
Nom du blog :
chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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je suis tres fier de mon cousin méme qu'on se connait pas.bravo...
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Par boucherrab, le 06.11.2009
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je me permet de vous ecrire afin de vous demandez de l'aide dans ma recherche.
en effet, m...
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Par soumia, le 31.10.2009
un enfant retrouvé mort sans ses deux reins et son cœur
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Par hogra, le 31.10.2009
bonjour,
félicitations pour ammar, mais comment a été choisi vu qu'il n'y a ps de syndicat ou concours pour ...
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Par sf, le 31.10.2009
allez sur le blog http://djemila-y amina.skyrock.co m j adresse une lettre ouverte a notre chef d etat de acte...
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Par ZEGHOUDI FATIMA, le 31.10.2009
je vous ecris pas pour un commentaire mais c`est pour soliciter une aide de votre part .voila je suis une élév...
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Par hl, le 28.10.2009
il était un très gentil homme, toujours souriant et dynamique ...
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Par maari , le 24.10.2009
salut tous le monde franchement monsieur ibrahimi c est un grand professeur jetais son élève cette année et je...
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Par ryma, le 23.10.2009
salut tous le monde franchement monsieur ibrahimi c est un grand professeurs jetais son élève cette année et j...
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Par ryma, le 23.10.2009
pour ces détails, il vaut mieux se rapprocher de la direction de l'ecole elle-même. l'ecole se trouve à ben ak...
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Par __S.B, le 20.10.2009
il n'est pas encore en ligne....
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Par Anonyme, le 15.09.2009
je veus accéde à ce journale par internéte comment faire...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
bsr,
pouvez-vou s faire figurer le texte integral de ce livre ?? ...
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Par Anonyme, le 07.09.2009
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Le directeur général de l’APS, M. Nacer Mehal, a affirmé dimanche 28 juin, à Alger, que la relation justice-presse devrait être accentuée à même de permettre une «relation de confiance » qui servirait l’intérêt général.
M. Mehal, qui intervenait lors de la 14e rencontre du groupe africain de l’Union internationale des magistrats (UIM), consacrée à la relation médias-magistrats, organisée à la Cour suprême, a estimé qu’une relation de confiance entre les journalistes et les magistrats permettait de « produire une information objective frappée de sceau de la sérénité ».
Pour M. Mehal, la définition des rôles des journalistes et des magistrats constitue un « substrat de base » de cette relation de confiance qui « ne doit altérer ni la fonction ni la mission de l’une ou l’autre ». Il y a lieu aussi, a-t-il dit, de concevoir une « communication ouverte » pour informer mais également pour « éveiller les esprits à la chose de la justice».
Dans ce contexte, il a relevé l’importance de réfléchir à la meilleure manière de produire « une information fiable qui s’adresse à une opinion très diverse, y compris dans sa manière de concevoir l’acte de justice ». Il a, à cet effet, appelé à la continuité et à l’approfondissement de l’expérience entamée au niveau des cours et tribunaux par la mise en place des cellules de communication « à même de produire rapidement une information de qualité, complète et qui respecte les droits de l’homme à commencer par la présomption d’innocence ».
« La médiatisation est un phénomène que l’on devrait, dans l’exemple algérien, généraliser pour que le citoyen apprenne tous les jours qu’il y a, dans le pays, une saine administration de la justice, celle qui est le fondement même de l’équilibre d’une société, attachée qu’elle est au sens de l’équité dans les rapports entre les humains », a encore dit M. Mehal. Il serait selon lui "plus approprié » de voir comment se traite ailleurs l’information judiciaire, comment celle-ci « participe à une saine image de la magistrature » et comment « elle aide à former un citoyen soucieux de l’Etat de droit ». M. Mehal a aussi mis en garde sur les dangers que peuvent engendrer « certains journaux qui s’érigent parfois en tribunaux », avant de relever l’importance d’organiser des colloques d’information associant magistrats et journalistes auxquels prendraient également part des spécialistes pour enseigner les méthodes de traitement de l’information judiciaire.
