, est "démocratique". La peur était-elle si grande, sous Hassan II, qu'il a suffi que son fils desserre un peu l'étau, en matière de liberté d'expression, pour que les gens le considèrent, même hâtivement, comme "démocrate" ?
Plus surprenant : la grande majorité des Marocains qui qualifient la monarchie d'"autoritaire" emploient ce mot non comme un reproche mais... comme un compliment ! "Bien sûr que notre monarchie est autoritaire, et tant mieux !,ont-ils déclaré aux enquêteurs. Mieux vaut que le pouvoir soit entre les mains du roi qu'entre celles des élus corrompus qui ne pensent qu'à leurs intérêts." Un jugement cruel pour la classe politique et le gouvernement, lesquels sont privés, soit dit en passant, de la marge de manœuvre dont ils auraient besoin pour faire leurs preuves face à une monarchie absolue et omniprésente.
Le faste dont le roi aime s'entourer ne gêne pas grand-monde. C'est l'une des leçons surprenantes de ce sondage : 51 % des Marocains ont le sentiment que le lourd protocole royal a été allégé, alors qu'il n'en est rien. Chaque année, fin juillet, la traditionnelle cérémonie d'allégeance, avec son baisemain et l'attitude servile des élites invitées, reste digne des califes de Bagdad. Mais la relation des Marocains à leur roi est d'ordre sentimental, voire fusionnel. La population ne retient qu'une chose : Mohammed VI n'hésite pas à prendre des bains de foule. Il est donc proche d'elle. Et puis, le roi est un personnage sacré pour les trois quarts des Marocains, révèle l'enquête. Il aurait donc raison de tenir son rang.
Le roi "businessman", et même premier opérateur économique privé du royaume à travers ses différentes holdings, ne choque pas, lui non plus. Selon le magazine Forbes, Mohammed VI est le 7e monarque le plus riche du monde, et ses affaires équivalent à 6 % du produit intérieur brut du Maroc. Son emprise sur l'économie nationale ne pose-t-elle pas problème ? Eh bien non ! Seuls, 17 % des sondés s'en offusquent. Les autres, y compris les plus diplômés, estiment que le roi "tire ainsi vers le haut l'économie marocaine". (…)
En résumé, les Marocains soutiennent Mohammed VI sur tout, sauf sur sa politique féministe. C'est sans doute l'un des enseignements les plus inattendus de ce sondage. Un autre étant de rappeler les limites de la "démocratisation" à la marocaine, proclamée urbi et orbi par les responsables du royaume ces dix dernières années.
Florence Beaugé
Forte condamnation des saisies de TelQuel et Nichane
Le Groupe TelQuelcondamne avec force et énergie la saisie et la destruction de 100 000 exemplaires des magazinesTelQueletNichane, dont il est l’éditeur, sur décision des autorités publiques marocaines.
Samedi 1er août, alors que ces exemplaires étaient encore sous presse, le ministère de l’Intérieur a en effet ordonné leur saisie, puis leur destruction dans les locaux même de leur imprimerie. Les autorités reprochent àTelQueletNichaned’avoir voulu publier, en partenariat avec le journal françaisLe Monde, un sondage d’opinion sur le bilan des 10 ans de règne de Mohammed VI. Même si les résultats de ce sondage démontraient que les Marocains plébiscitent le souverain dans leur écrasante majorité – 91% estiment en effet que son bilan est « positif » à « très positif » –le porte-parole du gouvernement a jugé que « la monarchie ne pouvait être sujette à débat, même dans le cadre d’un sondage ». Selon l’agence de presse officielle MAP, cette double saisie serait intervenue parce queTelQueletNichaneauraient « enfreint les dispositions légales en vigueur ».
Or il n’existe aucune loi au Maroc qui interdise ou contraigne les sondages d’opinion. Cette double mesure de saisie est donc illégale – d’autant plus qu’elle n’a pas été officiellement motivée, comme le prévoit la loi, et qu’aucune mesure légale ou réglementaire n’autorise les autorités à détruire les exemplaires de journaux saisis avant une décision de justice.
Par cette saisie et cette destruction, le gouvernement du Maroc s’attaque une nouvellefois à la liberté de presse et d’opinion – ce qui démontre de manière éclatante que la«démocratisation » du régime est un processus semé d’embûches. Ceux qui, à l’occasion de l’anniversaire des 10 ans de règne de Mohammed VI, ont sincèrement rendu hommage au « Maroc qui avance », constatent aujourd’hui qu’il n’est pas non plus à l’abri des reculs.
