
Nom du blog :
chdjamel
Description du blog :
Comment être journaliste en Algérie à la lumière de ce qui se pratique dans la presse d'ailleurs.
Catégorie :
Blog Actualité
Date de création :
06.10.2007
Dernière mise à jour :
29.09.2018
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Derniers commentairesj'aimerais tellement pouvoir mettre la main sur les livres de brahim brahimi.
Par Anonyme, le 19.07.2025
samy...15 ans déjà...je pense souvent à toi. انا لله وانا اليه راجعون
Par Anonyme, le 06.04.2025
il y'a eu bcp d'erreur et de confusion. le fln a commis des bêtises dont le peuple ignorent....
Par Anonyme, le 30.08.2024
j ai travaillé avec vous et fait les meilleures b,d.
je suis intéressé de reprendre si besoin....
Par Anonyme, le 16.07.2024
je repense souvent à samy. comme ce soir il est présent dans mon esprit mais jamais il n'a quitté mon coeur.
Par Une amie, le 13.01.2024
Connu pour son esprit critique qui ne souffre pas de complaisance, Belkacem Mostefaoui, professeur et directeur de recherche à l’Ecole nationale supérieure de journalisme et des sciences de l’information (ENSISI), aborde de front l’actualité du jour : l’ouverture du champ audiovisuel, autrement dit de nouvelles chaînes de télévision appelées à terme à voir le jour en sus de télés «pirates» ou «offshore» qui émettent déjà de l’étranger pour le public algérien. Bien évidemment, il s’agit ainsi d’être en phase avec la libéralisation de l’économie. La loi en cours d’étude serait à un stade bien avancé, à en croire Mohamed Saïd, le ministre de la Communication. Dans cet esprit, la mise en place d’un organisme de régulation revêt une importance stratégique tant il déterminera pour les uns et les autres la règle du jeu quant au respect de l’éthique et de la déontologie, la transparence en matière de financement, c’est-à-dire les sources d’agent. Notre invité, s’il déplore le retard pris par l’Algérie en déphasage par rapport au «Temps mondial des médias», ne se départit pas moins d’un certain scepticisme compte tenu du risque induit par la cacophonie des chaînes TV au détriment de la liberté du citoyen. Pour lui, la pléthore de partis politiques et de titres de presse n’est pas le signe de la démocratie qui doit être scrupuleusement respectée comme l’exige l’Etat de droit.
Entretien réalisé par Brahim Taouchichet
Le Soir d’Algérie: Revendiquée depuis plusieurs années, l’ouverture du champ audiovisuel est remise au goût du jour avec la déclaration faite récemment par le ministre de la Communication. Pourquoi aujourd’hui ?
Belkacem Mostefaoui : Je ne fais pas partie des prescripteurs de l’agenda des décideurs de notre pays pour répondre avec pertinence à cette partie de la question «pourquoi aujourd’hui» ? Je veux dire, par contre, en tant que chercheur et citoyen que le retard accusé par l’Algérie dans le domaine des médias et de la communication est extrêmement grave pour ne pas dire désastreux. Deux catégories de signes des temps indiquent clairement que l’Algérie est en déphasage total par rapport à ce que nous pouvons appeler le «Temps mondial des médias». Celui-ci impose son rythme. La société algérienne s’est accrochée au rythme et aux nouvelles libertés induites par l’avènement de l’Internet, elle s’est accaparée, dans toutes les marges du possible des outils et des modalités de connexion qui la relient au monde. De leur côté, les décideurs du domaine marquent un attentisme, font freiner au maximum cette entrée de la société dans les nouvelles capacités de liberté de communication ouvertes par les nouveaux médias. Le retard précisément est en matière déjà de droit d’au moins 22 années : en 1990 a été promulguée la loi sur l’information, qui a mis fin au monopole de l’Etat sur les médias, y compris audiovisuels. Le décret d’état d’urgence de 1992 a mis fin à cette «récréation», tout en laissant faire dans des modalités d’ajustement subtiles ou vicieuses les conditions de la production de la presse privée depuis cette date.
Cela veut dire de nouvelles télés de droit privé et donc la fin de 50 ans de monopole de l’Etat ?
