
Nom du blog :
chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
07.11.2009
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je suis tres fier de mon cousin méme qu'on se connait pas.bravo...
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Par boucherrab, le 06.11.2009
bonsoir monsieur,
je me permet de vous ecrire afin de vous demandez de l'aide dans ma recherche.
en effet, m...
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Par soumia, le 31.10.2009
un enfant retrouvé mort sans ses deux reins et son cœur
http://ho gra.centerblog.n et/6582199-un-en fant-retr...
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Par hogra, le 31.10.2009
bonjour,
félicitations pour ammar, mais comment a été choisi vu qu'il n'y a ps de syndicat ou concours pour ...
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Par sf, le 31.10.2009
allez sur le blog http://djemila-y amina.skyrock.co m j adresse une lettre ouverte a notre chef d etat de acte...
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Par ZEGHOUDI FATIMA, le 31.10.2009
je vous ecris pas pour un commentaire mais c`est pour soliciter une aide de votre part .voila je suis une élév...
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Par hl, le 28.10.2009
il était un très gentil homme, toujours souriant et dynamique ...
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Par maari , le 24.10.2009
salut tous le monde franchement monsieur ibrahimi c est un grand professeur jetais son élève cette année et je...
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Par ryma, le 23.10.2009
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Par ryma, le 23.10.2009
pour ces détails, il vaut mieux se rapprocher de la direction de l'ecole elle-même. l'ecole se trouve à ben ak...
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Par __S.B, le 20.10.2009
il n'est pas encore en ligne....
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Par Anonyme, le 15.09.2009
je veus accéde à ce journale par internéte comment faire...
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Par Anonyme, le 12.09.2009
bsr,
pouvez-vou s faire figurer le texte integral de ce livre ?? ...
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Par Anonyme, le 07.09.2009
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Les capitales européennes discutaient vendredi 30 octobre de la situation d'un journaliste tunisien critique du régime, Taoufik Ben Brick, inculpé et placé sous mandat de dépôt pour être jugé le 19 novembre dans une affaire d'agression, selon le ministère français des Affaires étrangères. « Les capitales européennes se concertent actuellement à ce sujet » et « nous suivons la situation de M. Ben Brick avec la plus grande attention », a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay, Bernard Valero.
Selon une source judiciaire tunisienne, M. Taoufik Zoghlami Ben Brick a été présenté jeudi 29 octobre au parquet à la suite d'une « plainte pour agression, atteintes aux bonnes mœurs et dégradation de biens, déposée par une femme avec laquelle il a eu une altercation ». L'arrestation avait été annoncée par Reporters sans frontières (RSF) et les Verts à Paris, dont un communiqué affirmait qu'«il s'agit d'une manipulation » du régime tunisien à l'égard duquel le journaliste s'est montré critique. Selon son avocat, Me Nejib Chebbi, «la seule explication (à cette affaire) se trouve dans la série d'articles publiés récemment par le journaliste dans la presse française ». Le journaliste, qui risque jusqu'à cinq ans de prison, a été écroué à la prison de Mornaguia (30 km de Tunis) après avoir été présenté au parquet jeudi soir, en l'absence de ses avocats et de sa famille, selon Me Chebbi.
AFP, Paris le vendredi 30 octobre 2009
Le Maroc a dénoncé jeudi 29 octobre l'attitude de l'organisation internationale Reporters sans frontières (RSF), accusée de « censure » et d'«occultation systématique de tout ce qui se fait » dans le royaume, notamment en matière de liberté de la presse. « Le fait de camoufler de manière systématique et méthodique toutes nos qualités n'est pas très déontologique », a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri lors d'un point de presse. « Le Maroc est parmi les pays où il est possible à un journal étranger d'être imprimé sans aucun problème», a indiqué le ministre. Selon lui, plus de 1 200 titres étrangers sont en vente libre dans le royaume. M. Naciri a en outre qualifié de « comportement indigne d'une organisation internationale non gouvernementale crédible », la décision du secrétaire général de RSF Jean-François Julliard d'avoir organisé, mercredi à Casablanca, une conférence de presse « sans autorisation et sans respecter la procédure légale ». Jean-François Julliard avait affirmé à cette occasion qu'il y avait une « vraie dégradation de la liberté de la presse » au Maroc et annoncé son intention de saisir la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton de la situation. Le secrétaire général de RSF faisait référence aux récentes poursuites judiciaires et condamnations contre des journalistes au Maroc ainsi qu'à la saisie du Monde et d'El Pais, qui ont publié des caricatures jugées irrespectueuses à l'égard de la famille royale. « Le Maroc est en train d'avancer avec détermination (...) dans le processus démocratique», a insisté le ministre.