Dans les démocraties achevées, les sondages d’opinion, même au sujet d’un chef d’Etat non élu, sont non seulement un vecteur d’expression démocratique et populaire, mais un indispensable outil de gouvernance publique.
Tout en dénonçant et condamnant fermement cette double saisie, leGroupe TelQuelaffirme avec force et conviction qu’il continuera à défendre les idéaux démocratiques, et à présenter chaque semaine à ses lecteurs, selon son credo, «Le Maroc Tel Qu’il est ».
TelQueletNichanereparaîtront en kiosque en début de semaine prochaine.
Groupe TelQue,Casablanca, dimanche 2 août 2009
Le Syndicat national de la presse marocaine (SNPM) a dénoncé dimanche la saisie des deux derniers numéros des hebdomadaires marocains TelQuel et Nichane (indépendants) estimant qu'«il n'existe aucune loi au Maroc qui interdise les sondages». «Le SNPM dénonce cette saisie administrative, rappelle qu'il n'existe aucun texte de loi qui règlemente les sondages au Maroc, réclame le respect de la liberté de la presse et demande à ce que toute décision de saisie à l'avenir soit du ressort de la justice » et non des départements administratifs comme il est d'usage, a-t-il affirmé dans un communiqué. Les deux derniers numéros de TelQuel et de Nichane -version arabe de TelQuel- ont été saisis par le ministère de l'Intérieur pour avoir publié samedi «un sondage -effectué en partenariat avec le journal français Le Monde-sur le bilan des 10 premières années du règne du roi Mohammed VI ». Bien que ce sondage soit favorable au roi Mohammed VI qui a fêté le 30 juillet ses dix premières années de règne, le ministre de la Communication, Khalid Naciri, a déclaré samedi à l'AFP que «la monarchie au Maroc n'est pas en équation et ne peut faire l'objet d'un débat même par voie de sondage». « Si Le Monde publie ce sondage (dans édition datée de mardi, ndrl) il ne pourra être mis en vente au Maroc, c'est une question de cohérence », a affirmé M. Naciri. De son côté, le groupe TelQuel a condamné dimanche « avec force la saisie et la destruction de 100 000 exemplaires des magazines TelQuel et Nichane », qualifiant la saisie «d'illégale », dans un communiqué. « Par cette saisie et cette destruction, le gouvernement du Maroc s'attaque une nouvelle fois à la liberté de la presse et d'opinion, ce qui démontre que de manière éclatante que la démocratisation du régime est un processus semé d'embuches », a estimé le groupe TelQuel, exprimant « avec force et conviction qu'il continuera à défendre les idéaux démocratiques ».
Source : AFP, Rabat, le dimanche 2 août 2009
L’absence de l’information crédible laisse place aux rumeurs
"Il y a ce malaise de nos gouvernants à ne pas pouvoir, ou vouloir, communiquer avec les citoyens par les différents supports existants : les médias lourds qu’ils contrôlent et la plupart des titres de la presse écrite, dont le nombre est aujourd’hui assez considérable, et qui ne demandent qu’à accéder à l’information au lieu de tomber dans le cercle infernal de la rumeur qui finit souvent par des démentis cinglants par ceux-là mêmes qui sont censés communiquer.
Les différents gouvernants, à quelque niveau de responsabilité où ils se situent, ne se sentent pas obligés de répondre aux différents questionnements de la société par le biais de la presse. Ils sont encouragés par une certaine culture officielle ambiante qui fait de la non-communication des actes de gestion des affaires de l’État. Pourtant, le premier magistrat du pays a fait montre, à l’entame de son troisième mandat, d’un regain de confiance à l’endroit des journalistes algériens auxquels il a instamment demandé de l’aider dans la recherche de l’information crédible et dans la lutte contre la corruption, un fléau qu’il a lui-même qualifié de “menace à la paix sociale”. Ainsi, en l’absence d’une information juste, le silence fait tache d’huile et la rumeur prend le relais à des stades d’élucubrations par certains titres qui poussent alors l’État à réagir par de vertes mises au point. Les exemples qui vont suivre accréditent cette gestion. Déchiffrage.
