Publié le 10/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Dénomination : EPE/SPA Société d’Impression d’Alger « SIMPRAL »
Siège social : 20, rue de la liberté- Alger
Directeur général : AISSIOUANE Mohamed
Statut : EPE/SPA
Texte portant statut :
Acte notarié n° 297/97 du 26/02 et 17/03/1997.
Acte notarié modificatifs n°291/98 du 15/03/1998 et 354/02du 21/07/2002.
Nombre de titres tirés : 09
Dont : Quotidiens : 07/Hebdomadaires : 02
Tirage moyen /jour : 90.280
Publié le 09/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Les médias ont réagi "favorablement" à la politique de l'Armée nationale populaire en matière de communication, a affirmé dimanche 3 mai 2009, à Oran, un officier supérieur de l'Armée populaire nationale (ANP).
«Cette interaction des médias avec la politique de communication de l’Armée a été efficace et a largement contribué au processus de professionnalisation de l’ANP", a indiqué le chef de l'Etat-major de la 2eme région militaire, le général Amar Tlemcani. Cette contribution a-t-il dit à l’ouverture d'une semaine d’information sur le commandement de la 3eme région de la défense aérienne organisée à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la liberté d’expression, a permis de « rapprocher le citoyen de cette institution et de faire connaître ses missions et objectifs à toutes les catégories du peuple". A cette occasion, des officiers du commandement de la défense aérienne du territoire ont donné des explications sur les missions assignées au service centralisé de recherche et de secours, et ses centres secondaires chargés des opérations en cas de catastrophes naturelles (...)
Source : APS, du dimanche 3 mai 2009
Publié le 08/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Pour le chroniqueur de liberté, il faut d’abord laisser agir les lois de la nature avant de prétendre assainir le milieu journalistique.
Extraits:
"Le ministre d’État chargé de la Communication se soucie d’épurer les rangs du journalisme. C’est la finalité qu’il donne au projet récurrent de carte nationale de presse. Mihoubi ne nous dit pas comment il compte s’y prendre pour séparer le bon grain de l’ivraie (...)
La pénalisation des délits de presse reste la manifestation la plus significative de ce souci qu’ont les autorités d’assainir le milieu journalistique. Et si l’on s’en tenait à l’usage ciblé qui a été fait de la répression judiciaire, on ne pourrait que constater que la conception politique d’une saine presse reste assez spécieuse.
Au demeurant, pourquoi serait-il plus urgent d’assainir les rangs des journalistes avant d’assainir le milieu éditorial ? Si l’on commençait par laisser agir les lois de la nature, comme le marché et la concurrence, on serait déjà bien avancé dans la salubrité médiatique. Des journaux structurellement déficitaires sont perfusés à coups d’overdose de publicité institutionnelle et dispensés des frais d’impression pour des titres dont la raison d’être est de chahuter la communication publique.
Le maniement de l’arme de l’agrément est en train d’imposer à la presse la réédition de l’expérience tragique du multipartisme. La profusion de titres suscités, comme la prolifération des partis politiques, est en train de faire de la scène médiatique l’exacte réplique de ce que fut le paysage politique des années 1990. Jusqu’au nombre qui est de l’ordre de soixante-dix publications, à peu près le nombre de partis d’alors. S’infiltrent alors tous les équilibristes et les chargés de mission parasitaires dont la condition de réussite est de décrédibiliser la profession et son engagement. Surtout qu’ils sont assurés qu’à la clef, c’est financièrement tout bénéfice. Ce parasitisme subventionné n’est pas l’œuvre des parasites, mais l’effet d’une politique publique.
Si la purge du collectif journalistique repose sur le même calcul que celui qui a présidé à la restructuration autoritaire du système éditorial, il faudrait donc parler d’institution de la confusion plutôt que d’œuvre de salubrité publique. Cela relève plus du nettoyage médiatique que de l’assainissement d’une profession.
