
Nom du blog :
chdjamel
Description du blog :
Etre journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se fait ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
25.11.2009
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Par kamel de paris, le 22.11.2009
je tiend denoncer le manque d humanitee de association ni putes ni soumises du siege de paris qui conner mo...
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Par zeghoudi, le 21.11.2009
coool
...
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Par Anonyme, le 17.11.2009
je suis tres fier de mon cousin méme qu'on se connait pas.bravo...
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Par soumia, le 31.10.2009
un enfant retrouvé mort sans ses deux reins et son cœur
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Par hogra, le 31.10.2009
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félicitatio ns pour ammar, mais comment a été choisi vu qu'il n'y a ps de syndicat ou concours pour...
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Par sf, le 31.10.2009
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salut tous le monde franchement monsieur ibrahimi c est un grand professeur jetais son élève cette année et je...
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Téléphone mobile, ordinateur, console de jeux, téléviseur ou cinéma: la multiplication des écrans révolutionne les programmes et la diffusion d'informations par des internautes ou des journalistes, qui doivent s'adapter à ces nouveaux supports. « La révolution numérique bouleverse nos modes de consommation, de lecture et de réception des images », estime Hervé Chabalier, président du Festival des Quatre écrans qui s'est achevé vendredi 20 novembre à Paris, et patron de l'agence Capa.
Au spectateur passif assis devant son téléviseur, a succédé un consommateur avide de nouveaux programmes interactifs et multimédia. Séries, téléfilms unitaires, documentaires et journaux d'information doivent être repensés pour convenir aux nouveaux modes de réceptions, fixes ou mobiles. « La tendance est aux formats courts, même si la définition reste floue: une à dix minutes », souligne un producteur qui a requis l'anonymat. Mais à qui le proposer ? Au « geek » fondu de technologies qui le regardera dans le métro sur son « smartphone » ou aux classiques téléspectateurs installés dans leur canapé dès 19h30 ? « Une société de production qui fait réaliser une série de formats courts hésitera aujourd'hui à la proposer à un diffuseur traditionnel de télévision et se tournera vers un opérateur de téléphonie mobile », explique ce producteur, pour qui le marché des nouveaux programmes est une « jungle » « qui s'organise progressivement en marché structuré ». Les opérateurs téléphoniques, à l'instar d'Orange, ont récemment lancé des appels d'offre pour des formats courts, notamment des fictions.
Le Festival des Quatre Ecrans récompense aussi bien les "phone-reportages" (tourné par des amateurs avec leur téléphone) que les formats de trois minutes (en vidéo-nomade). L'interactivité est un des maître-mots de ces nouveaux programmes. On parle désormais web-documentaires, web-films, « storytelling multimédia », qui permettent à travers des liens internet d'enrichir presque à l'infini les contenus autour d'un scénario traditionnel. Le « web-docs », conçu au départ par des photo-reporters et des journalistes souhaitant marier texte et photo pour les sites web de leur journal (New York Times, Le Monde...), connaît un engouement croissant. Ils combinent désormais photo, texte, vidéo et infographies fixes ou animées. « Par rapport aux reportages de télévision construits de façon linéaires avec un début, un milieu, une fin, nous sommes dans une écriture déstructurée », se réjouit Hervé Chabalier. « On peut à la fois le voir de manière chronologique, mais on peut aussi le voir en ouvrant des portes successives si un personnage ou autre chose plaît », a-t-il expliqué. « Jamais nos métiers n'avaient été confrontés à une rupture aussi radicale, à la fois technique et méthodologique, c'est un défi et une chance », estime Hervé Bourges, ex-patron de France Télévisions et TF1. Toutefois « du coté des journalistes, c'est pas gagné », confie-t-il, déplorant le « conservatisme de la profession ». Photographe et auteur de plusieurs web-documentaires, Samuel Bollendorff se félicite de l'existence d'«un vrai public », mais souhaite que « les journalistes investissent ces nouveaux territoires », car « on ne peut pas laisser ça seulement aux mains des internautes ».
