Posté le 09.12.2007 par chdjamel
Il arrive très souvent, sinon la plus part du temps, que les lecteurs accusent très clairement les journaux (et les journalistes) de mentir sans toutefois le prouver. Pour beaucoup, tout ce que rapporte le journal est fatalement un mensonge, globalement et dans le détail. Il refuse même d’en débattre. C’est un mensonge et l’affaire est classée, pour vous résumer la situation. S’agit d’une crise de confiance ? L’on ne peut répondre à ce genre de question sans un travail d’enquête approfondi (sondages d’opinion) qui fait encore défaut. En attendant, il faudra bien signaler que ce (re)sentiment n’est pas propre au lectorat algérien. La presse, sous d’autres cieux a connu et connaît encore d’être victime d’une telle injustice. A vrai dire, la réaction des lecteurs n’a rien de nouveau. Elle remonte dans le temps, avant même que l’Algérien sache ce qu’est un journal. En témoigne cet extrait d’une conférence donnée par Max Weber, penseur allemand, en …1910 !
« (…) Certes, la démagogie moderne fait également usage du discours et même dans une proportion quantitativement effrayantes si l’on songe aux discours électoraux que le candidat moderne est obligé de faire, mais elle fait usage encore plus constant du mot imprimé. C’est pourquoi le publiciste politique et tout particulièrement le journaliste sont de nos jours les représentants les plus importants de l’espèce (…) Le journaliste partage le même sort que tous les démagogues ainsi que l’avocat (et l’artiste) : il échappe à toute classification sociale précise. Il appartient à une sorte de caste de parias que la « société » juge toujours socialement d’après le comportement de ses représentants les plus indignes du point de vue de la moralité. C’est pourquoi l’on colporte couramment les idées les plus saugrenues sur les journalistes et sur leur métier. Cependant la plus part des gens ignorent qu’une « œuvre » journalistique réellement bonne exige au moins autant d’« intelligence » que n’importe quelle autre œuvre d’intellectuel, et trop souvent l’on oublie qu’il s’agit d’une œuvre à produire sur-le-champ, sur commande à laquelle il faut donner une efficacité immédiate dans des conditions de création qui sont totalement différentes de celles des autres intellectuels. On soupçonne très rarement que la responsabilité du journaliste est beaucoup plus grande que celle du savant et que le sentiment de responsabilité de tout journaliste honorable n’est en rien inférieure à celui de n’importe quel autre intellectuel-on peut même dire qu’il est plus élevé si l’on se réfère aux constatation que l’on a pu faire durant la dernière guerre. Le discrédit dans lequel est tombé le journalisme s’explique par le fait que nous gardons en mémoire les exploits de certains journalistes dénués de tout sens de leur responsabilité et qui ont souvent exercé une influence déplorable. Mais personne ne veut admettre que la discrétion du véritable journaliste et en général supérieure à celle des autres personnes. Cela est indéniable. Les tentations incomparablement plus pénibles qui sont liées à l’exercice de ce métier ainsi que les autres conditions de l’activité journalistique moderne impliquent certaines conséquences qui ont habitué le public à considérer la presse avec un mélange de mépris et de lâcheté navrante (...) ».
Max Weber, Le savant et le politique, Editions Enag, 1991, Pp. 83, 84 et 85
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Posté le 10.12.2007 par chdjamel
Abderrahmane Mahmoudi, La presse algérienne : les nouveaux boucs émissaires, Editions de poche, 2e semestre 2000, 255 pages.