Car, enfin, le meilleur agent d’assainissement de la presse n’est-il pas le lecteur ? Or, tout est fait pour contrarier le choix du lecteur, puisqu’on rentabilise, avec l’argent du contribuable qui plus est, le journal qu’il ne lit pas et qu’on presse le journal qu’il lit. D’ailleurs, cette culture mercantile qu’on impose au monde de l’édition fait que de plus en plus d’éditeurs se convertissent à la vision strictement marchande de l’activité d’information. D’un côté, ils négocient “la paix” politique, fiscale, judiciaire, etc. en s’autocensurant et en censurant les rédacteurs ; de l’autre, ils obtempèrent aux attentes des riches annonceurs qui se prémunissent ainsi contre la curiosité des journalistes.
Comme en tout, le seul “assainissement sain”, c’est le marché, le rôle de l’État étant d’organiser le cadre de cette concurrence. Le lecteur reconnaîtra les siens."
Source : Liberté, lundi 4 mai 2009
Publié le 08/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Abdou B., le chroniqueur qui signe au Quotidien d’Oran, considère que « ... petit à petit, la presse écrite a été investie par de l'argent rendu propre par des monopoles (publics et privés) qui orientent une manne publicitaire selon des critères qui n'ont rien à voir avec l'économie de marché, la démocratisation ou le libre exercice du métier de journaliste ». Selon lui, « la délivrance de la carte professionnelle n'est pas attribuée à n'importe qui pour n'importe quoi, et surtout pas par la seule administration. »
(…)
D'entrée de jeu, M. Bouteflika a ouvert un chantier déterminant pour une démocratie bulbutiante dont le parcours est régulièrement bloqué sinon détourné vers la captation de multiples rentes qui vampirisent les recettes, les seules qui ont une pertinence économique, celles de Sonatrach, de l'import-import et celles d'un gigantesque marché de l'informel, de l'illégal absolu. Ces circuits toxiques contrôlent le commerce intérieur, l'extraction frauduleuse du sable, la vente juteuse des pétards confortés par des clans au sommet, le prête-nom qui ouvre les portes des banques publiques et de l'administration... petit à petit, la presse écrite a été investie par de l'argent rendu propre par des monopoles (publics et privés) qui orientent une manne publicitaire selon des critères qui n'ont rien à voir avec l'économie de marché, la démocratisation ou le libre exercice du métier de journaliste. Ce dernier écrit est reconnu d'abord par ses pairs, par les lecteurs et ses fonctions qui font de lui un salarié «pas comme les autres», régies par le code du travail (contrat, conventions collectives, cotisations), la périodicité du support, l'office du droit d'auteur, statut de permanent ou pigiste, agencier ou dans l'audiovisuel dans le public ou le privé, critique littéraire ou chroniqueur financier etc. Le journaliste «aux mille visages» exerce donc un métier sensible à nul autre pareil, bénéficie dans les grandes démocraties d'une législation singulière, d'une rémunération particulière et d'une carte professionnelle différente de celle obtenue dans d'autres métiers, mandats ou missions plus ou moins limitées dans le temps et l'espace. Cependant, la délivrance de la carte professionnelle n'est pas attribuée à n'importe qui pour n'importe quoi, et surtout pas par la seule administration.
En Algérie, des individus qui n'ont jamais écrit ou plus du tout depuis des décennies dirigent des publications, des agences de communication, sans aucun diplôme en relation avec la nature de l'entreprise, des compétences nécessaires et de la crédibilité qu'impose le métier d'informer, de communiquer et d'éclairer objectivement l'opinion publique nationale et internationale, dans le respect de l'éthique qui doit caractériser le porteur d'une carte professionnelle. M. Bouteflika dans son message à la presse entend ouvrir un grand chantier qui doit assainir la profession, la libérer et la protéger de l'argent sale que manipulent grossièrement des maquignons incapables d'aligner dix lignes dans n'importe quelle langue, sans être inquiétés.
La carte professionnelle obéit à des procédures des plus louables dans les pays qui ont inventé la presse et qui lui ont donné ses lettres de noblesse. Point de gros débats bons à noyer le poisson pour faire perdurer les rentes et les indus occupants au sein d'une profession vitale pour les libertés, la démocratie, l'économie de marché, l'autonomie des syndicats et des associations. Il n'y a que l'embarras du choix entre les modèles anglais, suédois français, espagnol, belge ou américain pour instituer la commission de délivrance de la carte professionnelle dans la presse, l'audiovisuel, l'agence de presse, la photo de presse, la maquette etc. Un tirage au sort parmi les modèles les moins imparfaits suffit !