La chute de la diffusion de la presse américaine s'accélère, une évolution due à l'essor de l'internet et à la crise économique qui a déjà entraîné dépôts de bilan, fermetures de titres et réductions d'effectifs. Sur la période avril-septembre 2009, les quotidiens américains ont diffusé 30,39 millions d'exemplaires par jour en moyenne, contre 34 millions pendant le semestre équivalent en 2008, soit une baisse de 10,6%. La chute est plus importante que celle enregistrée pour la période octobre 2008-mars 2009 (-7,09%) ou la période semestrielle précédente (-4,64%). Le Bureau d'audit de la diffusion (ABC) a par ailleurs confirmé que le Wall Street Journal, le seul parmi les 25 plus grands quotidiens du pays à gagner des lecteurs (+0,61% à 2,02 millions), était devenu le plus diffusé en semaine, dépassant USA Today (-17,05% à 1,9 million), du groupe Gannett. Le San Francisco Chronicle a souffert le plus grand effondrement de diffusion: -25,82% à 251.782, le New York Times s'en tirant en revanche moins mal que beaucoup d'autres avec une diffusion réduite de 7,28% à 927 851 exemplaires, gardant la troisième place. Le recul n'a pas épargné les tabloïdes: le New York Post, qui comme le Wall Street Journal appartient à l'empire News Corporation de Rupert Murdoch, a vu sa diffusion chuter de 18,77% à 508 042 exemplaires. Cette chute de la diffusion, accompagnée d'un effondrement des recettes publicitaires et de la migration des lecteurs vers les sites en ligne, a mené plusieurs groupes de presse au dépôt de bilan, y compris le deuxième plus gros du pays, le groupe Tribune, propriétaire notamment du Chicago Tribune et du Los Angeles Times. Plusieurs titres parfois centenaires ont été arrêtés, et les salles de rédaction ont perdu des centaines de journalistes.
Rick Edmonds, un analyste du secteur de la presse au Poynter Institute, une école de journalisme basée en Floride, a jugé ces chiffres "particulièrement mauvais", mais sans grande surprise. Outre la migration du lectorat en ligne, M. Edmonds a relevé que la baisse de diffusion était liée à la décision de plusieurs grands quotidiens d'abandonner la couverture et la distribution de zones périphériques, "des régions qui coûtent cher et n'offrent pas beaucoup de valeur aux annonceurs", explique-t-il. "De fait, ils sacrifient la diffusion" dans ces zones-là, explique-t-il, citant en exemple de ce comportement le San Francisco Chronicle, en Californie. Le groupe de presse Hearst Corporation avait annoncé en février son intention de fermer ou vendre le San Francisco Chronicle s'il n'arrivait pas à réduire suffisamment ses coûts, obtenant finalement un accord avec ses syndicats en mars. "Nous sommes aussi dans une période qui reflète l'ensemble de l'économie", du côté des entreprises comme du côté des particuliers: "beaucoup de gens sont au chômage, rognent ici et là sur les dépenses, et au moins certains d'entre eux vont couper dans le budget journaux", explique M. Edmonds.