Source : APS, le dimanche 28 juin 2009
Sollicité, un ancien cadre de la Société d'impression de l'ouest (SIO) a bien voulu nous résumer sa carrière au sein de cette entreprise publique.
Voilà mon petit parcours...de combattant. Je suis entré à la SIO en 1992 en qualité de gestionnaire des stocks grâce à M. Louhibi qui avait, à l'époque, remplacé feu Choucha décédé à l'étranger.
La SIO à cette phase du commencement de la restructuration (et de l'accouchement-plutôt de la mise bas de la presse privée) souffrait énormément du manque de gestion. Et pour ne rien cacher, cette entreprise allait mourir dès sa naissance avec son directeur qui lui aussi s'est sacrifié et s'est éteint pour elle (Choucha M.).
J’ai du répondre à la confiance qui a été mise en ma personne et aussi dans mes associés Amara Cheikh-Meslem Abdeslam, qui eux aussi, comme moi, furent totalement oubliés par le staff actuel de l'ex-SIO.
J’ai entrepris d'assoire une draconienne gestion des matières ou nul malfrat ou voleur de papiers ne peut s'aventurer à dilapider cette matière qui nous était livrée au compte gouttes a partir d'Alger et par les rares arrivages par le port d'Oran-époque des AGI et du forcing du bloc capitaliste sur les bastions socialistes et que l'Algérie était la cible du FMI et de la BM (Banque mondiale). En même temps, j'envoyais des billets et articles aux journaux parfois naissant de la presse écrite comme El Watan, El Moudjahid, le Quotidien, la voix de l'Oranie etc..
J’écris encore des billets sur l’histoire locale, notre culture et aussi sur l’environnement régional puisque je gère une association écologique dénommée El Fadjr El Kerma.
De 1992 a 1997, la SIO a tenu grâce à la bonne gestion de ses structures et bien sur grâce à ses travailleurs et gestionnaires honnêtes malgré le fait qu'ils étaient sous-payés durant les années des vaches maigres et des années de braises.
Et c'etait au cours de nos missions à Alger et Constantine que nos vies étaient en danger. Parfois, des hôtels sont soufflés par les bombes alors que nous venions de les quitter comme l'hôtel d'Angleterre d’Alger. Passons sur les menaces écrites et autres choses que nous ne pouvons dire. Tous les anciens travailleurs relégués à la retraite forcée ou à temps légal qu'ils soient rotativistes, employés du press-fax, de la photogravure, manutentionnaires et administratifs n'ont jamais été réunis par les actuels dirigeants de l'imprimerie de journaux régionaux qu'était la SIO avec l'actuel monsieur le PDG Adda Beddia Mohamed.
Les retraités de la presse du spectacle ENTV sont plus gâtés et entourés de bonnes attentions mieux que nous, les retraites de la presse écrite, et sur ce constat Mr MIHOUBI qui est le représentant de la tutelle doit bien penser à établir l’équilibre et rendre justice à cette catégorie de travailleurs de la presse.
Le mépris, flagrant, est aussi affiché par des cadres syndicaux qui sont élus pour défendre les intérêts des travailleurs et qui oublient leurs retraités.
Je dis à ce beau monde qu’eux aussi souffriront les restes des années qu'ils auront à passer en retraite et seront oubliés comme nous les retraités de la SIO.
Mr BENYAMINA MOHAMED
56,rue colonel amirouche
EL KERMA 31110 ORAN
Une anecdote. Un responsable de la direction de l’hydraulique de la wilaya d’Alger, chargé de superviser les travaux de réalisation en ville d’un gros collecteur des eaux usées et des eaux pluviales (confiés à une entreprise italienne), avoue n’être pas intéressé d’avoir des contacts avec les médias. Et c’est une journaliste qui était la cause de cette animosité.
Il explique : «Une fois, une journaliste qui travaille dans un journal arabophone dont je ne me rappelle plus le nom, est venue me voir au bureau(base de vie de Sidi M’hamed). Quand je la reçois, elle me pose cette question : « Nous avons entendu que vous exportez de l’eau vers la France, est-ce-que c’est vrai ? »Une fois la question entendue, le responsable laissa la journaliste toute seule dans le bureau.