Le président de la République dans son message, lors de la célébration de la Journée du 3 mai dernier, écrit : «Ce sentiment émane de la profonde considération à l'égard du rôle de la presse écrite et audiovisuelle, celui d'accompagner le passage de la société à l'étape de l'après-terrorisme et pour l'importance de la fonction politique, sociale et culturelle des médias outre le rôle d'information qui est le leur». Le propos est à saluer qui tourne la page conflictuelle entre les institutions étatiques et la presse qui a payé plus cher que de nombreux rentiers et autres OMNI (objets médiatiques non identifiés) le droit d'exister et de dire les maux du pays, de la gouvernance et du délabrement culturel, sportif, social... Le monde de la presse en Algérie est constitué par des femmes et des hommes qui travaillent dans des entreprises détenues par l'Etat (ce qui est un archaïsme) ou par des actionnaires de droit privé. Comme dans l'agriculture, l'importation, l'industrie ou le monde sportif, il y a aussi des «ripoux» dans notre métier, des entreprises écrans, de l'argent tombé du ciel, de bas salaires, des paiements en liquide, des non déclarés et des «esclaves» non assurés etc. Mais, il y a aussi des professionnels de grand talent et des propriétaires honnêtes en règle avec les lois et règlements, l'imprimerie, le fisc, la sécurité sociale et à l'éthique exigée par un métier difficile et sensible.
La loi d'avril 1990 a été volontairement amputée de ses ailes et de ses instruments de régulation et de surveillance. Par un tour de passe-passe juridique hors-la-loi, la disparition des conseils supérieurs de l'information et de l'audiovisuel allait anesthésier l'article 18 de la loi, faire entrer les officines et l'argent sale dans la presse.
Le résultat premier et spectaculaire est que l'Algérie a plus de quotidiens du matin que quatre ou cinq grandes capitales occidentales et une importation massive de papier dont le montant peut financer un audiovisuel extérieur de qualité, des revues spécialisées, de la formation etc. Assainir le secteur est une urgence démocratique.
L'impôt, les paiements par chèque, la sécurité sociale et les autres cotisations à jour, le règlement selon un contrat transparent des imprimeries, la suppression des monopoles sur la publicité, la grille des salaires et le plan de carrière dans n'importe quelle publication, cet ensemble est le baba. De plus, la stricte application de l'article 18 de la loi relative à l'information ne peut gêner que les indus occupants et les gérants du grand pressing de l'argent sale.
Le Quotidien d’Oran, le jeudi 7 mai 2009
Publié le 03/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Judy Yablonky est une consultante internationale en médias. Journaliste franco-américaine, elle a assuré des stages de formation pour les journalistes algériens depuis 2001.
L’Expression : Vous connaissez suffisamment le paysage médiatique dans le monde arabe pour y avoir donné des cours de formation. Que pensez-vous de la presse algérienne ?
Judy Yablonky : Malgré ses problèmes financiers et de sur compétition, malgré le manque de formation adéquate de la plupart des journalistes, et en dépit de ses écarts récents pendant l’élection présidentielle, la presse algérienne reste parmi la plus libre et la plus animée du monde arabe. Malheureusement, il y a toujours beaucoup de progrès à faire pour que la presse algérienne arrive au niveau des standards internationaux des éthiques et de la liberté de la presse.
Le nombre de plus en plus croissant des titres imprimés en Algérie est-il un avantage ou un inconvénient pour la pratique journalistique ?
Il y a trop de journaux en Algérie pour le pourcentage de la population qui peut les lire. Il y a surtout trop de journaux de la presse française dans un pays de plus en plus arabophone. Cette situation crée des journaux non rentables, qui sont subventionnés, et alors, qui ne peuvent pas être indépendants.