AFP, Washington, le 26 oct 2009
Un appel a été lancé par plusieurs organisations arabes et internationales de défense de la liberté de la presse et de la liberté d'expression au gouvernement marocain pour « cesser sa campagne contre la liberté de la presse », suite à la fermeture de plusieurs publications et la condamnation de journalistes à des peines de prison. Selon International freedom of expression exchange (IFEX, Expression internationale de la liberté d'expression), les organisations signataires de cet appel ont ainsi entrepris une « action commune », pour « dénoncer les arrestations et le harcèlement incessants contre les journalistes et la presse indépendante » dans le royaume, est-il mentionné dans une lettre adressée au gouvernement marocain. Qualifiant cette campagne de « la plus violente qu'ait connue le Maroc depuis l'accession du souverain Mohamed VI au pouvoir en 1999 », ces associations expriment leur « entière solidarité » avec les journaux et les journalistes marocains « victimes de poursuites judiciaires ». Elles dénoncent aussi les procès « à caractère politique » et le « harcèlement incessant contre les journalistes qui accomplissent leur devoir professionnel en diffusant des informations que le gouvernement marocain juge comme étant un franchissement des lignes rouges, telles que la santé du roi du Maroc ou les affaires de corruption qui intéressent l'opinion publique. »
Dans ce document, ces associations ont relevé que les trois derniers mois de l'année 2009 ont été marqués par une « recrudescence de la campagne contre la liberté de la presse dans le royaume », citant plusieurs cas, notamment l'hebdomadaire francophone « Tel Quel » et sa version arabophone « Nichane » qui ont été saisis en août dernier pour avoir publié un sondage sur la gouvernance du roi. Cette lettre cite aussi le ministre marocain de l'intérieur qui a fermé les locaux du quotidien indépendant « Akhbar Al Yaoum », « sans décision de justice », alors que le directeur de la publication et le caricaturiste du journal sont poursuivis à cause d’une caricature jugée comme « une atteinte au respect dû à un membre de la famille royale ». En octobre 2009, le tribunal de première instance de Rabat a condamné le directeur de l'hebdomadaire arabophone « Al Machaâl » à un an de prison ferme pour avoir publié des articles évoquant la santé du roi. Deux autres journalistes de cette publication ont été condamnés à des peines de trois mois de prison ferme et une amende de 50 000 dirhams (655 dollars) sans être arrêtés, a-t-on déploré.
Pour ces associations, ces procès « ciblant la presse indépendante, constituent une régression grave de la liberté de la presse au Maroc et risquent d'anéantir la petite marge de liberté qui existe encore dans ce royaume ». Cela constitue une « menace sérieuse pour la liberté de la presse dans le monde arabe », a-t-on ajouté. Les associations relèvent également que l'emprisonnement des journalistes et l'interdiction des publications au Maroc constituent une « violation flagrante de l'article 19 (2) du pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par le gouvernement marocain ».
Cet article stipule que « toute personnes a droit à la liberté de la d'expression, ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen de son choix ».
APS, New York, le 24 octobre 2009
Le secrétariat général de la Ligue arabe a préconisé la création d'une commission générale des médias arabes en vue de leur restructuration et de la redéfinition de l'action médiatique. Ce projet vise à inscrire ces médias sur la cartographie des médias étrangers et à lancer une action médiatique à même de mieux présenter l'image de la Ligue à l'étranger et de mettre en avant les efforts des pays de la région et leurs réalisations en matière de réformes, de modernisation et de développement socio-économique et humain, a indiqué vendredi 2 octobre le secrétaire général adjoint chargé des médias et de la communication à la Ligue. Le projet, soumis par Amr Moussa, est susceptible de conforter la capacité des médias arabes à apporter toute l'assistance nécessaire aux efforts diplomatiques et politiques dans la défense des causes et droits arabes à leur tête le cause palestinienne. Amr Moussa adressera des invitations aux ministres arabes de l'Information pour la tenue d'une réunion extraordinaire au siège de la Ligue début janvier 2010. Le conseil des ministres arabes de l'Information avait demandé au secrétaire général lors de sa dernière réunion en juin dernier, l'élaboration d'un projet dans ce sens et la tenue d'une réunion extraordinaire des ministres arabes de l'Information.