Sur l’objet de ce livre, l’auteur écrit dans l’introduction : « Ce livre se voulait tout d’abord, une réponse à Monsieur El Hadi Chalabi et aurait aussi bien pu être intitulé « Quelques Gouttes de Vérité dans un Océan de Mauvaise fois » tant « La presse algérienne au-dessous de tout soupçon » apparaît, au bout de quelques-unes de ces pages, pour ce qu’il est ; c’est-à-dire une authentique tentative de mystification de l’opinion publique, aussi bien algérienne que française du reste, sur un sujet qui ne laisse personne indifférent : celui de la presse algérienne (…) ». P 7. Ce livre est aussi une réponse aux « attaques contre la presse privée algérienne (qui) ont pris et continuent de prendre les allures d’une véritable entreprise de démolition de ce qui reste le seul gage d’évolution démocratique dans notre pays. »
L’ouvrage a été édité à compte d’auteur. Comme on le constate, il se veut une réponse au livre d’El Hadi Chalabi, « La presse algérienne au-dessous de tout soupçon ». Abderrahmane Mahmoudi est le fondateur du quotidien Le jour d’Algérie qui tire actuellement à 18 000 exemplaires/jour. Il était directeur de Hebdo libéré qui a été suspendu, en 1994, après la « révélation » du scandale dit « des magistrats faussaires ». Mahmoudi est décédé courant 2007 de suite d’une maladie. Le Jour d’Algérie est depuis dirigé par sa veuve Naïma Mahmoudi.
Du même auteur :
-L’Accouchement (1985)
-La face cachée du mensonge (1990)
-Les finances de la mort (1996)
-Sous les cendres d’octobre (1998)
Posté le 15.12.2007 par chdjamel
Le Quotidien d’Oran terminera l’année 2007 en beauté : impression sur papier journal, introduction des couleurs à la Une et la der et changement de la maquette. L’introduction de la couleur a été remarquée dès le 15 novembre 2007. Quelques jours après, le journal devient lisible et l’on peut le lire sans risque de voir salir ses mains : le Quotidien est désormais imprimé sur papier journal. Enfin, un changement de maquette a été adopté. Tout a été donc préparé pour bien fêter le 13e anniversaire de la création du titre qui était un journal local avant de devenir une « édition nationale » tout en gardant le même nom. Avec un tirage arrêté à 169 000 exemplaires/jour, il est le premier journal francophone en termes de tirage (El Watan, la Tribune et Liberté ne précisent pas leur tirage comme l’exige le code de l’information en vigueur). Le 13e anniversaire a été marqué par un billet écrit par le président-directeur général, directeur de la publication, M. Abou Benabbou. Le billet a été publié en page 32 sous le titre : « Le quotidien d’Oran a treize ans », dont voici le contenu intégral :
« Le quotidien d’Oran boucle aujourd’hui ses treize ans (jeudi 13 décembre 2007, npn). L’événement et la halte, cependant, nous procurent un regret. Celui de n’avoir pas pu participer à un exercice de cohérence et aider à pousser l’ensemble de la presse écrite algérienne à moins d’opacités et à plus de clarté. Cette rigueur crainte était essentielle pour un avenir commun car la faille est profonde et les enjeux qui l’entourent sont importants.
La sublime disposition aurait eu le mérite d’indiquer, à nous et à l’ensemble des journaux algériens, notre degré de performance, nos lacunes et nos faiblesses pour mieux nous préparer à affronter des lendemains que l’on devine difficiles pour un secteur pas plus stratégique qu’un autre, comme l’école, la justice, la santé, mais dont les articulations vont avoir des conséquences trop efficientes sur l’ensemble de la société.
Elle aurait aussi permis la conjugaison au futur d’une presse plurielle qui se serait débarrassé des temps composés au gré des systèmes et à la logique du moment. Ce n’est pas tant la connaissance de ce que font nos confrères qui est en soi intéressant, mais c’est la vue limpide de la conjugaison de nos efforts avec les leurs qui est utile pour que nous progressions.
Dans une concurrence, il est vrai, la discrétion et l’inimitié commerciale ont des alibis que l’affrontement des savoir-faire peut justifier. Mais le chassé-croisé de la compétition, quel que soi son rythme ou quels qu’aient été ses forces et ses soubassements, politiques, économiques ou idéologiques, se devait d’être contenu dans un périmètre où trôneraient la transparence et l’aisance qui entraient les efforts nécessaires pour avancer et surtout d’avoir la possibilité de s’organiser. Celui de la presse écrite à un nom : office de la justification de la diffusion. Cet observatoire aurait eu le mérite de nous réconcilier tous avec le professionnalisme si indispensable pour un métier tout à la fois exaltant, éreintant et si délicat à assumer. Il aurait donné à un noble métier l’avantage de mieux se préparer à une bourrasque qui l’attend.