Revenons rapidement, je vous prie, sur le fond du déroulé de l’articulation de la société algérienne aux médias/monde, pour mieux répondre à votre question. Depuis les années 2000, ce ne sont pas seulement les fondements du monopole de l’Etat algérien sur les médias audiovisuels qui ont été déstructurés : les capacités endogènes du domaine se retrouvent dans un déficit grave face aux défis de l’avènement des nouveaux médias. Si dans le domaine industriel et des services il a été beaucoup question d’une nécessaire «mise à niveau» des entreprises algériennes par rapport aux normes en vigueur dans le monde développé, le gap accusé par le secteur public médiatique est autrement lancinant et complexe. Il n’y est pas seulement question de tonicité économique des opérateurs, de savoir-faire en management mais aussi de valeurs symboliques que les entreprises sont censées produire. La caractéristique la plus frappante actuellement de l’espace médiatique algérien est que le pouvoir d’Etat fait face à de nouvelles et démultipliées secousses de démonopolisation du pouvoir d’informer tel qu’il a été mis en vigueur durant le premier cinquantenaire d’indépendance. La société algérienne se retrouve déficitaire de toute expérimentation sérieuse de service public en le domaine. La pénétration toujours plus forte des médias/monde dans le pays, avec une panoplie de recettes de création «d’entreprises nationales», résolument happées par les standards de commercialité, n’augurent pas de possibilités réelles de mettre en œuvre des principes de service public. Pour tout dire, le premier cinquantenaire de l’indépendance de notre pays a fait asseoir un dispositif de monopole sur les médias audiovisuels qui a tout fait pour assécher le principe de liberté de communication des citoyens. Les nouvelles télés privées ne peuvent pas être des hirondelles qui nous produiront miraculeusement des printemps tout le temps, et surtout pas dès ces années à venir. C’est un peu plus compliqué avec les médias/monde du XXIe siècle : on peut ouvrir sur tous les territoires du globe des robinets qui déversent des «produits de divertissement» de pays dominants et leurs firmes transnationales ; il est autrement plus compliqué de produire des programmes de la société même en étant en phase avec son patrimoine. Quand l’argent existe, comme c’est le cas en Algérie, les producteurs et réalisateurs sérieux en sont interdits d’accès. Les bureaucrates au volant des commandes de programmes favorisent ce qu’ils appellent les «produits digest», politiquement, religieusement corrects. Insipides en fait. C’est ce cercle vicieux qui risque d’être mis en moteur des nouvelles radios et télés miroirs aux alouettes de l’avenir de l’Algérie. Mais bien sûr, les réalités sociales sont là aussi conflictuelles, et rien n’est déterminé, heureusement.
Est-ce à dire que n’importe qui peut prétendre au lancement de sa télé en toute propriété ?
La future loi sur l’audiovisuel et ses dispositifs réglementaires devraient codifier la procédure d’élaboration de cahiers de charges. Cinquante années d’indépendance ont «formaté» beaucoup d’esprits à ne penser qu’à l’«investissement de trabendo». Il faut s’attendre à un grand nombre de «nouveaux entrepreneurs en audiovisuel». Le domaine recèle de possibles gains d’argent et d’influence politique. Les expériences dans le monde, dont celle de Berlusconi en Italie, nous ont montré comment la télé commerciale est convoitée comme «danseuse sur table» d’enrichis, surtout trop vite. A travers les pays du monde à gouvernance démocratique, les instances de régulation de l’audiovisuel légalement installées, veillent sur le grain afin que les entrepreneurs respectent d’abord une règle cardinale : l’audiovisuel produit de la marchandise (essentiellement de la pub) mais aussi des valeurs symboliques, au principe même du développement humain de la nation.
Au moins 5 télés «pirates» existent déjà bien qu’elles émettent depuis l’étranger. Mieux, nos officiels s’y expriment officiellement ! Les légalistes sont totalement désarçonnés par cette réalité qui les interpelle malgré tout...