APS, le Caire, le 2 octobre 2009
Le quotidien du soir londonien Evening Standard, qui est vendu depuis 182 ans, va être distribué gratuitement, ses nouveaux propriétaires russes voulant ainsi renforcer sa distribution. Le quotidien racheté par le milliardaire et ex-agent du KGB Alexandre Lebedev pour un prix symbolique d'une livre en janvier, actuellement vendu 50 pence (55 centimes d'euros), deviendra gratuit à partir du 12 octobre. Son tirage devrait plus que doubler, de 250 000 à 600 000 exemplaires, a annoncé le titre dans un communiqué, tout en soulignant qu'il continuerait à fournir un « journal de qualité ». « Le Standard a offert un journalisme exceptionnel depuis 1827 et cela ne va pas changer », a noté Alexandre Lebedev. « Le London Evening Standard est le premier grand journal de qualité à devenir gratuit et je suis sûr que d'autres suivront », a-t-il prédit. Le rédacteur en chef Geordie Greig a décrit ce tournant comme un « moment historique et une grande opportunité » pour le journal. Selon lui, le Standard « avait devant lui un futur sûr et intéressant avec cette nouvelle stratégie pionnière ».
Le Standard était jusqu'à présent le seul journal payant destiné au lectorat londonien. Les Londoniens ont à leur disposition deux autres journaux gratuits, Metro et London Lite, tous deux détenus par le groupe Associated Newspapers, qui possédait aussi le Standard avant que le titre endetté ne soit vendu à M. Lebedev cette année. Le groupe a gardé une part marginale dans le journal. News International, principale subdivision britannique du groupe du magnat australien des médias Rupert Murdoch, a fermé le mois dernier son journal du soir gratuit, the london paper, après une perte annuelle avant impôts de 12,9 millions de livres.
Trop souvent, dans les rédactions, on ne se parle pas assez, on ne se confie pas… On travaille côte à côte, mais pas ensemble. Pourtant, tout indique, dans l’histoire de la presse, qu’une équipe rédactionnelle soudée peut soulever des montagnes, bousculer les adversaires de la vérité. Qui a oublié le « Washington Post » et la chute de Nixon, l’homme le plus puissant du monde ?
"Elle éclate, elle se tait, elle se recherche, elle se traque, elle se cache, elle se masque, elle se proclame, elle se crie… La vérité est au cœur de la condition humaine… et au centre du métier de journaliste. Quelque soit son média, quelque soit sa spécialité, quelque soit son poste dans la hiérarchie de la rédaction, l’homme de presse se doit d’être à son service.
Mais le journaliste n’est ni juge, ni policier. Certes, il enquête, interroge, recueille des témoignages… avec pour seul objectif : l’information. L’information honnête, la plus exacte possible. L’information qui donnera à ses lecteurs, ses auditeurs, ses téléspectateurs, les éléments leur permettant de forger leur opinion. Bien sûr, la tentation est forte de leur faire partager ses propres convictions, de se faire avocat général. La tentation est forte de choisir son camp, de se faire le héraut de telle ou telle cause, le défenseur de telle ou telle doctrine. Le journaliste n’est pas un être froid, hors de la société, capable de la scruter tel un scanner. Commenter l’actualité est dans son rôle. Mais la règle est d’airain : les faits sont sacrés. Les déformer volontairement pour conforter un point de vue est un crime contre la liberté de pensée. Voilà pour l’idéal. Sur le terrain, les choses ne sont pas si simples…
D’abord parce que la vérité est rarement unique. La vérité du vainqueur l’emporte sur celle du vaincu. La vérité de la victime n’est pas celle de l’agresseur supposé… et chaque témoin d’un événement l’a vu et enregistré de manière différente. Au journaliste de savoir démêler l’écheveau, de reconnaître, si nécessaire, que la vérité est multiple, de mettre sur la table tous les éléments, tous les avis recueillis.
Cette fonction de médiateur suppose une rigueur professionnelle de chaque instant, un effort constant dans la recherche et la vérification de l’information.
Ensuite, parce que, face à lui, se dressent ceux dont l’objectif est d’imposer leur vérité. Parfois brutalement, dans les régimes autoritaires, qui ne supportent pas l’opposition.