C’est que l’exercice de la clarté, dans un pays où tout est à refaire, semble relever de l’impossible. Quand on ne détient pas les balises élémentaires d’une profession aussi sensible que celle qui est la nôtre, tout devient permis mais aussi tout risque de sombrer dans l’interdit. A bien regarder, contrairement à l’idée reçue, la libre expression et la liberté d’expression ont comme base essentielle cette clarté-là.
C’est bien dommage pour une corporation pionnière qui s’est inscrite la première dans le sang et dans la douleur dans l’apprentissage désordonné du libre-écrire et du libre-parler. Mais étions-nous et sommes-nous prêts à savoir ce que écrire veut dire et la profession est-elle habilité à se définir seule quand la totalité d’un peuple se contorsionne avec une effroyable disharmonie pour se trouver une définition ? Le risque est grand à s’agripper à des croyances avec la prétention de bâtir des vérités et la bonne foi de la profession ne peut suffire à elle seule pour éviter les pièges des intérêts particuliers. Il en est ainsi, on le sait, pour chaque mouvement et chaque geste de la vie nationale.
Ce treizième anniversaire du Quotidien d’Oran nous conforte en tout cas malheureusement dans le flou, encore une fois dans la conviction que nous ne sommes ni les plus forts ni les plus beaux, car nous voulons nourrir le courage de reconnaître que notre seule force réside dans la connaissance de nos faiblesses. »
Posté le 15.12.2007 par chdjamel
Cette rubrique traite, entre autres, des aléas de l’impression des journaux algériens dans les imprimeries de l’Etat : société de l’impression d’Alger (SIA), société d’impression de l’est (SIE) et société de l’impression de l’ouest (SIO). Faute de mieux, beaucoup de journaux y sont tirés quotidiennement. Des pannes dites techniques surviennent de temps en temps menant vers la baisse de tirage des journaux ou simplement leur absence dans les kiosques.
Posté le 15.12.2007 par chdjamel
« La diffusion du Quotidien d’Oran a connu quelques perturbations, hier (11 décembre 2007), dans la région Est, en raison d’une panne technique dans les rotatives de la SIE (société d’impression de l’est). Ainsi, le tirage du journal a été réduit à 31 000 exemplaires, ce qui s’est répercuté sur la diffusion du journal. De ce fait, le journal n’a pas distribué dans les villes de Ouargla, Hassi Messaoud, Tougourt, Souk Ahras, Mila, Taref et Kala ».
-Le numéro du 11 décembre a été tiré, selon le journal (édition du 12 décembre), à 160 082 exemplaires. La baisse était donc de près de 9000 exemplaires sachant que tirage habituel du journal est de 169 000 exemplaires/jour. Ce qui donne donc, en moyenne, une distribution de 1300 exemplaires par ville dans cette région. Selon le communiqué, « le tirage a été réduit à 31 000 exemplaires », sans aucune précision quant à la diffusion totale du Quotidien d’Oran dans la région Est du pays qui serait, à la lumière des statistiques fournies, de 40 000 numéros/jour.
le journal a vécu une situation similaire le 2 janvier 2008:
A nos lecteurs du centre et de l’est du pays : « Des pannes et des difficultés techniques ont sérieusement perturbé l’impression du journal à Alger et Constantine, hier (2 janvier 2008). Nos fidèles lecteurs des régions du centre et de l’est du pays ont été sérieusement pénalisés par la distribution réduite qui en a résulté. »
-Le n°3966 du 2 janvier a été tiré à 115 293 exemplaires. Soit une réduction près de 54 000 exemplaires, sur un tirage moyen de 169 000 exemplaires/jour
une nouvelle panne technique a perturbé le tirage du journal le 12 déembre 2008. Cette fois-ci se sont les lecteur de l'Est du pays qui ont été privé de leur jornal.