Dans un entretien donné au Temps d'Algérie, Lazhari Labter revient sur son intérêt à l'écriture en général et au journalisme en particulier.
Extrait:
(...)
On vous connaît beaucoup plus en tant que poète et journaliste. Maintenant vous passez à autre chose. Est-ce par nostalgie ?
Effectivement, j'ai commencé à écrire de la poésie, non seulement en langue française mais aussi en arabe. Je n'ai jamais abandonné la poésie, j'ai un recueil qui devrait paraître dans quelques mois. Donc, j'ai pensé non seulement aux poésies classiques mais aussi à la poésie aux vers libres. comme celle de Samih El Kacim, Mahmoud Derwich, Nezar Kabbani… qui m'ont marqué profondément, et la poésie que j'écris est celle de «l'amour courtois», liée en faite aux moualaquate, Abla, Madjnoun Leïla… Il y a aussi Aragon. Il s'est sans doute inspiré de Madjnoun Leïla pour écrireLe fou d'Elsa.
C'est cette poésie qui m'a toujours intéressé. Quant à moi, la majorité de ma poésie a été
dédiée à ma femme Yasmina que j'ai toujours chantée. A l'exemple de Benguitoune, de Abdallah Ben Keriou….
Le journalisme, c'est le métier que j'ai exercé pendant trente ans. Ce métier m'a permis de rencontrer des artistes, des écrivains, des hommes de cinéma et ces contacts ont été fantastiques. Il y a eu une période où l'Algérie a été frappée par un séisme de forte magnitude entre 1988 et 1998, comme je me trouvais avec Khaled Mahdi (que Dieu ait son âme) du bureau d'Alger de la Fédération internationale des journalistes en 1995, j'ai publié un ouvrage chez Harmattan sur nos confrères assassinés, qui n'était pas complet.
Ce n'est pas facile d'assister à la mort de nos confrères, nos camarades emportés souvent à la fleur de l'âge.
Il y avait plus d'une centaine assassinés entre 1993 et 1998, alors je tenais à écrire ce livre. Donc, c'est en 1998 que j'ai complété cet ouvrage paru chez Chihab et qui s'intituleJournalistes algériens 1998 – chronique des années de terreur mais d'espoir. Je dirai que la presse algérienne à joué un rôle capitale dans la résistance patriotique contre ces gens qui voulaient faire balancer l'Algérie vers l'archaïsme, à des temps révolus.
Comment êtes-vous venu à l'édition ?
L'amour de la lecture m'est venue de ma soeur. Très jeune en la voyant revenir de la bibliothèque avec des livres, je m'asseyais à côté d'elle et elle me racontait des histoires. Et lorsque, j'ai appris à lire, je lisais des contes et la bande dessinée, des livres de la bibliothèque verte, ensuite d'autres livres. La passion de la lecture, on la développe en étant jeune, d'où l'importance des familles à mettre des ouvrages à la disposition de leurs enfants. J'étais fasciné par le livre mais aussi curieux de sa fabrication. J'ai vu mon père jardiner, j'ai vu le ferronnier tordre le fer, mais le livre je n'avais aucune idée comment on le fabriquait, d'autant plus qu'à Laghouat il n'y avait pas d'éditeur.
Après donc le métier de journaliste et avec le recul, c'était naturel pour moi de me lancer dans l'édition, car c'était mon rêve d'enfant. J'ai travaillé durant quatre ans comme directeur d'édition à l'Anep. Quelque temps après, j'ai créé ma propre maison d'édition Lazhari Labter.