Souvent de manière plus feutrée ailleurs, là où les forces politiques, économiques, sociales et culturelles savent que, pour triompher, elles doivent en passer par la construction d’une opinion publique favorable. Ici, le journaliste est clairement menacé de prison, là, il est sollicité, cajolé, aidé…et vilipendé si, rebelle, il ne se soumet pas, si, arguant de sa liberté, il rejette le doux confort de la pensée unique.
Enfin, parce que, pour atteindre le grand public, l’information doit aussi satisfaire aux règles d’acier de l’économie. La rechercher, la vérifier, la présenter coûtent cher. Prospère, l’entreprise de presse peut affronter la tourmente provoquée par la révélation d’un scandale, prendre le risque d’un procès. Désargentée, elle aura tôt fait d’être étouffée, contredite, tournée en dérision. A moins que l’adversaire ne choisisse la méthode encore plus radicale de l’action civile, qui, ici el là, a déjà tué quelques titres.
Admettons tous ces obstacles franchis. Il en reste un : la conscience du journaliste, son sens civique, sa manière de concevoir sa place dans la société. La question est simple, nul n’a trouvé la réponse universelle : Toutes les vérités sont-elles bonnes à dire ? La loi, bien sûr, interdit avec raison les atteintes à la vie privée. Encore faut-il, de plus en plus souvent, en préciser les limites… Elle réprime aussi les appels à la haine raciale, les discriminations liées à la religion ou à l’origine ethnique. Et c’est tant mieux.
Mais rien n’interdit au journaliste de désigner à la vindicte populaire le nom d’un assassin présumé, qui, deux jours plus tard, innocenté, paiera de sa vie cette erreur d’un juge subjugué par les médias. Rien n’interdit au journaliste de publier le nombre de voitures incendiées, le soir de la Saint-Sylvestre, dans une grande ville de France. Quitte à en faire un record à battre l’année suivante ou dans une autre banlieue. Deux exemples. Il en existe des centaines. Deux vérités. Fallait-il les révéler ? Oui, au nom du droit du public à l’information. Non, en raison de leur impact sur des esprits faibles…
Tout journaliste, dans sa vie professionnelle, parfois plusieurs fois par jour, est confronté à cet épuisant parcours du combattant. Ses armes personnelles -sa formation professionnelle, son respect de la déontologie- sont de précieux atouts. Mais leur efficacité peut, au fil des ans, s’émousser. Seul, il baissera la garde. Entouré, il retrouvera ses marques. Trop souvent, dans les rédactions, on ne se parle pas assez, on ne se confie pas… On travaille côte à côte, mais pas ensemble. Pourtant, tout indique, dans l’histoire de la presse, qu’une équipe rédactionnelle soudée peut soulever des montagnes, bousculer les adversaires de la vérité. Qui a oublié le « Washington Post » et la chute de Nixon, l’homme le plus puissant du monde ?"
Source : la Gazette de la francophonie, numéro juillet-août 2009
La liberté de l’information est menacée à travers le monde ?Commençons par balayer devant notre porte !
"Si l’on veut défendre les libertés publiques, comme a tenté de le faire Martine Aubry dans un Zénith à moitié vide, il ne faut pas regarder uniquement du côté de Sarkozy ; il faut regarder d’abord du côté de l’information. Sans une presse libre et une information honnête, ce sont toutes les libertés qui peuvent être bafouées et réduites à néant. Or les chances d’une information équilibrée, soucieuse de vérité, sont battues en brèche par les conditions mêmes dans lesquelles se déroule désormais la mêlée médiatique. Il n’y va pas seulement de l’avenir de notre profession, à nous autres journalistes ; il y va d’abord de notre responsabilité.
Trois événements de nature diverse, que je tire de l’actualité récente, nous invitent à y réfléchir.
