« La diffusion du Quotidien d’Oran a connu quelques perturbations, hier (11 décembre 2007), dans la région Est, en raison d’une panne technique dans les rotatives de la SIE (société d’impression de l’est). Ainsi, le tirage du journal a été réduit à 31 000 exemplaires, ce qui s’est répercuté sur la diffusion du journal. De ce fait, le journal n’a pas distribué dans les villes de Ouargla, Hassi Messaoud, Tougourt, Souk Ahras, Mila, Taref et Kala ».
-Le numéro du 11 décembre a été tiré, selon le journal (édition du 12 décembre), à 160 082 exemplaires. La baisse était donc de près de 9000 exemplaires sachant que tirage habituel du journal est de 169 000 exemplaires/jour. Ce qui donne donc, en moyenne, une distribution de 1300 exemplaires par ville dans cette région. Selon le communiqué, « le tirage a été réduit à 31 000 exemplaires », sans aucune précision quant à la diffusion totale du Quotidien d’Oran dans la région Est du pays qui serait, à la lumière des statistiques fournies, de 40 000 numéros/jour.
le journal a vécu une situation similaire le 2 janvier 2008:
A nos lecteurs du centre et de l’est du pays : « Des pannes et des difficultés techniques ont sérieusement perturbé l’impression du journal à Alger et Constantine, hier (2 janvier 2008). Nos fidèles lecteurs des régions du centre et de l’est du pays ont été sérieusement pénalisés par la distribution réduite qui en a résulté. »
-Le n°3966 du 2 janvier a été tiré à 115 293 exemplaires. Soit une réduction près de 54 000 exemplaires, sur un tirage moyen de 169 000 exemplaires/jour
une nouvelle panne technique a perturbé le tirage du journal le 12 déembre 2008. Cette fois-ci se sont les lecteur de l'Est du pays qui ont été privé de leur jornal.
"Une fois encore, l'impresseion du Quotidien d'Oran n'a pu être terminée qu'à sept heure trente dans la matinée d'hier samedi, au niveau de la SIE basée à Constantine. Ce retard, dû à une panne technique de la rotative, s'est traduit par une imputatation de plus de 50% du tirage habituel de l'édition de l'Est, nous pénalisant et pénalisant une grande partie de notre lectorat dans cette région."
Le numéro concerné a été tiré à 148 000 exemplaires, soit une baisse de près de 21 000 exemplaires
« A la suite d’incidents techniques au niveau de la société d’impression d’Alger (SIA), InfoSoir n’a pas pu paraître hier (9/10 décembre 2007). Jusqu’à 15h-heure limite pour un tirage minimum d’InfoSoir-, les techniciens de la SIA n’ont pu réparer la panne de la flacheuse. Toutes nos excuses à nos lecteurs pour cette absence dans les kiosques, absence indépendante donc de notre volonté et qui, espérons-le, ne se répétera pas. »
-InfoSoir a été absent des kiosques à cause d’une panne technique chez la SIA, son imprimeur exclusif pour le moment. Autrement dit, sa diffusion se limite à quelques villes du centre du pays (Alger, Tizi Ouzou, Blida, Tipaza). La dénomination de « quotidien national d’information » est donc quelque peu exagérée.
Le journal InfoSoir a été aussi absent des kiosques le 24 avril 2007. Cette absence a été expliquée par la direction du quotidien par « la bêtise humaine, la négligence coupable, l’irresponsabilité et surtout le fait du prince ». Dans un communiqué (1), InfoSoir attribue sa non-parution à l’imprimeur, la SIA, qui au lieu de tirer le journal a accordé la priorité à une revue électorale, dont l’impression a crée des problèmes techniques. La mise au point adressée au quotidien (2), la SIA renvoie la balle au directeur d’InfoSoir qui aurait refusé d’imprimer son journal. Ce dernier répond : on ne tire pas un journal du soir à 18h (3).
(1) A nos lecteurs
Hier, InfoSoir était absent des kiosques. La bêtise humaine, la négligence coupable, l’irresponsabilité et surtout le fait du prince — fait du prince qui sévit encore et malheureusement, et sur lequel glissent tous les beaux discours — en ont décidé ainsi. A un niveau qu’il faudra déterminer s’il y a un peu de justice dans ce pays qui nous appartient à nous tous, il a été décrété unilatéralement et abusivement que priorité, et priorité absolue, soit donnée à une revue où devaient s’afficher les portraits des candidats FLN aux législatives pour la wilaya de Boumerdès. Pour cela, il y avait beaucoup de remue-ménage, de fébrilité et d’excès de zèle au siège de la SIA. Cette revue de 24 pages en couleur a nécessité la mobilisation et le blocage de tous les moyens de la Société d’impression. En dépit de nos appels, de nos remarques sur le préjudice que subirait le seul quotidien du soir de toute l’Algérie, en dépit de nos protestations, rien n’y fit. Pour les responsables de la SIA et les commanditaires de la revue, rien d’autre ne devait être tiré avant ces «affiches électorales». Rien d'autre ne devait compter. Pourtant, Dieu sait qu’il n’y avait pas urgence, le départ de la course électorale n’étant prévue que 48 heures plus tard, à savoir jeudi. L'impression de cette revue partisane pouvait donc se faire dans l’après-midi, après le tirage d’InfoSoir, tirage qui aurait nécessité, travail technique compris, pas plus d’une heure. En fait, s’il n’y avait pas eu abus d’autorité et mépris, les lecteurs d’InfoSoir auraient trouvé, comme d’habitude, leur journal dans les kiosques et aux horaires habituels.
Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Jusqu’à 15h 30, nous avons insisté pour que le tirage du journal se fasse. C’était encore jouable. Un fax a été envoyé dans ce sens à la direction de la SIA. En vain. Au téléphone, assez expéditif, le directeur de la SIA nous a affirmé que ce ne serait qu’une «affaire» de 30 minutes. Mais voilà. «L’affaire» dura jusqu’au soir. Jusqu’à ce que nous soyons contraints de prendre la décision de ne pas tirer InfoSoir. Cela aurait été inutile à partir de 18 heures. Voilà les faits. Voilà les résultats lamentables et désolants où nous ont menés l’incurie et l’inculture de certains qui n’ont pas voulu comprendre le rôle d’un journal du soir ni que sa durée de vie quotidienne est limitée, contrairement à ses confrères du matin. Que dire de plus devant la bêtise humaine. Rien, si ce n’est exprimer des sentiments d’écoeurement et de dégoût. Il ne nous reste, quant à nous, qu'à présenter nos excuses à nos lecteurs et annonceurs pour ne pas avoir été au rendez-vous pour des raisons indépendantes de notre inébranlable volonté de les servir.
Le directeur de la publication
Hacène Ouandjeli (infoSoir N ° 1157 — Mercredi 25 - Jeudi 26 avril 2007)
(2) La réponse de la SIA :
Suite aux accusations formulées à l’encontre de la SIA sur le première page de votre édition du mercredi 25 à jeudi 26 avril 2007, nous vous prions d’insérer les clarifications suivantes : la SIA est une entreprise commerciale, elle entretient des rapports professionnels avec tous ses clients qu’elle traite sur le même pied d’égalité. Elle apprécie fortement la confiance placée en elle. Et sur cette base s’interdit de tomber dans le favoritisme ou le parti pris. A l’instar de toutes les entreprises actives dans le monde, il arrive qu’elle enregistre des pannes au niveau de ses machines. En effet, le soir du mardi 24 avril 2007, elle a dû faire face à un problème technique qui a retardé la rotative ; problème que nous nous sommes attelés à régler en mobilisant des techniciens spécialistes en la matière. Quand enfin la panne fut réglée, nous étions soulagés à la place de nos clients parce que nous considérons que notre mission est une, et complémentaire. Mais à ce moment-là, vous avez décidé de ne pas imprimer votre édition du jour pour des raisons qui sont les vôtres et que nous respectons. Vous devez reconnaître qu’il nous est arrivé de comprendre les retards que vous faites quelques fois sans crier sur tous les toits. Par contre, nous refusons les accusations que vous avez formulées dans votre colonne à l’encontre de la SIA, car elles sont dénuées de tout fondements ; pour la simple raison que la SIA, entreprise à caractère commercial, observe et observera toujours les règles de commercialité qui ne font aucune différence entre ses clients qu’elle respecte et s’active à satisfaire.
Le directeur général de la SIA (InfoSoir, n°1158 du jeudi 26-vendredi 27 avril 2007)
(3)Précision d’InfoSoir :
Je voudrais ne pas déceler de la mauvaise foi de votre part quand vous dites : « …mais à moment-là, vous avez décidé de ne pas imprimer votre édition du jour… » Il était quelle heure « à ce moment-là » M. le directeur de la SIA ? Il était 18 heures passées et le tirage de la revue spéciale élections pour la wilaya de Boumerdès-tirage qui a occasionné de problèmes techniques du fait que la revue est tout en couleur-que vous avez fait passer avant InfoSoir n’était pas encore terminé ! Quel journal du soir accepterait-il d’être tiré « à ce moment-là » !?
Hacène Ouandjeli, directeur d’InfoSoir ( 26-27 avril 2007)
Une nouvelle imprimerie a été lancée, le 4 mars 2008, à Oran, par deux quotidiens de la presse nationale : El Watan et El Khabar (1). Implantée à Es-Sania, l’usine a comme objectif de faire parvenir les journaux, à temps, à leurs lecteurs, dans les quinze wilayas que compte la région ouest du pays. Appelée Enimpor, la nouvelle rotative-une technologie allemande, a été réalisée grâce au concours financier de la banque française BNP Paribas. Les deux quotidiens sont à leur troisième imprimerie conjointement réalisée : La Simprec implantée à Constantine et l’ALDP qui se trouve à El Achour (Alger).
Le même jour, à l’est du pays, précisément dans la wilaya de Jijel, le directeur d’El Watan, Omar Belhouchet et le chroniqueur Chawki Amari, sont condamnés, en deuxième instance, à deux mois de prisons fermes, dans le cadre du procès en diffamation qui les opposent au wali.
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(1) El watan n°5267 du 5 mars 2008, PP. 1 et 2.