Source : le Temps d’Algérie, le dimanche 21 juin 2009
« Il y a quelques mois, la chaîne privée marocaine MeD 1 Sat lançait sa première émission de débat politique sur le satellite «Dafatane». L’émission est animée par la journaliste algérienne Leïla Bouzidi. En regardant cette émission, on se rend compte, à quel point l’Algérie, a perdu du temps en empêchant l’ouverture audiovisuelle et surtout la promotion de valeurs sûres de notre Unique.Leïla Bouzidi fait partie de cette génération de journalistes de la Télévision algérienne, de l’après-Octobre 88, à l’image de Warda Laoufi, Ali Oudjana, Katia Abad ou encore Lazhar Meratla. Des journalistes venus de l’ITFC, à la fleur de l’âge et qui n’avaient qu’une seule ambition: révolutionner la Télévision algérienne en se démarquant des anciens. Ils arrivaient au Boulevard des Martyrs quand d’autres en sortaient. Des journalistes qui défiaient le terrorisme, la menace intégriste et vivant dans l’univers glauque de Sidi Fredj, avec la peur au ventre. Aujourd’hui certains de ces journalistes sont soit partis faire carrière à Londres comme Ali Oujana, ou sont restés en Algérie, comme Abad et Laoufi, alors que d’autres ont choisi de s’exiler au Maroc, à Tanger, dans la très controversée Medi1 Sat, qui entretient des relations très électriques avec l’Algérie et avec sa radio du même nom.
Leïla Bouzidi, qui a commencé ses classes avec «Min Ouaqiana», a touché à l’actualité à travers les maux de la société algérienne. Une expérience fructueuse puisque cette émission lui a ouvert les yeux sur les grands reportages. L’Entv, qui s’interdit de toucher aux faits divers dans le Journal télévisé, avait créé une émission bimensuelle qui traitait des maux de la société. La direction de l’Entv avait à l’époque de HHC donné la latitude pour traiter des sujets tabous tels que le viol, la drogue, l’exorcisme ou encore la violence dans la petite délinquance. Mais c’est en entrant dans Khalifa News, la première télévision privée dans le Maghreb à l’époque, au début de 2003, que Leïla Bouzidi avait découvert aux côtés de sa rédactrice en chef, Soraya Bouamama, de ses collègues Ali Oudjana et Warda Laoufi les possibilités qu’avaient des journalistes algériens dans une télévision hors circuit Entv.
Trois mois après son entrée à Khalifa News, Leïla Bouzidi fait connaissance avec les affres de la dissolution et la fermeture d’un media, l’obligeant à revenir tête baissée au 21 boulevard des Martyrs. Cette chute professionnelle lui a permis de prendre conscience de ses véritables capacités professionnelles. Elle est arrivée à décrocher une place dans la chaîne économique Cnbc, avant de rejoindre la chaîne marocaine Med 1 Sat au début des années 2005. A l’époque, elle avait jeté aux «water closets» tous les conseils d’amis sur le risque de travailler dans une chaîne marocaine qui passe son temps à chercher des poux aux abords d’Alger. Des années après, Leïla Bouzidi est toujours en poste et a gagné en «galons» puisqu’elle décroche le mérite d’animer la première émission politique de la chaîne privée marocaine. Alors promotion professionnelle ou poste alibi, la nomination d’une des meilleures journalistes de l’Entv à cette émission très regardée au Maroc restera néanmoins la marque de réussite d’une valeur sûre de la Télévision algérienne.
Amira Soltane
Source : l’Expression, le 18 Juin 2009
Lancé le 13 juin 2002, le quotidien régional La Dépêche de Kabylie fête aujourd’hui son 7e anniversaire. A l’occasion, un éditorial retraçant le parcours du journal durant les sept dernières années, a été publié dans sous le titre : « La foi et la voie d’un journal ».
Texte intégral :
Les journaux qui ont fait de la démocratie leur valeur essentielle, en accompagnant la société dans ses luttes quotidiennes, particulièrement sur le front de la lutte contre le terrorisme islamiste et l’intégrisme, ont joué un rôle de premier plan sur le terrain de l’information et de la sensibilisation.
L’«aventure intellectuelle», comme se plaisent à l’appeler ceux qui ont investi ce métier de la presse écrite dès la promulgation du décret de Hamrouche en 1990, avait accompagné le mouvement de libération citoyen d’octobre 1988 et s’est donné pour «mission» primesautière immédiate de prolonger cette contestation populaire et de lui conférer surtout un sens politique.