Le comité Balladur
Un rapport qui proposait une réforme d’ensemble des libertés locales a été littéralement saboté dans l’opinion par la course au scoop, qui a pour loi la concurrence entre les médias et pour norme la divulgation d’un événement avant même qu’il ait eu lieu. Un point qui n’avait fait l’objet d’aucun débat tant il paraissait aller de soi – faciliter le regroupement volontaire de régions qui le désireraient – est devenu, par la grâce de fausses indiscrétions, l’objet principal de la controverse, au mépris des autres mesures préconisées. Et plus grave encore, au mépris de la vérité. Avant même la publication du rapport, des cartes d’une France remodelée selon les prétendus principes du Comité ont vu le jour dans divers journaux. Et pour faire encore plus gros, on a zoomé sur une région martyre : la Picardie ! Aux armes, citoyens, on veut vous priver de la Picardie ! Tout cela était totalement imaginaire. Mais sous le double empire du soupçon et de la rumeur, l’information est devenue manipulation et mensonge. Etonnez-vous, après cela, du scepticisme croissant des citoyens.
La mort de Bashung
C’était un grand chanteur, un immense chanteur aux yeux de certains, et je ne veux nullement mettre en question la place considérable que les médias lui ont faite. Je remarque seulement que cette place paraît avoir été surtout dictée par l’émotion suscitée par son combat contre la maladie et par son apparition, émouvante en effet, aux Victoires de la Musique quelques jours avant sa mort.
En mai 2007, on a appris par le faire-part nécrologique du «Monde» le décès du physicien Gilles de Gennes, que l’Académie Nobel, en le couronnant, avait qualifié « d’Isaac Newton de notre temps ». L’extrême discrétion qui a entouré sa fin de vie et son inhumation a eu pour conséquence une place ténue, indigente, dans la presse de l’époque. Il ne s’agit pas de comparer deux personnalités mais deux situations médiatiques. C’est l’empire de l’émotion qui a décidé du traitement journalistique des deux nouvelles, non la valeur intrinsèque de celles-ci. Désormais, la place faite à une information est dictée non par son importance mais par son retentissement attendu dans l’opinion. Et que dire du délire qui s’empara des médias à l’échelle mondiale lors de la mort de la princesse Diana ?
Le voyage du pape en Afrique
J’ai dit, en des termes d’une extrême sévérité, les sentiments que m’inspirait le comportement de Benoît XVI à propos de la levée de l’excommunication de l’évêque négationniste Williamson, et, à l’inverse, de celle qui a frappé la mère et les médecins de la fillette brésilienne violée par son beau-père et enceinte à l’âge de 9 ans. Derechef, je pense que c’est une bêtise et une inexactitude de sa part que d’avoir affirmé dans l’avion qui le conduisait en Afrique que le préservatif pouvait même aggraver la situation créée par le sida. Sous-entendu : en inspirant à l’usager un sentiment de fausse sécurité.
A partir de là, la plupart des médias de toutes origines et de toutes orientations ont pratiquement renoncé à informer sur le voyage du pape. Il réunissait des foules énormes et enthousiastes ? – Le préservatif ! Il condamnait la corruption, la violence, la guerre ? –Le préservatif ! Il dénonçait le statut diminué de la femme africaine ? - Le préservatif ! La presse regrettait benoîtement –si l’on ose dire – que cette satanée capote ait oblitéré tous les autres aspects du voyage. Mais la faute à qui, chers confrères ? Quand les médias, d’informateurs qu’ils sont par vocation, se transforment en justiciers et appliquent à leur cible un véritable lynchage, il y a perversion de leur mission. Oui, la liberté de l’information est aujourd’hui menacée à travers le monde. Mais les informateurs, nous-mêmes, doivent commencer par balayer devant leur porte."
Jacques Julliard, « Le Nouvel Observateur », cité par la Gazette de la francophonie (juillet-août 2009)
Pléthore de chaînes télévisées et de journaux, piratage massif de programmes, diffamation, rumeurs et collusion avec les partis politiques, la presse qui a fleuri en Mongolie depuis la démocratisation et la levée de la censure oscille entre jungle et Far West. Mais de cette pittoresque pagaille commencent à émerger, près de 20 ans après l'émancipation de cet ancien satellite soviétique, des signes encourageants: future loi sur les médias et patrons de presse plus soucieux d'éthique.