Accord d’association avec l’UE et la nécessité d’une révision
Signé le 1er septembre 2005, il est prévu une relecture avec des correctifs cinq ans après, c’est-à-dire le 1er septembre 2010. Comme par hasard, par des fuites organisées, on apprend que cet accord nous est défavorable même si l’on sait tous que la conclusion de ce traité, dans les conditions que l’on découvre aujourd’hui, avait été fait sciemment ; l’Algérie de l’époque étant à la recherche d’une reconnaissance politique. Pour certains spécialistes qui l’ont décortiqué, cet accord fait ressortir des incohérences et des inégalités dans les échanges. Au lieu d’organiser des centres de réflexion avec les concernés qui ont eu à en payer les frais (opérateurs économiques), universitaires, encourager des sujets de thèse, le programmer pour un débat public au Parlement, on se contente de faire la moue et de dénoncer un texte qui a été signé et approuvé par ceux-là mêmes qui le vouent aux gémonies. Ces négociateurs d’un État souverain ont donné leur approbation en leur âme et conscience. S’il est prouvé une quelconque incompétence, il faut non seulement changer les hommes, mais bloquer un processus dans lequel l’Etat s’est engagé. La communication à ce niveau a donné lieu à un fouillis incompréhensible même pour les initiés du dossier de la coopération.
Le retour inattendu des moines de Tibhirine
La sortie d’un général à la retraite face à un juge d’instruction, qui ouvre une information judiciaire, fait partie d’une normalité routinière, mais elle a donné du grain à moudre pour une certaine presse encore sous le charme macabre du “Qui-tue-qui ?”. En revanche, la sortie impromptue du président français, en présence d’un ami de l’Algérie, en l’occurrence le président Lula du Brésil, avait de quoi sortir de ses gonds l’Algérie qui a plus que souffert de ces années de terrorisme.
Encore une fois, c’est le silence radio au niveau officiel. Ce qui a poussé encore une fois la presse à répondre. Chaque titre à sa façon, en fonction des lignes éditoriales. Il y eut un tel cafouillage jusqu’à déterrer un repenti pour lui organiser une “presque conférence de presse”. Heureusement qu’il s’est trouvé des Patriotes pour réagir et répondre aux élucubrations de Buchwalter. C’est vrai que le silence est d’or, mais il peut être interprété comme un aveu de faiblesse.
Concessionnaires automobiles dans le flou
Ce n’est encore qu’une rumeur faute d’une information officielle. La taxe sur l’acquisition des véhicules neufs sera revue à la hausse. Vrai ou faux ? Devant le silence de l’autorité en charge du problème, le citoyen prend pour argent comptant ce que rapportent les médias, se basant sur des sources.
Même si le texte officiel, la loi de finances complémentaire, est encore à l’état de projet, une telle décision a dû être discutée au niveau gouvernemental ou tout au moins dans le cadre d’une rencontre interministérielle. Le conseil des ministres du 21 juillet dernier n’a pas évoqué cette taxe. Probablement, le gouvernement aurait préféré la reporter pour la prochaine loi de finances de 2010. Toujours est-il que les concernés, à savoir les concessionnaires automobiles n’ont pas été invités à des consultations. Ils apprendront peut-être la nouvelle au même titre que l’ensemble des algériens. Ce qui est une aberration.
Loi sur les investissements
Même chose pour cette nouvelle réglementation qui a dû être prise par le gouvernement sur la base de rapports et d’études, en ayant à l’esprit “les intérêts du pays”. L’information est sortie depuis près de quatre mois et fait l’objet de discussions et d’interrogations chez les concernés qui n’arrivent pas à trouver la bonne carburation pour communiquer même au niveau des ministères, dont ceux du Commerce et de l’Industrie. La sortie de l’un de ces derniers a été vite corrigée par son homologue des finances. Toute décision d’un état est souveraine, il aurait juste fallu communiquer les raisons et surtout les précisions tant attendues par les opérateurs étrangers installés en Algérie depuis des années. Étant à un même niveau d’information, chaque partenaire serait libre de prendre la décision qui lui convienne le plus au lieu de tout laisser dans un flou et une expectative déroutants.
Grippe porcine
Cette pandémie qui n’épargne aucun pays, à moins de se mettre dans un isolement total, a obligé l’OMS à produire des informations régulières pour pouvoir suivre son évolution et cette information ne peut émaner que des pays membres.
En Algérie, c’est encore une fois les médias qui ont donné l’alerte en annonçant des cas positifs, ce qui a poussé les autorités à réagir. Par à-coups plus pour calmer les populations que pour les sensibiliser (...) Malheureusement, le citoyen n’a droit qu’à des sorties de ministres qui jurent leurs grands dieux qu’aucun malheur ne peut nous atteindre, alors que le minimum aurait été d’interdire le pèlerinage à La Mecque pour les personnes âgées, donc fragiles. Il y va de la santé du citoyen.