L’autre béquille sur laquelle était censée s’appuyer cette révolte était les formations politiques autorisées par la Constitution de février 1989. Les mois et les années qui ont suivi le bouillonnement du début des années 1990 nous apporteront cette vérité amère : les partis n’ont pas pu jouer le rôle dont la société les a chargés. Le multipartisme débridé qui a conduit à de lourdes dérives ayant failli compromettre le caractère républicain de l’État algérien, le déficit de formation et de culture politiques chez la frange supposée être l’élite en la matière et les enjeux bassement matériels du moment ont fait que le soubassement idéologico-intellectuel du pluralisme politique s’est réduit à la seule presse écrite dite indépendante.
“Voici que même les journaux se mettent à dire la vérité !” ; c’est en ces termes que le poète Aït Menguellet s’est exclamé en 2005 dans une de ses chansons où il imaginait l’Algérie idéale, rêvée par lui, dans laquelle la justice, le droit, la culture, la compétence et le commerce seraient florissants et seraient intériorisés comme valeurs sociales.
Sur le plan politique et de la défense des libertés, la presse, au même titre que les organisations autonomes de la société civile constitue – lorsqu’elle n’est pas happée par les connivences mafieuses et les indignes allégeances – un véritable contre-pouvoir vécu dans les grandes démocraties du monde comme un «amortisseur» des élans autoritaristes, un avertisseur aux princes et un formateur d’opinion. C’est Napoléon qui se plaignait de cet «encombrant» compagnon en ces termes : «Je ne me chargerai pas de gouverner trois mois avec la liberté de la presse.»
L’Algérie a, dans la logique du l’unicité de la pensée instaurée dès l’Indépendance, subi la loi de la censure dans le domaine de la presse comme dans tout le reste de la sphère de la vie publique. La traversée du désert avait duré un quart de siècle, une période pendant laquelle les libertés furent brimées et la presse muselée. Comme sous tous les régimes des «démocraties populaires», nous n’avions droit qu’à une presse gouvernementale qui répercutait et amplifiait la voix de son maître dans une inénarrable et débile propagande. La fameuse aventure intellectuelle entamée il y a 18 ans ne pouvait aller sans accrocs d’autant plus que, moins de deux ans après son lancement, cette presse sera la cible d’une autre agression autrement plus destructrice : le terrorisme. L’étroitesse de vue de nos gouvernants après tant d’efforts et de services rendus par la presse à la démocratie et à la citoyenneté ne bénéficiera d’aucune compréhension ou indulgence.
Lorsque le 13 juin 2002 sortit le premier numéro de La Dépêche de Kabylie, l’Algérie vivait une énième «crise kabyle», celle du Printemps noir qui allait emporter 126 jeunes martyrs de la citoyenneté. Le pari pour le journal était de restituer par écrit et par photos la vie en Kabylie sous tous ses aspects. Une vie dure, laborieuse, mais exaltante par les efforts qu’elle réclame et par le bon sens qui préside à toute action entreprise sous ces latitudes.
Outre qu’il était venu combler un vide criant en matière d’information de proximité, cet organe pu, pendant sept ans, mobiliser en son sein des énergies aux diverses potentialités. Celles-ci ont donné aura et audience au journal.
Ce sont des faits qui se vérifient même sur de nombreux sites web qui reprennent ou commentent les produits de La Dépêche de Kabylie.
La dernière réalisation qui a eu les chauds suffrages des lecteurs, particulièrement des élèves, est le supplément hebdomadaire en tamazight. Ce cahier nous a montré que l’attente en ce sens est immense et que les exigences en la matière vont crescendo. La Dépêche de Kabylie était venue sur la scène à un moment crucial dans la marche de la société kabyle, marche semée d’interrogations, de pertes de repères et de faillite de la classe politique. Il serait, bien entendu, présomptueux de penser qu’un simple journal pourrait combler ce vide effarant. Ce serait une vocation démesurée. Mais par un effort de pédagogie, de clarification et d’engagement à côté des forces démocratiques saines, elle pourra apporter une pierre à l’édifice.
Sept années dans la vie d’un journal, est-ce assez pour le juger? Sept années de «guerre» contre l’enfermement médiatique et l’omerta, sept années de proximité à côté des habitants des villages et hameaux les plus reculés de la Kabylie et sept années porteuses d’une voie nouvelle, originale mais perfectible. Aux lecteurs de juger.