Laurent HOUSSAY, AFP, Paris, le 21 novembre 2009
Le Centre de formation de perfectionnement des journalistes (CFPJ) international organise entre le 10 et le 26 novembre 2009 sa première session de stade dans les locaux du quotidien arabophone El Khabar, sous l’initiative de l’ambassade de France à Alger et avec la colloboration d'El Watan et El Khabar. L’encadrement de la formation sera assuré par Fabienne Gerault, responsable pédagogique au CFPJ. «Ces cours de formation regroupent seize journalistes algériens appartenant à plusieurs organes de presse, quatre arabophones et quatre francophones », écrit Liberté dans son édition du 16 novembre. Le thème de cet apprentissage, ajoute le journal, sera axé sur les fondamentaux de l’écriture journalistique, la déontologie et les techniques d’interview. «Nous nous sommes concertés avec le CFPJ ainsi que les directeurs de journaux concernés sur le thème approprié pour cette formation », déclare, à l’ouverture de la session, Mme Loan Forgeron, conseillère de la presse de l’ambassade de France. « C’est la première fois, mais nous essayerons encore et pourquoi pas de continuer ! Il y aura peut-être des stages en France au CFPJ », souhaite-t-elle.« Il y a des changements très rapides. Il y a une nécessité de se remettre à niveau et de suivre l’évolution des médias », explique, de son côté, Arezki Cherif, directeur de la publication d’El Khabar, cité par El Watan du 16 novembre.
La faculté des sciences politiques et de l’information (FSPI) dépendra désormais de l’université de Dely Brahim. Ce changement a été opéré à l’occasion de la réorganisation des facs de la capitale décidée par le Gouvernement. Dans le numéro 61 du Journal officiel, trois décrets exécutifs, signés par le premier ministre Ahmed Ouyahia le 22 octobre, ont été publiés.
Le premier texte porte sur la création de l’université de Dely Brahim. Cette dernière est composée, en plus de la FSPI, de la faculté des sciences économiques, des sciences commerciales et des sciences de gestion ; de l’institut d’éducation physique et sportive. Le deuxième texte porte sur la création de l’université de Bouzaréah. Elle comprend la faculté des sciences humaines et sociales, la faculté des lettres et des langues et l’institut d’archéologie. Le dernier décret est relatif à « l’organisation et au fonctionnement de l’université d’Alger ». Celle-ci est dorénavant composée de trois facultés : de droit, de médecine et des sciences islamiques.
L’association Les Amis de Abdelhamid Benzine rééditent le prix du journalisme, presse écrite et radio dans les trois langues (arabe, tamazight et français), qui sera décerné le 6 mars 2010. Les articles admis au concours sont les enquêtes ou les reportages portant sur les problèmes de société en Algérie. Les participants devront remettre un seul article paru dans les médias nationaux à partir de mars 2008 et non déjà primé ailleurs. Les journalistes ayant été lauréats du prix Abdelhamid Benzine ne peuvent pas postuler.
Deux prix (le 1er et le 2e) ainsi qu’un prix spécial du jury (en hommage à un journaliste qui aura consacré sa vie à la liberté d’expression) seront attribués aux lauréats.
Les journalistes doivent déposer leurs dossiers, à la librairie Mille Feuilles, sise au 26, rue Khelifa Boukhalfa (Alger) avant le 6 février 2010.
Pour de plus amples renseignements, contacter :
Belkacem Mostefaoui : 0772 22 89 50
ou Abdenour Belanteur : 0550 17 37 67
ou Souad Inal : 0771 75 17 78
L'institut de formation au journalisme d'agence relevant de la Fédération des agences de presse arabes (FANA) a ouvert ses portes à Beyrouth sous le parrainage du ministre libanais de l'Information, Tareq Metri. La cérémonie d'ouverture a été marquée par la présence du président de la FANA, Ramadhan Rouachda, et des directeurs des agences de presse arabes qui ont contribué au financement de l'institut outre des ambassadeurs arabes, des journalistes et le représentant de l'UNESCO au Liban, a indiqué jeudi un communiqué de la FANA. Dans une intervention à l'ouverture de la cérémonie, le président de la Fédération a précisé que cet institut « constitue un pas en avant dans l'activation de l'action arabe commune pour le développement des agences de presse arabes en collaboration avec l'UNESCO ». Pour sa part, le secrétaire général de la FANA, Farid Ayar, a souligné le rôle de l'institut qui consiste en « l'exécution de programmes destinés au perfectionnement des personnes activant dans les agences de presse arabes et les autres organes de presse ». « La formation de journalistes spécialisés est essentielle pour promouvoir les organes de presse arabes au rang des agences des pays occidentaux », a-t-il ajouté.