Beaucoup d’experts de médias craignent aujourd’hui pour l’avenir de la presse écrite. Partagez-vous cet avis ?
Non, pas vraiment. La presse écrite mondiale doit changer, doit accepter la nouvelle technologie et doit trouver d’autres manières d’attirer un lectorat. Mais les journaux, ou l’actualité écrite, continueront d’exister.
Avez-vous une estimation (approximative) du nombre de journaux imprimés qui sont passés à la version on line ?
Partout dans le monde, les journaux ont des versions on line. Mais la question « sont-ils rentables» n’a que peu de réponse positive. Aux Etats-Unis aujourd’hui, à cause de la crise financière qui crée une crise de publicité, il y a des journaux qui impriment seulement quelques jours de la semaine et sont on line les autres jours de la semaine. Il faut attendre, voir si cette expérience aide la rentabilité et la continuité de la presse écrite.
Source : l’Expression, dimanche 3 mai 2009 p.2
Publié le 03/05/2009 à 12:00 par chdjamel
Journée mondiale de la liberté de la presse: message du président de la République
[Aps 2/5/09] ALGER - Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé samedi, à l'occasion de la journée mondiale de la liberté de la presse, un message à l'ensemble de la famille de la presse dont voici la traduction APS:
"Mesdames, Messieurs,
Membres de la famille de la presse,
Il m'est agréable à l'occasion de la célébration, le 3 mai, de la journée mondiale de la liberté de la presse de m'adresser aux membres de la corporation, journalistes, éditeurs et cadres du secteur de l'information pour leur exprimer ma plus haute considération pour les acquis réalisés sur la voie de la consécration des principes de liberté, du droit à l'expression, à la différence et celui du consensus au service du pays.
Des acquis obtenus pour la promotion des valeurs citoyennes au sein de la société et pour la préservation de l'exercice démocratique de toute activité parasitaire qui a souvent nui à l'action médiatique et à ses nobles valeurs.
Je salue également tous ceux qui activent dans le champ médiatique national pour les sacrifices consentis durant toutes les étapes que notre peuple a parcourues et pour les efforts continus qu'ils déploient, aujourd'hui, en vue de mettre en exergue les mutations que vit l'Algérie dans tous les domaines.
Ce sentiment émane de la profonde considération à l'égard du rôle de la presse écrite et audiovisuelle, celui d'accompagner le passage de la société à l'étape de l'après-terrorisme et pour l'importance de la fonction politique, sociale et culturelle des médias outre le rôle d'information qui est le leur.
Je saisis l'opportunité de la célébration de cette journée pour me recueillir à la mémoire des martyrs et des victimes de la profession qui ont sacrifié leur vie durant la révolution pour concrétiser l'idéal de liberté dans le pays. Je m'incline également à la mémoire de ceux qui ont payé de leur sang, durant les années difficiles qu'a connues l'Algérie, convaincus qu'ils étaient du droit de dire haut et fort la parole libre et responsable, notamment lorsqu'il s'est agi de se dresser, avec force, aux côtés de tous les citoyens honnêtes contre le terrorisme et contre ceux qui appelaient à la discorde et prêchaient le mal.
Je rends hommage, à cette occasion, aux compétences algériennes parmi les journalistes se trouvant à l'étranger. Grande est ma fierté devant le travail qu'ils accomplissent, leur niveau de compétence et leurs capacités à s'imposer dans différents médias arabes et étrangers. Les voir contribuer à la promotion du système médiatique national que nous comptons doter d'outils de perfectionnement et de développement dans un cadre empreint de flexibilité, de libre initiative et de professionnalisme, me procurera incontestablement davantage de fierté.
La véritable presse ne saurait évoluer à contre sens des mutations socio-politiques et culturelles de la société dont elle subit l'influence autant qu'elle influe notamment en tant que vecteur agissant dans la prise de conscience populaire. La presse ne doit pas se complaire dans le rôle d'intermédiaire inerte ni accepter d'être un outil entre les mains de rentiers pour l'utiliser à des fins autres que celles servant la nation. Elle doit, au contraire, redoubler d'efforts pour permettre au pays d'aller vers davantage de progrès en vue d'atteindre les objectifs de paix, de sécurité et de développement durable.