Avec des hivers parmi les plus longs et rigoureux de la planète et un chômage élevé, les Mongols sont de grands consommateurs de télévision. Et de journaux aussi, grâce à un taux d'alphabétisation remarquable (97%) pour un pays dont la moitié des habitants reste nomade ou semi-nomade et un tiers vit sous le seuil de pauvreté. Mais l'offre est démesurée pour une population de seulement 2,9 millions d'habitants, estiment unanimement les patrons de presse interrogés par l'AFP à Oulan-Bator. "On a 500 périodiques enregistrés, dont 100 sont effectivement publiés, alors que le Japon en a 300 pour 120 millions d'habitants!", s'exclame Sh. Davaadorj, rédacteur en chef adjoint du groupe Mongol News Co. "Tous les jours 12 quotidiens sortent en Mongolie!". "Quant aux télévisions, on en a plus de 20. On a bien trop de télévisions et bien trop de journaux!", dit M. Davaadorj. Batbaatar Sodnomdarjaa, également rédacteur en chef adjoint du même groupe, déplore, lui, l'implication massive des partis politiques dans les médias mongols. "Notre plus grand problème ici, c'est que la plupart des journalistes sont mal payés et les médias en difficulté financière. Les hommes politiques versent de l'argent pour faire publier des informations", dit-il. "La plupart des chaînes de télé appartiennent à des politiciens et ont été lancées pour l'heure de propagande des infos du soir", confirme Ben Moyle, Directeur de C1 Television. "Beaucoup des infos sont 'fabriquées' en période électorale", lorsque sont lancées de nouvelles stations, ajoute le Britannique. Et les journaux ne font pas non plus le meilleur usage de la toute nouvelle liberté d'expression, publiant rumeurs et calomnies.
Le piratage généralisé est une autre plaie des médias mongols. Non seulement les journaux se volent des photos les uns aux autres, mais les chaînes de télé siphonnnent allègrement les programmes de la BBC, d'Eurosport, des chaînes russes ou de la CCTV chinoise, les séries sud-coréennes et les films de Hollywood. "C'est très facile de monter une télé", explique M. Moyle. "On peut remplir des camions de DVD, de programmes des Etats-Unis ou de Corée du Sud (ndlr: où vit une large communauté mongole) et tout rediffuser gratuitement". Les télés "mettent dessus une voix-off en mongol, et elles font un tabac!", dit-il. C'est ainsi que la Mongolie s'est retrouvée avec 16 chaînes ayant une licence et beaucoup d'autres encore sur le câble, où aucune licence n'est requise, fonctionnant avec un budget et des effectifs lilliputiens.
Mais fin septembre, les députés doivent se pencher sur une loi qui s'intéressera notamment à la propriété intellectuelle. "On n'a pas peur de la concurrence", assure L. Chinbat, devenu l'une des plus grosses fortunes de Mongolie grâce aux mines d'or et qui vient de lancer Mongol TV. "La nouvelle loi va changer les choses. Notre arme, ce sera l'information: des faits et de la qualité".
OULAN-BATOR, AFP, le 15 septembre 2009
La Commission européenne a estimé vendredi 11 septembre que l'énorme amende pour fraude fiscale infligée par le gouvernement turc au groupe de presse d'opposition Dogan est une grave attaque contre la liberté de la presse, peu compatible avec la candidature de la Turquie à l'UE. L'amende sans précédent -1,75 milliard d'euros- infligée mercredi au Dogan Yayin Holding (DYH), le plus grand groupe indépendant de presse turc, est le dernier épisode d'une confrontation avec les pouvoirs publics, sur fond d'affrontement avec le parti gouvernemental de la Justice et du Développement (AKP). "Cette nouvelle et très forte amende infligée au groupe Dogan préoccupe gravement la Commission", a déclaré à l'AFP un porte-parole de la Commission. "Quand la sanction est d'une telle ampleur qu'elle menace l'existence même d'un groupe de presse entier, comme c'est le cas, alors la liberté de presse est en jeu", a-t-il souligné. L'exécutif européen "va évidemment donner à cette affaire toute la place qu'elle mérite dans son prochain Rapport d'étape (sur les négociations d'élargissement avec la Turquie) qu'il doit adopter le 14 octobre", a prévenu le porte parole de la commission.
AFP, Bruxelles, le 11 sept 2009