L'institut dispose de 15 micros ordinateurs modernes et d'autres équipements servant à la formation, a indiqué la même source. Par ailleurs, le secrétariat général de la Fédération organise durant le mois en cours quatre sessions de formation dont deux consacrées aux moyens susceptibles de développer le savoir-faire des journalistes activant dans les services économiques. La 1ère session a eu lieu entre le 5 et le 9 octobre en cours et a concerné 14 stagiaires de 12 agences de presse arabes membres de l’organisation. La 2ème session s'est déroulée du 12 au 16 du mois en cours et a touché 14 stagiaires de 13 agences de presse arabes également membres de l’association. Les participants à chaque session se sont attelés, durant cinq jours de formation (35 heures), à rédiger des informations, effectuer des corrections et animer des débats sur les concepts économiques et les crises mondiales actuelles. La 3ème session dédiée à l'atelier de formation sur la production et la rédaction des informations télévisées, a été organisée le 19 octobre avec la participation de 14 délégués des agences de presse. La 4ème session consacrée à la couverture médiatique de l'environnement aura lieu le 26 octobre avec la participation de 16 délégués de 13 agences. Le nombre global des participants à ces sessions est estimé, pour le seul mois d'octobre, à 58 stagiaires qui s'exerceront durant 406 heures de formation encadrée par de grands spécialistes dans la formation des rédacteurs et journalistes.
L'institut de formation au journalisme d'agence organisera au début de l'année prochaine des sessions pour les techniciens, photographes et rédacteurs de différentes spécialités.
APS, Alger, le 22 octobre 2009
La nouvelle Ecole supérieure du journalisme se fixe comme priorité le retour à l'aspect professionnel, a affirmé, mercredi 21 octobre à Alger, le directeur de l'école, Brahim Brahimi. « Il existe 11 départements universitaires en Algérie dédiés à la formation dans le domaine du journalisme, alors que la priorité d'une école comme celle qui vient d'être lancée est de revenir à l'aspect professionnel », a déclaré M. Brahimi à l'APS, à la veille du concours d'entrée des premières promotions de cette école. Il existe des départements universitaires qui dispensent des formations académiques à Alger, Oran, Constantine, Annaba, Mostaganem, Biskra, Sétif, Médéa, Oum El Bouaghi, Msila et Batna, en plus du système LMD à Adrar, Sidi Bel-Abbès, Djelfa et Khemis Miliana, avec un total de 15 000 étudiants. C'est ce qui justifie la création de cette école spécialisée qui, selon M. Brahimi, rentre dans le cadre des écoles préparatoires. « Elle (l'école) s'adresse aux étudiants qui ont obtenu les meilleurs notes au bac. Nous choisissons normalement les gens qui ont déjà une licence de trois ans, pour des formations en master I et master II, préparatoires au doctorat », a-t-il expliqué. Les priorités et les axes de cette école, a ajouté le directeur, est de revenir à l'aspect professionnel car les écoles académiques actuelles n'ont pas de contact avec le secteur utilisateur. « Si nous revenons au secteur utilisateur, cela signifie que nous tiendrons compte désormais du paysage médiatique existant », a relevé M. Brahimi soulignant qu’«il existe 34 quotidiens en langue française et un peu plus en langue arabe ». « Nous sommes donc obligé d'enseigner les techniques rédactionnelles dans les deux langues », a-t-il indiqué. M. Brahimi a affirmé, dans ce cadre, que l'école va se rapprocher du syndicat des journalistes et des éditeurs de journaux pour les inviter à participer à une journée d'étude intitulée « la formation au service du secteur utilisateur ». Il a souligné aussi que le premier axe de cette école est relatif à l'aspect professionnel. «Nous allons commencer par six mois de desk, à raison d'une heure et demi à deux heures par jour », a-t-il précisé, relevant que le constat actuel fait ressortir que le journaliste qui n'a pas exercé dans une agence de presse « ne peut être un bon journaliste ». Il y a lieu de tenir compte aussi, selon lui, de la nécessité d'initier les étudiants aux problèmes contemporains et d'actualité. Le deuxième axe fondamental, a également indiqué le directeur de l'Ecole, c’est appeler à tenir compte des orientations nouvelles constatées à travers le monde.