La presse nationale doit s'intéresser de manière soutenue à toutes les questions nécessitant débat et suivi. Elle ne doit marquer aucune hésitation à combattre les fléaux sociaux que sont la complaisance, le clientélisme, le régionalisme, la bureaucratie et la corruption. Elle doit orienter son combat contre tous les maux susceptibles de propager la culture du désespoir et de la délinquance.
Notre pays a opté pour la voie du pluralisme politique et médiatique. Il a adopté une démarche qui permet la liberté de parole et d'initiative. Cette démarche engagée au prix de douleurs, de tragédies, de sérieuses menaces sur l'Etat et la société et qui a vu les institutions disloquées, la confiance ébranlée, a cependant démontré l'attachement des Algériens et des Algériennes à leur droit à l'exercice démocratique et à la libre expression. La presse nationale, dans sa diversité, a constitué à cet égard l'outil influent par excellence.
Je voudrais saisir cette opportunité pour assurer la corporation que la liberté de la presse représente un socle solide dans notre projet démocratique et qu'elle aura tout notre respect et tout notre soutien. L'Etat s'emploiera à faciliter l'exercice et la promotion de la profession pour améliorer l'action des différents organes de presse écrite et audiovisuelle tant à travers la promulgation de textes législatifs qui tiennent compte des évolutions induites par les nouvelles technologies de l'information et de la communication que par le développement de nouveaux procédés en matière de formation et d'amélioration des services.
J'ai pris l'engagement dans mon programme électoral, présenté au peuple algérien et à la famille de la presse, de procéder à une révision de la loi sur l'information qui doit effectivement être adaptée aux nouvelles donnes, à la lumière des expériences vécues par l'Algérie, de manière à conforter la liberté de presse selon des critères professionnels et la logique du marché mais aussi pour répondre au besoin exprimé par la société d'une presse qui lui garantisse le droit de savoir et de communiquer.
Je ne manquerai pas de saisir cette opportunité pour appeler le gouvernement et les parties concernées à procéder à un examen approfondi des dispositions juridiques susceptibles de hisser la presse à un niveau de professionnalisme meilleur.
L'examen de la législation en matière d'information constituera sans nul doute, le prélude à une politique nationale de communication à même de garantir la cohésion et la flexibilité entre les différents secteurs vitaux de la société.
L'Algérie n'est pas en marge des mutations que connaît le monde aujourd'hui. Elle est par conséquent, appelée à être au diapason des nouvelles technologies et de la numérisation qui ont cessé d'être un choix pour devenir un impératif qui impose à notre pays de travailler dans le cadre d'une vision cohérente entre tous les secteurs, de passer des systèmes classiques à la modernisation, d'accéder au tout numérique et de combler le fossé existant à ce niveau. Ce sont-là autant de facteurs désormais synonymes de modernité et d'adhésion à l'espace des sociétés de la connaissance.
Nous nous devons d'intensifier les initiatives sérieuses qui ont établi des plans futurs tels que le e-gouvernement. C'est pour moi une occasion d'appeler l'ensemble des investisseurs, des industriels et des chercheurs dans le domaine à s'adapter à ces nouvelles tendances indispensables.
Il n'est pas exagéré de dire que le grand défi qui se pose à la presse nationale ne réside pas seulement dans l'acquisition de nouvelles qualifications ou de techniques de pointe. Ce grand défi se pose également en termes d'ancrage de la culture de la déontologie. Il réside aussi dans l'objectivité à mettre dans le traitement de l'ensemble des questions pour garantir la nécessaire crédibilité et le professionnalisme à même d'assurer respect et continuité.
Je présente, à l'occasion de cette journée, à tous les membres de la famille de la presse et de l'information, aux journalistes et aux cadres du secteur de l'information mes voeux les meilleurs, souhaitant à tous les enfants de la patrie, à l'intérieur et à l'extérieur, succès et réussite afin de donner à l'Algérie la place qui est sienne.