"Une fois encore, l'impresseion du Quotidien d'Oran n'a pu être terminée qu'à sept heure trente dans la matinée d'hier samedi, au niveau de la SIE basée à Constantine. Ce retard, dû à une panne technique de la rotative, s'est traduit par une imputatation de plus de 50% du tirage habituel de l'édition de l'Est, nous pénalisant et pénalisant une grande partie de notre lectorat dans cette région."
Le numéro concerné a été tiré à 148 000 exemplaires, soit une baisse de près de 21 000 exemplaires
Posté le 15.12.2007 par chdjamel
« A la suite d’incidents techniques au niveau de la société d’impression d’Alger (SIA), InfoSoir n’a pas pu paraître hier (9/10 décembre 2007). Jusqu’à 15h-heure limite pour un tirage minimum d’InfoSoir-, les techniciens de la SIA n’ont pu réparer la panne de la flacheuse. Toutes nos excuses à nos lecteurs pour cette absence dans les kiosques, absence indépendante donc de notre volonté et qui, espérons-le, ne se répétera pas. »
-InfoSoir a été absent des kiosques à cause d’une panne technique chez la SIA, son imprimeur exclusif pour le moment. Autrement dit, sa diffusion se limite à quelques villes du centre du pays (Alger, Tizi Ouzou, Blida, Tipaza). La dénomination de « quotidien national d’information » est donc quelque peu exagérée.
Le journal InfoSoir a été aussi absent des kiosques le 24 avril 2007. Cette absence a été expliquée par la direction du quotidien par « la bêtise humaine, la négligence coupable, l’irresponsabilité et surtout le fait du prince ». Dans un communiqué (1), InfoSoir attribue sa non-parution à l’imprimeur, la SIA, qui au lieu de tirer le journal a accordé la priorité à une revue électorale, dont l’impression a crée des problèmes techniques. La mise au point adressée au quotidien (2), la SIA renvoie la balle au directeur d’InfoSoir qui aurait refusé d’imprimer son journal. Ce dernier répond : on ne tire pas un journal du soir à 18h (3).
(1) A nos lecteurs
Hier, InfoSoir était absent des kiosques. La bêtise humaine, la négligence coupable, l’irresponsabilité et surtout le fait du prince — fait du prince qui sévit encore et malheureusement, et sur lequel glissent tous les beaux discours — en ont décidé ainsi. A un niveau qu’il faudra déterminer s’il y a un peu de justice dans ce pays qui nous appartient à nous tous, il a été décrété unilatéralement et abusivement que priorité, et priorité absolue, soit donnée à une revue où devaient s’afficher les portraits des candidats FLN aux législatives pour la wilaya de Boumerdès. Pour cela, il y avait beaucoup de remue-ménage, de fébrilité et d’excès de zèle au siège de la SIA. Cette revue de 24 pages en couleur a nécessité la mobilisation et le blocage de tous les moyens de la Société d’impression. En dépit de nos appels, de nos remarques sur le préjudice que subirait le seul quotidien du soir de toute l’Algérie, en dépit de nos protestations, rien n’y fit. Pour les responsables de la SIA et les commanditaires de la revue, rien d’autre ne devait être tiré avant ces «affiches électorales». Rien d'autre ne devait compter. Pourtant, Dieu sait qu’il n’y avait pas urgence, le départ de la course électorale n’étant prévue que 48 heures plus tard, à savoir jeudi. L'impression de cette revue partisane pouvait donc se faire dans l’après-midi, après le tirage d’InfoSoir, tirage qui aurait nécessité, travail technique compris, pas plus d’une heure. En fait, s’il n’y avait pas eu abus d’autorité et mépris, les lecteurs d’InfoSoir auraient trouvé, comme d’habitude, leur journal dans les kiosques et aux horaires habituels.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Jusqu’à 15h 30, nous avons insisté pour que le tirage du journal se fasse. C’était encore jouable. Un fax a été envoyé dans ce sens à la direction de la SIA. En vain. Au téléphone, assez expéditif, le directeur de la SIA nous a affirmé que ce ne serait qu’une «affaire» de 30 minutes. Mais voilà. «L’affaire» dura jusqu’au soir. Jusqu’à ce que nous soyons contraints de prendre la décision de ne pas tirer InfoSoir. Cela aurait été inutile à partir de 18 heures. Voilà les faits. Voilà les résultats lamentables et désolants où nous ont menés l’incurie et l’inculture de certains qui n’ont pas voulu comprendre le rôle d’un journal du soir ni que sa durée de vie quotidienne est limitée, contrairement à ses confrères du matin. Que dire de plus devant la bêtise humaine. Rien, si ce n’est exprimer des sentiments d’écoeurement et de dégoût. Il ne nous reste, quant à nous, qu'à présenter nos excuses à nos lecteurs et annonceurs pour ne pas avoir été au rendez-vous pour des raisons indépendantes de notre inébranlable volonté de les servir.