« Nous avons constaté, depuis dix ans, la naissance aux Etats-Unis d'écoles spécialisées dans le journalisme économique », a-t-il relevé, ajoutant qu’«en France, il existe aussi un genre de journalisme spécialisé dans le domaine agricole, scientifique et même dans les langues ». C'est dans ce sens qu'il a expliqué que deux départements ont été créés, dont un département de journalisme composé de cinq filières et un deuxième département dédié aux sciences de l'information qui comprend deux filières. Pour le département information, les deux filières sont destinées uniquement aux étudiants ayant suivi une formation en journalisme. S'agissant de la filière Institutions et gestion des médias, destinée à former des cadres et mêmes des étudiants ayant suivi des formations scientifiques, souhaitant devenir des directeurs de revues, il a justifié ce choix par la nécessité de faire en sorte que ces futurs cadres connaissent les problèmes liés entre autres aux droits d'auteur des journalistes et à ceux liés à la diffamation. Il s'agit d'une filière importante, a-t-il ajouté, arguant du fait que les journaux qui sont gérés par les journalistes manquent de cadres connaissant les problèmes de la diffusion, la distribution et de la publicité. Quant à la filière médias et société, selon M. Brahimi, il s'agit d'une spécialité qui va dans le sens de l'interaction entre le public et les moyens d'information. « Aux Etats-Unis et avec l'école Lazarsfeld, nous avons compris que l'ère de la propagande est révolue », a-t-il argué. A propos des filières liées au journalisme, il a indiqué qu'il existe deux spécialités, telles que le journalisme économique et le journalisme scientifique. M. Brahimi a affirmé, d'autre part, que l'école organisera des stages destinés aux journalistes qui exercent ce métier. « Des stages de 15 jours, de trois mois et de six mois », a-t-il précisé. Pour ce qui est de la création des autres filières, à savoir le journalisme politique, socioculturel, d'entreprise et institutionnel, il a relevé le manque qui existe dans les formations dispensées. Il a également justifié ce choix par la nécessité de sensibiliser aux problèmes majeurs comme les crimes organisés, appelés par les chercheurs « stratégies fatales ». «Il y a des problèmes qui sont effrayants », selon lui, à l'instar de la drogue, les enlèvements, l'armement, le réchauffement climatiques et le chômage « qui doivent être connus ». S'agissant de la filière politique et juridique qui existe déjà, M. Brahimi a relevé que « cette spécialité attire paradoxalement plus de candidats ».
APS, Alger, le 21 octobre 2009
Un accord de coopération entre l'Algérie Presse Service (APS) et l'agence koweïtienne d'information Kuna a été signé mercredi 21 octobre à Alger. L'accord a été paraphé par le directeur général de l'APS, Nacer Mehal, et le président du Conseil d'administration, directeur général de Kuna, M'barek Daaij Ibrahim Al-Sabah, en présence du secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre chargé de la Communication, Azzedine Mihoubi. Selon les termes de l'accord, les deux agences ont convenu d'échanger les informations, de faciliter la tâche aux correspondants des deux agences dans l'exercice de leurs missions et de coopérer en matière de couverture médiatique des évènements dans les deux pays. L'accord prévoit aussi l'échange de photos, l'organisation de stages de formation au profit du personnel des deux agences (1).
L’élément le plus important, dans cette information, n’est pas l’accord en lui-même, mais la qualité du représentant de la partie koweïtienne. Comme on peut le lire sur la dépêche de l’APS, M'barek Daaij Ibrahim Al-Sabah est «le président du Conseil d'administration, directeur général de Kuna ». La précision est de taille : elle enseigne que l’agence d’information koweïtienne est gérée par un Conseil d’administration où devait siégés des actionnaires, très probablement des représentants des clients. Le directeur de Kuna est donc nommé par un Conseil d’administration qu’il a représenté à la signature de cet accord. Par contre, la gestion de l’APS obéit à un autre mécanisme. Le directeur général est en effet nommé par décret présidentiel, pour des considérations politiques et partisanes. Pourquoi une telle organisation ? Dans son livre Encre rouge, Ahmed Ancer a livré sa lecture. Il a écrit :
«(…) le pouvoir répugne à se départir de la possibilité de contrôler sévèrement l’audiovisuel et l’agence de presse (APS). En effet, le constat est là : jusqu’en 1999, ces moyens d’information ne verront que quelques tentatives d’instauration de la rigueur professionnelle (…). Il est maintenant évident que l’agence ne sera jamais un service public tant qu’elle n’est pas gérée par un conseil d’administration d’une composition professionnelle large, plurielle dans laquelle se retrouvent des représentants élus par tous les médias utilisateurs de ses prestations ». (2)
(1)-APS, Alger, le mercredi 21 octobre 2009
(2)-Ahmed Ancer, Encre rouge, le défi des journalistes algériens, Eds. El Watan, Alger, 2001, p. 107
Le directeur de l’Ecole supérieur du journalisme a donné une interview au site Afrk.com dans laquelle il revient sur le projet de création de cette école et les premiers soucis de gestion auxquels il fait déjà face. Si tout va bien, l’Ecole ouvrira ses portes avant la fin 2009.