Amar Naït Messaoud
(la Dépêche de Kabylie, vendredi 12-samedi 13 juin 2009)
Dans un entretien donné au magazine El Djazaïr.com, Azzedine Mihoubi,secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, pense que « le secteur n’est pas pris en charge sur les plans de la conception, du développement et des technologies de l’information afin de permettre à l’autorité de tutelle d’exercer pleinement son rôle de courroie de développement et non de simple courroie d’enregistrement et de transmission du courrier aux entreprises sous tutelle. »
Extrait:
El Djazaïr.com: Quelle lecture faites-vous du message adressé par le Président de la République aux journalistes le 3 mai derniers ?
Azzedine Mihoubi: Mon analyse propre de ce message fait ressortir les principaux axes directeurs du plan d’action du secteur de la communication qui reposeraient sur ce qui suit.
Pour ce qui est de l’audiovisuel, il s’agira de la poursuite du renforcement des réseaux d’émission et de réémission – radio et TV – et de la mise en oeuvre de mégas projets radio et TV, ainsi que la poursuite du développement des chaînes radio locales et des chaînes TV thématiques en tenant compte de la promotion des capacités de production correspondantes.
Pour ce qui est de la presse écrite, l’amélioration de l’action des différents organes de presse écrite se fera dans le cadre de la continuité du développement des réseaux d’impression et de distribution. Ceci pour ce qui est des actions matérielles en termes d’équipement et de soutien. Bien sûr le tout devra être accompagné par la finalisation des textes législatifs et règlementaires régissant les activités de communication tels que l’information, la publicité, les statuts et cahiers des charges des établissements publics sous tutelle…
La formation des journalistes est aussi inscrite parmi les priorités de notre secteur.
Avant d’entreprendre des mesures concrètes, il faut peut-être établir une sorte de diagnostic du secteur. Vous êtes un homme du secteur, quel constat aviez vous établi ?
Le constat établi, depuis que je suis à la tête de ce département ministériel révèle que nous sommes tous, en tant que professionnels du métier, interpellés pour que chacun en ce qui le concerne apporte sa contribution (administration centrale, corporation des journalistes, producteurs, techniciens, juristes etc.) dans l’édification du secteur de la communication et des domaines qui nécessitent une prise en charge que ce soit sur le plan de l’organisation, de l’équipement, de la gestion et du management, de la mise en place des instruments juridiques devant régir les activités du secteur, et le tout doit se faire dans le cadre d’une vision (pour ne pas utiliser le terme stratégie) de communication sectorielle de développement ; car le secteur n’est pas pris en charge sur les plans de la conception, du développement et des technologies de l’information afin de permettre à l’autorité de tutelle d’exercer pleinement son rôle de courroie de développement et non de simple courroie d’enregistrement et de transmission du courrier aux entreprises sous tutelle.
La réussite de cette vision nécessite, bien sûr, le soutien de la corporation par la mise en place d’outils d’organisation et de fonctionnement afin de faciliter la relation avec la tutelle par exemple, l’organisation en conseil d’éthique et de déontologie, la mise en place de passerelles de communication à travers une corporation bien représentée par des organes ou entités représentatives.
Outre la législation à revoir mais aussi les textes relatifs à la publicité ou au sondage d’opinion, il y a la restructuration des entreprises publiques de presse de manière à améliorer sensiblement leur place dans le paysage médiatique national. Que comptez-vous faire sur ce plan ?
Ceci représente bien sûr, l’engagement de son excellence Monsieur le Président de la République Abdelaziz Bouteflika et nous sommes interpellés quant à sa mise en oeuvre de concert avec la corporation dans le but de professionnaliser davantage l’exercice du métier. Tous ces chantiers seront ouverts en fonction des priorités à mettre en place et de l’état d’avancement dans la maturation des dossiers. Effectivement le secteur se doit de mettre en place des textes législatifs et réglementaires adaptés : communication, information, publicité, statuts et cahiers des charges des entreprises sous tutelles etc. Tout un arsenal juridique qui tient compte des priorités et des exigences de l’heure.