Le directeur de la publication
Hacène Ouandjeli (infoSoir N ° 1157 — Mercredi 25 - Jeudi 26 avril 2007)
(2) La réponse de la SIA :
Suite aux accusations formulées à l’encontre de la SIA sur le première page de votre édition du mercredi 25 à jeudi 26 avril 2007, nous vous prions d’insérer les clarifications suivantes : la SIA est une entreprise commerciale, elle entretient des rapports professionnels avec tous ses clients qu’elle traite sur le même pied d’égalité. Elle apprécie fortement la confiance placée en elle. Et sur cette base s’interdit de tomber dans le favoritisme ou le parti pris. A l’instar de toutes les entreprises actives dans le monde, il arrive qu’elle enregistre des pannes au niveau de ses machines. En effet, le soir du mardi 24 avril 2007, elle a dû faire face à un problème technique qui a retardé la rotative ; problème que nous nous sommes attelés à régler en mobilisant des techniciens spécialistes en la matière. Quand enfin la panne fut réglée, nous étions soulagés à la place de nos clients parce que nous considérons que notre mission est une, et complémentaire. Mais à ce moment-là, vous avez décidé de ne pas imprimer votre édition du jour pour des raisons qui sont les vôtres et que nous respectons. Vous devez reconnaître qu’il nous est arrivé de comprendre les retards que vous faites quelques fois sans crier sur tous les toits. Par contre, nous refusons les accusations que vous avez formulées dans votre colonne à l’encontre de la SIA, car elles sont dénuées de tout fondements ; pour la simple raison que la SIA, entreprise à caractère commercial, observe et observera toujours les règles de commercialité qui ne font aucune différence entre ses clients qu’elle respecte et s’active à satisfaire.
Le directeur général de la SIA (InfoSoir, n°1158 du jeudi 26-vendredi 27 avril 2007)
(3)Précision d’InfoSoir :
Je voudrais ne pas déceler de la mauvaise foi de votre part quand vous dites : « …mais à moment-là, vous avez décidé de ne pas imprimer votre édition du jour… » Il était quelle heure « à ce moment-là » M. le directeur de la SIA ? Il était 18 heures passées et le tirage de la revue spéciale élections pour la wilaya de Boumerdès-tirage qui a occasionné de problèmes techniques du fait que la revue est tout en couleur-que vous avez fait passer avant InfoSoir n’était pas encore terminé ! Quel journal du soir accepterait-il d’être tiré « à ce moment-là » !?
Hacène Ouandjeli, directeur d’InfoSoir ( 26-27 avril 2007)
Posté le 16.12.2007 par chdjamel
Le droit à la libre expression a été consacré pour la première fois dans les dispositions de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1789.
L’article 11 de la Déclaration dispose ce qui suit : La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.
Posté le 31.12.2007 par chdjamel
Mohamed Benchicou, Les geôle d’Alger, le combat du journaliste qui trempa sa plume dans la plaie, éditions Inas, Alger, 2007, p. 294 (préface de Gilles Perrault, écrivain et journaliste français).
Dans son livre, l’ex-directeur du journal le Matin raconte sous forme de reportage, les deux années qui l’a passées dans la prison d’El Harrach. Il est revenu aussi sur son parcours de journaliste, notamment quand il était à la tête de la direction du Matin.