"Puisse Dieu guider nos pas et nous aider à réaliser le développement et le progrès de l'Algérie".
Publié le 01/05/2009 à 12:00 par chdjamel
ALGER, 1 mai 2009 (APS) - Le secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, M. Azzeddine Mihoubi, a dressé dans un entretien à l'APS, à l'occasion de la Journée mondiale de liberté de la presse, la situation du paysage médiatique national et évoqué les perspectives de l'organisation du métier de journaliste.
Selon lui, la périorité est accordée à l'élaboration des cartes professionnelles: "Parmi les mesures qui seront prises dans ce contexte, il convient de citer l'élaboration de la carte professionnelle, mesure très importante qui permettra un assainissement dans les rangs des journalistes." Le secrétaire d'Etat se veut clair s'agissante de l'objectif à atteidre à travers cette mesure. "Il n'est pas exagéré de dire, à ce sujet, que nous comptons particulièrement sur cette mesure qui s'inscrit dans un dispositif global pour écarter tous ceux qui s'attribuent faussement le statut de journaliste et qui, en fait, ne font que parasiter et donc nuire à la profession." Une méthode? "Nous nous employons actuellement à trouver une formule qui permettra d'associer tous les concernés en se basant sur les différentes expériences en vigueur dans de nombreux pays, tout en prenant en considération la spécificité de l'expérience algérienne afin d'entamer immédiatement cette opération de cartes", affirme M. Mihoubi.
QUESTION : Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a appelé les organes de presse à contribuer à la lutte contre la corruption et les fléaux sociaux. Comment cet appel pourrait, selon vous, se traduire concrètement ?
REPONSE : Le président de la République évalue, à sa juste mesure, la place qu'occupe les médias nationaux, celui d'accompagner les mutations que connaît la société. La corporation indépendamment de son statut et de son caractère, qu'elle soit donc audiovisuelle ou écrite est un segment essentiel de la société. Parce qu'elle est intégrée dans cette dynamique générale, elle se voit tout naturellement accomplir son rôle d'explication et de sensibilisation. Il ne faut donc pas marquer un quelconque étonnement de la voir manifester tout l'intérêt qu'il y a à traiter l'ensemble des questions qui intéressent la société. Le tout est de le faire en toute objectivité et selon les règles de professionnalisme requis. Les nombreuses questions qui ont marqué la scène nationale ont été suivies et largement commentées par les médias, notamment celles relatives à la corruption et autres dérives révélées dans certaines affaires traitées par la justice.
QUESTION : La révision du code de l'information est actuellement la principale préoccupation du journaliste algérien pour garantir ses droits et consacrer des critères de professionnalisme dans le cadre du respect de la déontologie. Quelles sont les mesures que vous envisagez de prendre à ce propos ?
REPONSE : Le code de l'information, revendication lancinante des journalistes, est une plateforme qui régule la profession. C'est une question qui a été clairement soulignée dans le programme du président de la République qui s'est engagé à réviser le code de l'information sur la base de l'expérience acquise par l'Algérie dans ce domaine, selon une vision qui ne peut s'inscrire que dans une optique du futur et qui protègerait l'exercice journalistique dans le cadre du respect de l'éthique de la profession.
Parmi les mesures qui seront prises dans ce contexte, il convient de citer l'élaboration de la carte professionnelle, mesure très importante qui permettra un assainissement dans les rangs des journalistes. Il n'est pas exagéré de dire, à ce sujet, que nous comptons particulièrement sur cette mesure qui s'inscrit dans un dispositif global pour écarter tous ceux qui s'attribuent faussement le statut de journaliste et qui, en fait, ne font que parasiter et donc nuire à la profession. Nous nous employons actuellement à trouver une formule qui permettra d'associer tous les concernés en se basant sur les différentes expériences en vigueur dans de nombreux pays, tout en prenant en considération la spécificité de l'expérience algérienne afin d'entamer immédiatement cette opération de cartes. Il va sans dire que vingt ans après l'ouverture du champ médiatique national, les dispositions juridiques qui régissent le secteur gagneraient à être actualisées, assouplies et harmonisées pour être au diapason avec les mutations actuelles. Il est tout aussi important de réfléchir à des dispositions qui viendraient consolider celles existantes pour assurer une meilleure prise en charge de la profession tant en matière juridique que sociale en pensant notamment à mettre en place des mécanismes d'aide aux journalistes. La famille de la presse devrait songer à faire une évaluation de tout le processus, marqué, certes par de nombreuses réalisations pour apprécier à sa juste valeur tout ce qui a été accompli dans le paysage médiatique national. Et comme première remarque, je me contenterai de citer le grand acquis réalisé en la matière, c'est-à-dire une multitude de journaux à la liberté de ton montrée en exemple par nombre de nos partenaires. Il reste cependant à aller vers de meilleurs niveaux de formation et de prise en charge pour davantage de professionnalisme et un produit informatif de meilleure qualité.