Ce ne sont que quelques exemples récents traités superficiellement qui, une fois de plus, interpellent les pouvoirs publics en vue de mettre en place une communication institutionnelle, d’une part, et entrer de plain-pied dans l’intelligence économique, d’autre part (…)"
Source : Liberté du dimanche 26 juillet 2009
Le pionnier américain de la télévision Walter Cronkite, surnommé "l'homme qui inspire le plus confiance à l'Amérique", est décédé vendredi 17 juillet à l'âge de 92 ans, a rapporté la chaîne CBS, où il avait passé l'essentiel de sa carrière. Les raisons de sa mort n'ont pas été précisées mais selon le Washington Post, qui cite des proches, Walter Cronkite souffrait d'une maladie vasculaire-cérébrale depuis des années. Présentateur du journal du soir sur CBS de 1962 à 1981, il avait été associé aux plus grandes pages d'Histoire de la deuxième moitié du XXe siècle aux Etats-Unis, de la guerre du Vietnam, à l'assassinat du président Kennedy, aux premiers pas sur la Lune ou encore au scandale du Watergate.
Walter Cronkite avait fait ses débuts dans le journalisme dans les années 1930 pour les agences Scripps-Howard et United Press. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il avait accompagné l'armée américaine lors du débarquement en Normandie et survolé l'Allemagne lors de bombardements aériens. Il avait aussi été chef du bureau de United Press à Moscou, avant de céder aux sirènes de la télévision en 1950.
A la fin des années 60, il avait joué un rôle crucial en tournant l'opinion publique américaine contre la guerre du Vietnam. En 1972, un sondage d'opinion l'avait sacré "l'homme qui inspire le plus confiance à l'Amérique", davantage que tout homme politique, dirigeant religieux ou héros sportif. "C'est impossible d'imaginer CBS News, le journalisme et en fait l'Amérique sans Walter Cronkite," a déclaré le président de CBS News et Sports Sean McManus, à l'annonce de la mort de Walter Cronkite. "Plus que simplement le meilleur présentateur de l'Histoire et celui qui inspirait le plus confiance, il avait guidé l'Amérique à travers nos crises, tragédies et aussi nos réussites et nos grands moments", at-il ajouté, dans un communiqué. Brian Williams, actuel présentateur du JT de la chaîne rivale NBC News, a déclaré sur MSNBC que "Cronkite s'adressait à la Nation quand d'autres présentaient les informations".
Source : AFP, Washington, le 17 juillet 2009
La presse banalise-t-elle l’arbitraire ? Dans une contribution publiée par la revue française Diplomatie, (numéro 36 du juillet-août), Saïd Sadi, président du RCD, est revenu sur l’attaque dont avait fait l’objet le siège du parti de l’avenue Didouche Mourad à Alger centre. Les faits remontent, comme le rappelle M. Sadi, au 10 avril 2009. Ce jour-là «le maire d’Alger centre, accompagné de son vice-président, ancien détenu de droit commun, lance un commando de délinquants contre le siège du Rassemblement pour la culture et la démocratie, parti de l’opposition démocratique, qui avait décidé de hisser des drapeaux noirs sur ses locaux pour dénoncer une campagne électorale ubuesque faisant suite à une violation de la constitution qui allait offrir la présidence à vie à Bouteflika. » Quelques jours auparavant, ajoute-t-il, la télévision publique, qui avait ignoré les activités de l’opposition des années durant, avait consacré son journal de vingt heures à relayer les anathèmes des organisations satellites du pouvoir qui condamnaient « les ennemis du peuple et de la nation qui avaient souillé l’emblème national». L’auteur de la contribution prend toutefois le soin de préciser que « la narration de ces faits et la description sommaire de leurs auteurs n’apportent pas vraiment des nouveautés pour qui observe la scène algérienne. » La nouveauté résiderait, selon lui, dans «la banalisation de l’arbitraire ». A cet effet, M. Sadi écrit ceci : «L’agression du siège (…) n’a soulevé ni émoi ni condamnation. Les organisations des droits de l’homme se sont accommodées du fait, les rares intellectuels encore présents dans le pays ont détourné les yeux et la presse privée a rapporté l’évènement comme elle l’aurait fait pour un fait divers.»
Par Mustapha Hammouche
L’Assemblée nationale a refermé une laborieuse session marquée par le vote d’une loi. Évidemment satisfait du travail réalisé par son institution, le président de l’APN a conclu son discours de clôture“en souhaitant à la presse un plus grand professionnalisme dans la couverture des activités parlementaires”.Comme on trouve toujours le temps de faire la leçon aux journalistes quand on n’a pas grand bilan à défendre ! Cela fait tellement longtemps qu’il ne nous parvient de l’hémicycle que des discours de campagne. À telle enseigne qu’on avait oublié qu’un Parlement, c’est fait pour discuter et voter les projets de loi que le gouvernement dépose et, si possible, d’en initier d’autres.