Afrik.com : Quelle est la philosophie de votre programme ? Brahim Brahimi : Il s’agit d’un enseignement réellement professionnel, qui tient compte des réalités du secteur « utilisateurs ». Nous allons par exemple donner des cours de techniques rédactionnelles en arabe et en français. Ce qui est loin d’être évident. La décision d’enseigner en français nous a valu pratiquement des insultes de la part d’une certaine presse arabophone. La presse écrite algérienne compte 76 quotidiens, parmi lesquels 34 sont édités en langue française. Nous n’allons pas faire abstraction de cette réalité. En outre, nous allons organiser une journée d’étude, sous le thème « La formation au service des secteurs utilisateurs », où nous invitons les éditeurs et les syndicats de journalistes à donner leur avis sur le programme, et ce avant le début des cours. Un autre point fondamental pour nous, c’est que la formation doit épouser les tendances modernes du journalisme. Nous allons enseigner des spécialités comme le journalisme économique, qui est né aux Etats-Unis il y a à peine dix ans. Nous avons en Algérie une presse trop politique, qui se réveille le souvent à l’approche des échéances électorales sur fond de manœuvres politiciennes. Il faut changer cela, aller vers plus de professionnalisme, de spécialisation. Il faut surtout mettre fin au règne de l’esprit du parti unique et de la propagande, ce que l’unique chaîne de télévision algérienne n’a visiblement pas encore compris. Afrik.com : Comment votre programme s’articule-t-il avec le marché du travail ?
Afrik.com : Quelles sont les modalités d’accès, la capacité d’accueil de l’école ?
Afrik.com : Etes-vous satisfait de l’équipement ? Brahim Brahimi : Nous avons entre autres une médiathèque et des ordinateurs portables à notre disposition. Mais c’est l’aspect audiovisuel qui pose problème. Le seul matériel qui existe est celui de la Faculté des Sciences politiques et de l’Information. J’ai dit à plusieurs reprises qu’on ne pouvait pas faire du neuf avec du vieux. J’ai demandé à être autonome. L’institut des Sciences de l’information est géré de façon désastreuse, il y a des problèmes à tous les niveaux, le programme est archaïque. C’est l’université la plus sinistrée du pays. Afrik.com : Avez-vous mis en place une équipe d’enseignants ? Brahim Brahimi : Oui, des collègues compétents qu’on a souvent marginalisés. Surtout parce qu’ils sont francophones, parce qu’ils maîtrisent le français en plus de l’arabe. Afrik.com : Et s’agissant du budget ? Brahim Brahimi : Je ne pourrai vous dire grand chose à ce sujet, sauf qu’il y a des magouilles. Pour vous dire, je n’ai même pas encore reçu de tables. Je suis actuellement en train de me bagarrer pour avoir des chaises. Si d’ici le 2 novembre on ne me donne pas les moyens d’organiser mon concours, je ne sais pas si je pourrais continuer. Afrik.com : Vous avez tout de même bon espoir pour ce projet… Brahim Brahimi : J’ai plus de 30 ans de galère dans l’enseignement. Mon expérience m’a montré qu’il y a une minorité de jeunes à laquelle il faut s’intéresser en tant qu’enseignant. Même si parfois il nous arrive de ne plus croire en ce pays, je pense que cela vaut le coup de se bagarrer pour les jeunes. J’ai 60 ans. Je devais prendre ma retraite cette année, mais j’ai décidé de donner encore 2 années de ma vie pour ce projet. |
L’école de journalisme et des sciences de l’information compte deux départements. Le département de journalisme renferme quatre filières. Il s’agit du journalisme scientifique, destiné aux ingénieurs en sciences et techniques ; le journalisme social, ouvert aux licenciés en sciences sociales et juridiques ; le journalisme économique auquel pourront postuler les licenciés en sciences économiques et sociales ; et, enfin, le journalisme institutionnel et d’entreprise. Quant au département des Sciences de l’Information, il renferme deux filières : la gestion des médias et médias et sociétés.
La Fédération nationale des journalistes algériens (FNJA), affiliée à l’UGTA, dit avoir recensé quelque 83 journalistes de la presse nationale qui ne sont pas encore déclarés par leurs employeurs à la caisse de la sécurité sociale (CNAS). Une source dite proche du FNJA, citée par le quotidien le Temps d’Algérie (1), avance que ces 83 journalistes travaillent actuellement dans seize entreprises de presse écrite implantées surtout à Alger et à Oran. « Le recensement des journalistes non déclarés continue et la liste définitive sera transmise à l’inspection générale du travail », précise cette source. Le bilan rendu public est donc provisoire.
(1) Le Temps d’Algérie, jeudi 8 octobre 2009, p. 9