QUESTION : L'idée de réorganiser les médias publics a été récemment évoquée par certains milieux professionnels. Peut-on, monsieur le ministre, avoir votre commentaire à ce sujet ?
REPONSE : Les entreprises relevant du secteur public ont besoin aujourd'hui d'adapter leurs textes aux changements en cours pour conférer davantage de flexibilité à la gestion et parvenir à un niveau de professionnalisme meilleur par la consécration de la formation continue. Il s'agit donc d'une opération régie par des contrats de performance qui tendent à atteindre un double objectif, à savoir le service public et la prise en compte de la logique du marché. Pour ce qui est de l'entreprise de radiodiffusion, le processus de numérisation déjà entamé, se déroule à un rythme accéléré pour opérer le passage du système analogique au tout numérique avec la contribution de toutes les parties concernées. Ce n'est donc plus un choix, mais un impératif qui dicte la mise au point de textes en adéquation avec ce changement. S'agissant de la télévision, il faudra établir au préalable un plan de développement qui prévoit le lancement de nouvelles chaînes tout en prenant en considération les capacités techniques, financières et humaines. Toutefois, cette question n'est pas urgente. Nous devons faire montre de réalisme au regard des moyens existants en veillant d'abord à renforcer la production nationale tant dans le secteur public que privé.
Publié le 24/04/2009 à 12:00 par chdjamel
L'appel lancé le 19 avril par le président de la République, invitant la presse a participé à la lutte contre la corruption a suscité plusieurs commentaires dans les journaux nationaux. Pour la Tribune, la presse est "trop déstructurée et désorganisée pour agir avec efficacité dans ce registre". Aux yeux de l'éditorialiste, la presse est "victime et coupable de corruption et de concurrence déloyale".
Extrait:
« (…) Au cours de son discours d’investiture, prononcé dimanche dernier au palais des Nations, Abdelaziz Bouteflika a donné ordre aux instances judiciaires et aux administrations publiques de mettre tous leurs moyens en oeuvre dans cette lutte sans merci contre la corruption. Il avait sollicité aussi la contribution des médias, notamment celle des organes de la presse dans ce combat périlleux. «Les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte. La liberté de la presse, qui participe essentiellement de notre projet démocratique, sera pleinement respectée, l’Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous égards, l’exercice et le développement de la profession», avait-il souligné.
Mais force est de constater que cette presse est, elle-même, trop déstructurée et désorganisée pour agir avec efficacité dans ce registre. Elle est à l’image de tout le reste. A défaut d’un conseil d’éthique et de déontologie, elle est, elle aussi, victime et coupable de corruption et de concurrence déloyale. Tout le monde sait que de prétendus grands tirages achètent et détruisent les livraisons des petits quotidiens pour avoir une mainmise sur le marché éditorial. Les circuits de diffusion de cette presse sont, de l’avis général, gangrenés par des pratiques frauduleuses d’une extrême gravité. Si la presse compte vraiment lutter contre la corruption, elle doit d’abord nettoyer ses propres écuries. Sans ces exigences de l’institutionnalisation et du professionnalisme, la presse écrite ne pourra jamais être la hauteur de cette lutte tant souhaitée contre la corruption. Car il est question d’un dur combat qu’on doit gagner sur soi-même en premier lieu." Kamel Amghar
Source: Au fil du jour, la Tribune du 23 avril 2009, p.2
Publié le 22/04/2009 à 12:00 par chdjamel
Dans l’allocution qu’il a prononcée le 19 avril 2009 à l’occasion de la cérémonie de son investiture, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a parlé de la presse. Il l’a citée dans le cadre de la lutte contre la corruption.Selon lui, "les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte" aux côtés d'une administration publique à moderniser.