Mohamed Benchicou, militant du Parti de l’avant-garde socialiste (PAGS), est un ancien journaliste d’El Moudhahid. Il avait occupé le poste de chef de la rubrique sportive pour mois d’une année. En 1989, il participa au (re)lancement du premier journal privé algérien, Alger Républicain. Il a été désigné à la tête de la rédaction. En 1991, le journal est « récupéré » par le PAGS qui avait fait placer à sa tête un de ses responsables. Benchicou, en signe de désaccord, quitta Alger Républicain avec d’autres confrères. C’était cette équipe qui a lancé le Matin en cette même année 1991. Le journal a été interdit de parution depuis l’été 2004. Benchicou a été condamné à deux ans de prison. Il a été libéré en 2006.
Du même auteur :
Bouteflika, une imposture algérienne, février 2004.
Posté le 31.12.2007 par chdjamel
Exception faite de la compétence-qui se résume dans la plus part du temps à une maitrise des langues notamment le Français-, être journaliste en Algérie n’exige que de l’intérêt. Le postulent doit avoir une bonne raison pour faire ce métier. Sinon, à un moment où à un autre, il laissera tomber devant les innombrables difficultés qu’il rencontrera. Deux choses sont très importantes à savoir :
1)-Tous les diplômes d’études supérieures sont admis par la corporation. La presse ne dépend pas des filières de journalismes (communication et relations publiques, presse écrite…). Les étudiants qui sortent des facultés du journalisme et qui cherchent du travail sont généralement vu avec méfiance. Les professionnels leur reprochent, avant de les mettre à l’épreuve, leur incapacité à formuler des phrases correctes. Ce qui est vrai dans beaucoup cas. La formation dispensée dans les instituts de journalisme (ou de la communication) est insuffisante mais utile. Pour y prétendre, il suffit d’avoir son Bac entre 11 et 11,5/20. Vous aurez votre diplôme après quatre ans d’étude (deux ans tronc commun/deux ans de spécialisation). Sinon, les journaux acceptent volontiers les diplômés dans les langues (français, anglais), l’interprétariat, et toutes les autres filières surtout le droit, les sciences politiques et l’économie. Avoir un diplôme dans ces dernières branches aide le « futur journaliste » à se spécialiser rapidement dans son domaine, s’il le souhaite bien entendu. Le plus gros problème reste la maitrise des techniques de rédaction largement dispensées dans les instituts de journalisme. Il est indispensable d’en avoir le minimum requis dès le début. Il ne faut pas compter totalement sur l’apprentissage sur le tas.
2)-On commence une carrière dans le journalisme (ou la presse) par un stage pratique. Obtenir un stage dans un journal est facile pour les étudiants en journalisme. Il leur suffit de présenter leurs carnets de stage spécialement conçus par ces instituts. La faculté d’Alger exige, par exemple, une durée de 15 jours pour valider votre apprentissage. Comme il n’existe pas de convention entre l’université et les organes d’information, c’est aux étudiants eux-mêmes de chercher un poste. Cette recherche peut présenter quelques difficultés dans les journaux à gros tirages, mais pas dans les petits journaux. Il faut savoir qu’il n’existe pas de contrat de stage et que, par conséquent, vous ne pouvez pas prétendre à un certificat ni à une attestation de stage. Sauf exception. C’est illégal, mais les patrons de presse craignent une chose : qu’on utilise ces documents pour demander des visas ! Aucune limite de temps n’est imposée pour un stagiaire, sauf si lui-même la propose. Si le statut des journalistes est promulgué, comme promis, dans les mois à venir, vous aurez une année complète à passer en tant que stagiaire avant de devenir un professionnel. Pour ceux qui n’ont pas fait d’études en journalisme, trouver un stage est un peut compliquer surtout dans les journaux à gros tirage. Là, il faut jouer ces connaissances dans la mesure du possible. Ce n’est pas du piston. La presse en fait usage à travers tous les pays du monde. Si vous trouvez quelqu’un pour vous introduire dans une entreprise de presse, c’est tant mieux. Autrement, la recherche d’un stage sera vaine. Même dans les petits journaux qui fonctionne généralement avec des stagiaires. Ici, il n’existe un réel danger de ne rien apprendre : on vous jette directement dans la production. C’est ce que les professionnels appellent « l’apprentissage dans le tas ». Eviter dans la mesure du possible d’envoyer des demandes par poste, internet ou par fax. Il est préférable que vous vous déplaciez vous-même chez le journal qui retient votre attention. Demandez à parler au rédacteur en chef. Il est responsable de la rédaction (l’ensemble des journalistes) et il a toujours son mot à dire s’agissant des stages et des recrutements. Il ne faut jamais sous-estimer l’importance d’une demande de stage acceptée. C’est toujours une occasion inespérée de rencontrer des gens du milieu qui peuvent vous aider ultérieurement.