(…)
Achour Cheurfi, dans El Djazaïr.com, numéro de juin 2009.
Le syndicat national des journalistes (SNJ) organise dimanche 7 juin une réunion de son bureau exécutif. Dans un communiqué publié aujourd’hui par El Watan (page publicité), le SNJ rappelle que la précédente réunion du bureau, provoquée pour le 31 mai dernier « à la demande de ses membres», a été reportée pour absence de quorum.
Dans cet éditorial,Abdelkrim Ghezali revient sur la création de la fédération nationale des journalistes algériens (FNJA).
« ON aurait aimé que les choses se passent autrement. Mais que faire quand on ne dispose pas des moyens de ses rêves ? La Fédération des journalistes algériens est née après une grossesse nerveuse qui aura duré plusieurs années. Après tant de fausses de couches qui auront altéré une matrice pourtant fertile, après le MJA, l’AJA, le SNJA et le SNJ, la FNJA voit le jour sous le parrainage de l’UGTA.
L’avenir et le devenir de ce dernier-né dépendent de ce que ses adhérents voudront en faire. Les organisations précédentes ont été livrées à des directions qui les ont vidées de leur sens, de leur substance, qui les ont détournées de leurs objectifs initiaux, pour en faire des appendices d’appareils politiques ou du pouvoir, abandonnant ainsi une corporation à l’atomisation, à l’éclatement, à l’errance dans un contexte socio-économique difficile.
Le Conseil d’éthique et de déontologie, le mort-né de la manipulation politicienne, n’a jamais rien fait pour la corporation. Comment peut-il faire quoi que ce soit puisqu’il n’est pas l’émanation d’un consensus de la corporation, mais le produit d’une fuite en avant insensée et de calculs mesquins qui ont violenté le principe même de l’éthique. Depuis toujours, l’éthique de la profession est laissée à la seule appréciation des pouvoirs publics, des tribunaux et d’un code de l’information qui s’applique selon les humeurs.
Il n’est jamais trop tard pour agir et se prendre en charge, même sous une tutelle. Un syndicat affilié à l’UGTA, c’est mieux qu’un syndicat qui a une indépendance illusoire. Ce dont les journalistes, notamment la nouvelle génération, ont besoin, c’est d’un instrument qui défende leurs intérêts matériels et moraux et non d’une officine qui se manifeste occasionnellement pour organiser des manifestations sportives à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse, d’une structure qui les regroupe, qui renoue le dialogue entre toutes les composantes de la corporation sans exclusive, sans distinction de tendances politiques, ni de langue, ni d’organe, ni de toute autre considération de quelque ordre que ce soit pour peu que l e j o u r n a l i s t e o b s e r v e scrupuleusement les principes cardinaux ayant permis à cette profession d’occuper le haut du pavé sous d’autres cieux. Il revient donc à la profession de redéfinir ces principes.
La FNJA peut servir de catalyseur pour tous les professionnels de l’information pour se concerter et rédiger cette charte tant attendue et qui tarde à venir. Si les éditeurs sont appelés, eux aussi, à se structurer pour défendre leurs intérêts et pour offrir à la FNJA naissante un interlocuteur collectif, ils n’en sont pas moins concernés par cette charte d’éthique et de déontologie qui pourrait donner un nouveau souffle à la presse algérienne et présiderait à sa renaissance.
Les pouvoirs publics, à travers le président de la République, ont exprimé leur disponibilité à assainir l’atmosphère qui règne depuis un certain temps entre la presse et les autorités, et aider le secteur à se restructurer et assainir ses rangs et son environnement.
Des journalistes ont pris l’initiative de s’organiser. C’est au tour des éditeurs de le faire afin que la corporation puisse aller vers des états généraux représentatifs et sortir avec des propositions opérationnelles pour une réelle mise à niveau de la presse algérienne. » A. G.