« (…)
Mesdames et Messieurs,
Il est important de poursuivre et d'intensifier la lutte contre les pratiques du favoritisme et les passe-droits, sources de frustration et de découragement, et contre la corruption dont les effets contribuent à saper gravement le sens et le goût de l'effort.
L'action de modernisation de l'administration publique devra permettre une efficacité accrue de la fonction de contrôle à tous les échelons. La facilitation des recours des usagers, comme leur suivi systématique et mieux organisé, devront concourir à cette plus grande efficience dans la lutte contre les déviations.
Les organes de presse ont un rôle important à jouer dans cette lutte. La liberté de la presse, qui participe essentiellement de notre projet démocratique, sera pleinement respectée, l'Etat restant déterminé à agir pour faciliter davantage encore, et à tous égards, l'exercice et le développement de la profession. (...)
Publié le 19/04/2009 à 12:00 par chdjamel
Dans le premier numéro de
les cahiers de la communication (mai 2008), publication éditée par le ministère de tutelle, Abderrachid Boukerzaza a signé l'éditorial dont voici le contenu:
"La commémoration de la journée mondiale de la liberté de la presse nous offre l’opportunité d’évaluer les efforts consentis et ceux à entreprendre afin d’affermir davantage les voies et les moyens nous permettant d’atteindre les objectifs recherchés.
Cette année, le Ministère de la communication commémore cette journée par la mise en oeuvre d’un programme riche en symbolique, élaboré de concert avec les différents acteurs du secteur et s’articulant autour de plusieurs actions. L’objectif est de permettre, aux professionnels et à toutes les franges de la société, d’apprécier les efforts déployés par les différents acteurs de la communication en matière de consolidation de la liberté de la presse.
Mon département ministériel s’attelle à répondre activement, par un programme ambitieux, aux différentes attentes en matière de communication audiovisuelle et de presse écrite, et dont la satisfaction du droit constitutionnel du citoyen à l’information constitue une préoccupation majeure, dans un cadre de dialogue et de concertation avec l’ensemble de ses partenaires.
Ce programme se matérialise, déjà, par la généralisation des radios de proximité à l’ensemble du territoire national avec le concours des collectivités locales ; du lancement imminent des
télévisions régionales à Alger, Constantine, Oran, Bechar et Ouargla, en augure à une télévision nationale à vocation régionale ; et en prévision, à court terme, de chaînes thématiques. Des crédits conséquents sont mobilisés pour la modernisation et la mise en adéquation du réseau de télédiffusion, dans ses différentes variantes, notamment par l’introduction de la télévision numérique de terre dont la première tranche est prévue en 2009. Notre démarche a consisté, concomitamment, à impulser l’effort de développement en direction de la diffusion de la presse écrite de proximité en implantant une nouvelle imprimerie à Ouargla et prochainement dans d’autres régions du pays ; de réorienter la politique d’aide et de soutien vers des segments porteurs tels la formation, le recyclage, la normalisation et la codification des relations de travail.
Le combat des journalistes algériens pour une presse libre et plurielle, dans le cadre du respect des règles de l’éthique et de la déontologie, est le notre. A ceux-là, qui ont choisi de servir leur pays durant les moments les plus difficiles, sans pour autant être subjugués par des offres alléchantes venues d’ailleurs, j’exprime ma solidarité et mon soutien. Je salue, à travers eux, la mémoire des confrères et consoeurs assassinés ou morts durant l’exercice de
leur métier et salue le courage et l’abnégation dont ils ont su faire preuve pour que l’Algérie de demain sera toujours meilleure.
Confraternellement.
Abderrachid Boukerzaza, Ministre de la communication"