Une fois que vous êtes accepté comme stagiaire, demandez à travailler dans la rubrique locale, sauf si vous visé une rubrique bien précise (culturelle, économie…). Tous les professionnels s’accordent à dire que cette rubrique est une véritable école pour les débutants. Il est vrai que ces derniers montrent toujours un zèle dans l’activité. Cependant, il faut faire très attention à sa personne, en évitant de sortir en reportage, les premiers jours, sans compagnie. Vous devez savoir que le journal, en cas d’accident, vous abandonnera. N’attendez pas qu’on vous demande de faire quelque chose, proposez vous-mêmes des articles.
Posté le 12.01.2008 par chdjamel
L’année 2007 aura été l’année la plus meurtrière depuis plus d’une décennie, pour la presse à travers le monde, avec la mort de 64 journalistes, selon le dernier rapport dressé par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une association internationale défendant la liberté de la presse et les droits des journalistes, basée à New York (USA). Selon cette organisation, l’année qui s’achève aura vu la mort de soixante-quatre (64) journalistes, huit de plus par rapport à 2006, tués dans l’exercice de leur fonction, faisant ainsi de 2007 l’année la plus meurtrière depuis 1994(66 journalistes tués). En 2007, le CPJ a recensé aussi la mort de 20 autres travailleurs du secteur de la presse, dont des traducteurs, des techniciens, des conducteurs et des gardes. Le Comité note, dans son rapport annuel, que l’Irak (31 journalistes tués), et la Somalie (7 journalistes assassinés), sont les deux pays les plus dangereux pour les professionnels. Ils sont suivis par le Pakistan et le Sri Lanka, avec cinq morts chacun, à la mi-décembre 2007. Le rapport cite par ailleurs la mort aux Etats-Unis du journaliste Chauncey Bailey, rédacteur en chef de The Oakland Post (un hebdomadaire californien) qui a trouvé la mort alors qu’il enquêtait sur le financement de certains secteurs industriels dans la région. Le continent africain a enregistré la mort de dix (10) journalistes contre deux en 2006, lit-on dans le rapport du CPJ. Selon ce document, pour la cinquième année consécutive, c’est la famille des journalistes exerçant en Irak qui aura payé le tribut le plus lourd (31 victimes), constituant ainsi près de la moitié des journalistes assassinés entre janvier et décembre. 24 des journalistes tués en Irak ont été victimes d’attaques directes et les 7 autres ont trouvé la mort pris dans les tirs croisés ou lors d’attentats à la bombe ou d’opérations militaires menées par l’armée américaine. Sur les 31 journalistes tués dans ce pays, trente sont des citoyens irakiens travaillant pour les médias locaux ou pour des médias étrangers. En 2006 quelque 32 journalistes avaient trouvé la mort en Irak. Depuis mars 2003, marquant le début de l’invasion américaine de l’Irak, 124 journalistes et 49 autres travailleurs et autres affilies à la profession ont été tués, selon toujours le CPJ. « La majorité des journalistes assassinés le sont pour leurs idées et leurs combats », expliquent les animateurs du Comité. On note que pour la première année depuis des décades l’on ne signale pas de journalistes assassinés en Colombie et aux Philippines