Source : la Tribune, le 30 mai 2009
le 30 novembre 2006, le quotidien le jour d'Algérie a fêté son millième numéro. Abderrahmane Mahmoudi a rédigé un éditorial de circonstance, dont voici le contenu intégral:
"Le millième numéro du Jour d’Algérie est entre vos mains. Il correspond presque à trois ans d’existence et ce n’est pas peu dire. Etant personnellement plutôt un journaliste d’hebdomadaire, bien qu’ayant fait mes premières armes au quotidien El Moudjahid, je ne cache pas que j’ai éprouvé beaucoup de réticences et un peu d’appréhension avant de lancer une équipe sur un projet aussi ambitieux que celui de confectionner un quotidien politique national. N’eut été la conjoncture toute particulière liée au déroulement d’une campagne électorale présidentielle particulièrement rude, il y a même très peu de chances pour que nous nous embarquions dans une pareille aventure, nous qui étions si bien à notre affaire avec l’hebdomadaire «Les débats» qui nous donnait et continue d’ailleurs à nous donner de si grandes satisfactions.
Le fait est que l’âpreté de la bataille qui s’est installée autour des candidatures de Abdelaziz Bouteflika et de Ali Benflis a été d’une telle intensité que l’équipe du
Jour d’Algérie n’a pas trop senti les mille et un obstacles qui se dressent sur le parcours d’un journal qui a décidé de se positionner pour l’un ou l’autre des candidats en lice. La course à l’imprimerie, l’accès à la publicité, puis son paiement au compte-gouttes, rapports déconcertants avec une administration des impôts qui ne perçoit pas souvent la spécificité économique d’une entreprise de presse, problèmes de distribution, dont le choc avec le cartel dominant n’est pas le moindre. Nous l’aurons compris, rien de ce que nous avons essayé d’éviter bien au chaud dans notre hebdomadaire ne nous aura été épargné au quotidien. Et n’eussent été les aides décisives de parties qui crurent en notre travail et qui nous apportèrent les soutiens voulus aux moments voulus, il ne fait aucun doute que les jours du «Jour d’Algérie» n’auraient jamais pu être comptabilisés par milliers. Cela nous aura en tout cas donné le temps de constituer une équipe qui, après d’innombrables essais, tentatives, ratages, expériences et stages non concluants, s’avère être aujourd’hui l’une des plus performantes sur le terrain, autant par la qualité de ses sources, que par la manière très didactique de transmettre une information de première main, présentée dans une maquette originale et agréable à consulter. Un juste équilibre a également su être trouvé entre le côté informatif largement présent dans le journal grâce à des enquêteurs de talent et un encadrement où l’analyse et le commentaire permettent de soutenir une ligne éditoriale claire et sans ambiguïté dont l’objectif essentiel est d’éclairer le vécu des Algériens et de leur fournir les moyens de mieux comprendre les enjeux sociaux, politiques, économiques, culturels et internationaux qui les concernent. Si par ailleurs nous ne prétendons pas livrer de grandes pages sportives faisant référence dans le paysage médiatique, nous en confectionnons tout de même deux par jour qui permettent à nos lecteurs de ne pas avoir à aller chercher ailleurs ce que nous leur offrons de façon très professionnelle. Tout comme notre journal reste l’un des rares quotidiens algériens à sauvegarder un espace éditorial qui nous paraît indispensable pour une bonne clarification des choses au milieu d’une opacité ambiante plus ou moins entretenue à dessein. De même que dans le même registre, «Le Jour d’Algérie» est également l’un des très rares journaux à proposer une chronique Télé de haute facture.
Mille numéros donc qui reposent également sur la constitution d’une équipe technique où se côtoient d’étonnants jeunes loups, maîtrisant les techniques les plus pointues de l’informatique et des vétérans du secrétariat général de rédaction désireux de hisser le journal au niveau technique le plus élevé. Le tout rigoureusement encadré par une administration étoffée et moderne qui nous insère en toute sérénité dans un environnement administratif, commercial et publicitaire pas toujours très commode. Et souhaitons que par la grâce de Dieu et le soutien de tous nos amis et la fidélité de nos lecteurs, chaque jour plus nombreux, nous nous retrouvions ensemble pour célébrer notre deux millième numéro. "
Abderrahmane Mahmoudi (Cet article a paru dans le jour d’Algérie du 30 novembre 2006)