C’est, bien sûr, l’une des questions capitales, au sens de comprendre «comment ça se passe à l’algérienne» : comment le marché de l’informel va-t-il là aussi, peut-être, gangrener de produits médiatiques radio et TV, la société, parce que ses opérateurs peuvent avoir des appuis très forts dans le pouvoir d’Etat même. En même temps, soyons démocrates et dans le sens de l’évolution de l’Algérie. Il est sain que des initiatives se fassent, le tout est de réguler le champ des moyens de l’expression dans la sens de la liberté, et non pas la cacophonie, qui alimente en contrebande le populisme. Dans «l’explosion de la communication» survenue ces dernières années en Algérie de nouveaux diffuseurs seront probablement déterminants à court terme d’influence sur l’espace médiatique. Pour les besoins de la campagne électorale du scrutin des législatives du 10 mai 2012, des télévisions ont été lancées avec de très inégales capacités professionnelles. On retrouve au premier ressort de leur création une velléité d’influer sur la campagne électorale de cette première élection d’après ce que l’on a appelé «le printemps arabe». La loi sur l’audiovisuel n’étant pas promulguée en cette période, le monopole étant donc théoriquement en vigueur, les promoteurs de ces chaînes ont profité de deux atouts nouveaux : un laisser faire de la part des pouvoirs publics et une aubaine dans les conditions de transport du signal à très bon marché. Les consortiums satellitaires Nile Sat et Atlantic Bird, disposant de nombreux canaux vacants, ont permis à ces nouveaux entrepreneurs de diffuser leurs programmes, pour la plupart très artisanaux, voire indigents, de contenu de programmes et de qualité du signal. Deux entreprises de journaux privés arabophones (Echourouk et Ennahar), des propriétaires de boîtes de communication (Al Djazaïria) et des investisseurs apportant leur promotion directe à l’un des partis islamistes (Al Adala) ont pu ainsi être dans le premier lot des «télés offshore» ciblant l’Algérie. Elles ont suivi l’exemple d’El Maghribia, lancée de Londres par un Algérien disposant de fonds de pays du Golfe. De droit étranger, ces télés ont élu domicile pour la plupart en Grande-Bretagne (remarquablement permissive en matière de réglementation, notamment par rapport à la France) ou en Jordanie et au Liban. L’expérimentation faite par les nouveaux diffuseurs télévisuels durant les élections législatives (mai) et locales (novembre) 2012 est loin de convaincre d’un apport d’une plus value en termes de droit à l’information et à l’expression plurielle des opinions. Même si les Algériens ont pu suivre des feuilletons de «radios crochets», ils ont trouvé le moment d’exprimer leur ras-le-bol souvent sans retenue de ton et de mots. Ce qui est remarquable au premier plan, c’est que les pouvoirs publics ont adopté une position de «laisser-faire et laissez-passer». De jure, ces entreprises médiatiques n’ont pas de situation légale ; pour autant elles bénéficient d’accréditation auprès du ministère de la Communication.
On a à l’esprit les énormes enjeux politiques et économiques que renferme cette ouverture de l’audiovisuel quand bien même elle doit se faire «graduellement», comme l’affirme le ministre en charge du secteur...
Je ne peux répondre pertinemment à votre question sans observer un point capital : la nation algérienne a été sevrée, parmi d’autres, d’un droit universel durant ce premier cinquantaine d’indépendance, celui de disposer d’un service public de l’audiovisuel, d’où le risque immense, pour la société, d’être happée par un marché de l’offre de produits audiovisuels, comme disent les marchands, totalement débridés. Comme les autres télévisions étatiques du monde arabe, les programmes de l’ENTV n’ont pas respecté, depuis l’indépendance, les valeurs cardinales du service public audiovisuel. De fait, elles conjuguent cette caractéristique d’une réponse négative aux cinq questions essentielles des cahiers de charges universellement convenues en ce domaine :
1- Elles ne répondent pas aux besoins en information, éducation et distraction du public ; 2- ne s’adressent pas à un public tous azimuts y compris les minorités ethniques, linguistiques et religieuses ; 3- ne satisfont pas les attentes des enfants et de la jeunesse ; 4- ne promeuvent pas la production nationale ; 5- ne sont pas au service du public national aux heures de grande audience.
Parmi les questions de fond induites par ce que l’on appelle «l’ouverture», il est impératif de tenir compte de cette réalité. Aucune nation du monde développé n’a fait l’économie d’avoir un service public audiovisuel de qualité. La néolibérale Margaret Thatcher a dû, comme Premier ministre britannique, injecter les deniers indispensables aux activités de service public de la BBC. L’exécutif, y compris dans son arrogance la plus outrancière connue en le royaume, a été mis sous le respect de la loi et la régulation de l’audiovisuel.
C’est aussi le débat sur un organisme de régulation, le cadre dans lequel doivent s’insérer ces nouvelles télés et, partant, la redéfinition des rapports pouvoir politique-médias lourds sachant les reflexes acquis en matière de contrôle et de censure...