De ce côté-là, Abdelaziz Ziari n’avait pas grand bilan à présenter; il s’est rabattu sur le“débat”sur le plan d’action du gouvernement et la… diplomatie parlementaire. Depuis que l’Assemblée s’est transformée en comité de campagne contre l’alternance au pouvoir et pour un troisième mandat, il n’y avait plus de surprise à guetter du côté de l’hémicycle : le“débat”autour du programme du gouvernement ne pouvait être qu’une séance d’encensements mutuels. Le professionnalisme de la presse consistait-il à dire que le gouvernement a évité la motion de censure dans un pays où ce risque n’est même pas concevable ? Quant à la“diplomatie parlementaire”, l’APN a peut-être oublié de nous en communiquer les performances. La dernière prouesse diplomatique de notre Assemblée a consisté à offrir une tribune à son homologue iranienne pour y expliquer la légitimité de la répression d’électeurs sortis revendiquer le respect de leurs voix. Ce qui est tout à fait conforme au réflexe de solidarité des systèmes autoritaires. Il faut dire qu’en la matière, iln’était pas nécessaire de déployer de gros efforts pour atteindre“la convergence de vues”sur la nécessité de défendre“la démocratie islamiste”.
En lisant, avant-hier, la remarque d’un confrère selon laquelle une seule loi sur la cybercriminalité a été“débattue”et votée, on ne pouvait qu’être sidéré par l’improductivité législative de notre Assemblée. Que peut donc le professionnalisme de la presse pour un travail parlementaire qui tient plus du commissariat politique que de la fonction législative ?
Une seule loi, et une loi répressive, passée subitement parce que certains évènements ont éveillé le régime à la nécessité de surveiller nos téléphones portables et nos ordinateurs !
Que peut le professionnalisme de la presse pour une institution qui, depuis qu’elle est multipartite, soit depuis douze ans, n’a pas encore produit un seul texte législatif d’initiative parlementaire ?
Tout se passe comme si c’était la vocation des journalistes d’être la seule profession à recevoir des conseils d’éthique et de professionnalisme. Et parfois par des représentants de corporations qui sont loin de faire leur métier, en termes d’assiduité comme en termes de normes.
C’est parce que son personnel politique n’est pas défendable que le pouvoir le protège contre toute évaluation publique. C’est justement tout le contraire de la démocratie. Et c’est aussi ce qui le rend inapte à juger du professionnalisme des métiers de liberté.
Source : Liberté, le dimanche 12 juillet 2009
L'imprimeur algérien Amar Boucherrab a été honoré mercredi à Alger, par l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel, suite à son élévation, le 19 juin dernier à Genève, à la dignité de chevalier-officier de l'Ordre européen des Chevaliers de Gutenberg. Lors d'une brève cérémonie, M. Boucherrab s'est dit "heureux" et "fier" de cette distinction décernée, pour la première fois, à un imprimeur algérien, considérant ce prix comme une "récompense pour toute l'Algérie". "L'imprimerie, avant d'être une industrie, est un art qui vient répondre aux besoins du monde de la culture et des médias qui connaît en Algérie un certain essor", a souligné M. Boucherrab qui a exprimé son "vif amour" et son "attachement" à cet art.
De son côté, le directeur général de l'Agence algérienne pour le rayonnement culture, Orif Mustapha, a précisé que le choix fait par "cette confrérie, qui regroupe des personnalités éminentes du monde de l'imprimerie des médias et de la culture, était dû à la contribution d'Amar Boucherrab au développement des techniques d'impression en Algérie". "Ce pionnier du monde de l'imprimerie en Algérie a réussi, malgré les difficultés rencontrées tout au long de son parcours, à s'améliorer dans ce domaine qui contribue fortement à la circulation du savoir et de la littérature" a-t-il relevé, souhaitant que cette distinction ouvrirait de nouvelles perspectives pour lui comme pour l'ensemble des imprimeurs algériens.
Agé de 41 ans, Amar Boucherrab, informaticien de formation, crée en 1999 "Espace numérique" qui marque le processus aux nouveaux processus multimédias pour répondre aux besoins du secteur de la communication en Algérie. En 2006, il monte un projet pour introduire en Algérie la roto-offset, un tirage offset par rotative pour les magazines.
Source: APS, le mercredi 1 juillet 2009