Les règles universelles sont claires en le domaine : la régulation se fait via une instance indépendante. L’indépendance est un objectif ambitieux, une ligne de haute tension qui nécessite le respect de paramètres dont, essentiellement, les mécanismes d’un Etat de droit. Du chemin reste à faire aux dirigeants algériens dans le respect de cette voie de bonne gouvernance. La régulation par une instance indépendante dicte d’abord que l’exécutif, quel qu’il soit, se retire du contrôle sur les médias. C’est le saut que nombre de gouvernants autoritaires dans le monde ne veulent pas opérer. Certains d’entre eux mettent en place une instance fantoche ; très vite, ses vices, de forme et de fond, apparaissent face aux épreuves imposées par les implacables réalités des médias audiovisuels et les défis, toujours renouvelés, de liberté de communication. Trois courts articles du titre IV de la loi de 2012 sont consacrés à l’autorité de régulation de l’audiovisuel cependant que le premier chapitre de ce titre réfère à «l’exercice de l’activité audiovisuelle». L’article 59 énonce, dès l’entame : «L’activité audiovisuelle est une mission de service public. Les modes de sujétion du service public sont définis par voie réglementaire. » L’article 61 série ainsi les acteurs légalement autorisés à investir dans le secteur : «L’activité audiovisuelle est exercée par : les institutions publiques, les entreprises et organismes du secteur public, les entreprises ou sociétés de droit algérien». Il est dévolu (article 64) à «l’autorité de régulation de l’audiovisuel, autorité indépendante jouissant de la personnalité morale et de l’autorité financière» d’attribuer l’autorisation afférente à la création de tout service d’activité audiovisuelle. L’article 63 qui stipule cette disposition précise : «Cette autorisation implique la conclusion d’une convention entre l’autorité de l’audiovisuel et le bénéficiaire de l’autorisation. Cet usage constitue un usage privatif du domaine public de l’Etat.» La loi organique reporte les dispositions de composante de l’autorité à la loi spécifique à l’audiovisuel. Aujourd’hui, après le séminaire des 1er et 2 décembre 2012, durant lequel j’ai donné une conférence, je ne veux être devin de ce qui en ressortira de plus. Les principales incertitudes demeurent en lame de fond : les ressorts aléatoires de garantie des piliers de l’Etat de droit et l’autonomie des pouvoirs fondamentaux : un pouvoir législatif et un pouvoir judiciaire autonomes, et un pouvoir exécutif respectueux des règles de l’alternance politique.
De nombreuses demandes d’agrément sont d’ores et déjà au niveau des services compétents du ministère ?
Il est bon en matière d’audiovisuel, et surtout de télévision, d’être circonspect sur les réalités des annonces de «lancement de nouvelles affaires». Il y a comme une frénésie chez certains de nouveaux parrains d’oligarchies, ou prétendus tels, à faire cocorico d’entrée dans le nouveau marché, porteurs de tant de gains, mais aussi miroir aux alouettes. Les dossiers déposés réellement, je ne suis pas renseigné dessus, et je ne pense pas qu’il y ait déjà registre pour cela : tout simplement parce que de jure les inscriptions ne sont pas ouvertes. Par contre, les attentes formidables de la société algérienne en matière de nouvelles radios et télés, j’en suis conscient. Et je pose d’ailleurs cette question : pourquoi tant de frénésie aux télés et pas à la radio, magnifique média de communication sociale et de proximité, et sans doute formidable vecteur de notre algérianité dans ses tréfonds les moins «cosmétisés »?
L’expérience dans la presse écrite (127 quotidiens à ce jour) peut-elle, à cet égard, servir de valeur d’exemple à suivre pour les télés ?
Dans les pays développés, les expériences servent à avancer, et les décideurs ont responsabilité d’en tenir compte. Le pouvoir d’Etat en Algérie tolère, voire alimente une pléthore d’entreprises éditrices de quotidiens. Ce qui n’est pas réellement signe de liberté d’information. Plus grave, c’est une source de cacophonie, en consonance avec celle produite par la pléthore de partis politiques. Nous venons d’observer le «souk» que cela a donné aux élections locales récentes. Se posent de nombreux problèmes bien sûr. L’un d’entre eux est dramatique : des dizaines d’éditeurs «activent» leurs boîtes sans le moindre respect des droits socioprofessionnels des journalistes. Mais aussi l’opacité de mouvements d’argent. Les risques sont démultipliés bien sûr dans les perspectives de «l’ouverture de l’audiovisuel». Risque d’entrisme : on ouvre pour les «copains et les coquins» et risque d’une opacité totale de blanchiment d’argent… et de pollution de l’espace public. Gardons à l’esprit que la télé-de normes qualitatives commercialement-a besoin de beaucoup d’argent aussi : ceux qui peuvent investir sans compter doivent escompter davantage et à terme de gains en matière d’influence politique sur la société, mais aussi de jouissance personnelle. On peut imaginer comment les préoccupations de liberté de communication, pour la société algérienne, sont en dehors de ce type d’agenda et de «coups» à réaliser.
Liberté, démocratie, progrès de la société : le risque de voir les nouvelles télés tomber sous la tutelle de pouvoirs politiques occultes et des forces de l’argent (argent sale aussi) est-il réel ?
Les principales incertitudes demeurent en lame de fond : les ressorts aléatoires de garantie des piliers de l’Etat de droit. Il s’agit de l’autonomie des pouvoirs fondamentaux : un pouvoir législatif d’Etat de droit, un pouvoir judiciaire autonome et un pouvoir exécutif respectueux des règles de l’alternance. L’une de nos questions actuelles de travaux de recherches, pour l’avenir de l’Algérie, est, avec les réseaux sociaux et un bouquet de télévisions et radios privées-tolérées en offshore, ou/et ayant constitution de société sur le territoire-, quels seront pour la société les dividendes de plus-value en termes de liberté de communication ? B. T.
Le Soir d’Algérie, lundi 17 décembre 2012